265 Bulletin Numismatique Juillet-Août 2026 Les fluctuations récentes du cours de l’or ont naturellement suscité de nombreuses réactions. Comme à chaque mouvement de marché, certains s’inquiètent, d’autres s’enthousiasment. Pourtant, lorsqu’il s’agit d’or physique, une réalité mérite d’être rappelée : l’or n’est pas une ligne sur un écran. Chaque jour, les marchés affichent des cours, des graphiques et des pourcentages de variation. Mais derrière ces chiffres se trouve un actif bien réel, détenu depuis des siècles par les particuliers, les institutions et les banques centrales. Dans notre métier, nous manipulons quotidiennement des monnaies anciennes qui ont traversé les époques, les crises et les changements de régime. Certaines ont plusieurs centaines d’années, d’autres plusieurs millénaires. Leur existence nous rappelle qu’au-delà des fluctuations du moment, certaines formes de valeur s’inscrivent dans la durée. L’or n’a jamais eu vocation à être un instrument de spéculation à court terme. Son rôle est ailleurs : constituer une réserve de valeur, diversifier un patrimoine et offrir une part d’actifs tangibles dans un monde toujours plus numérique. Son cours continuera de monter et de baisser, comme il l’a toujours fait. Mais réduire l’or à ses variations quotidiennes reviendrait à oublier ce qui fait sa singularité. L’or est avant tout un métal, un objet, une réalité physique que l’on peut détenir, transmettre et conserver. C’est précisément pour cette raison que, chez CGB, nous continuons à privilégier le conseil, l’accompagnement et la transparence auprès des collectionneurs et des investisseurs qui souhaitent détenir de l’or physique. Car derrière le cours du jour se trouve un actif patrimonial qui mérite d’être compris avant d’être acheté. L’or n’est pas une ligne sur un écran. Je reste à disposition pour un accompagnement personnalisé. Joël CORNU ADF - Laurent COMPAROT - Laurent SCHMITT - ADR - Philippe THÉRET - Arnaud CLAIRAND - Marie BRILLANT - Viviane BÉCLIN - Joël CORNU - HERITAGE - la Séna - The PORTABLE ANTIQUITIES SCHEME - Pauline BRILLANT - Ophélie LE DEZ - Olivier GUYONNET - Claude FRUGIER - Jacques VIGOUROUX - Ugo LECA - Yves BLOT - Maureen CHLOUS - Xavier BOURBON - Marc-Antoine Quignodon - Charlotte Rousset - Christian CHARLET - Claude FAYETTE 3 PANNEAU D’AFFICHAGE 4-6 DÉPOSER / VENDRE AVEC CGB NUMISMATIQUE PARIS 7 ACTUALITÉS DE LA SÉNA 8 LES BOURSES 9 LES ÉVÈNEMENTS NUMISMATIQUES AUXQUELS CGB NUMISMATIQUE PARTICIPE 10-11 LE COIN DU LIBRAIRE, BYZANTINE COINAGE OF LATIN EMPIRE 12 MONNAYAGE POUR CRISPUS : RARISSIMES NOMINA FL CL ET FL VA 13 MAGNENCE À TRÈVES ! 14-15 SOLIDI DE CONSTANS ET DE CONSTANCE II DE L’ATELIER DE TRÈVES ET LE TRÉSOR DU PORTUGAL 16-17 JULIA DOMNA ET VÉNUS 18 LIBIUS SÉVÉRUS CHEZ LES WISIGOTHS 19 ENCORE UN « PÉDIGRÉE » POUR FAUSTINE JEUNE 20-21 LES AMIS DES ROMAINES (ADR) : DEMANDEZ LE PROGRAMME ! 22-23 OCTODRACHME DE MACÉDOINE : C’EST DU LOURD ! 25 MONNAIES ROYALES INÉDITES 26 TRIENS BURGONDE OU BYZANTIN ET POURQUOI PAS LES DEUX ! 27 TRIENS MÉROVINGIEN ET INÉDIT ! 28-30 ADRIEN BLANCHET (8 MARS 1866 - 27 DÉCEMBRE 1957) 31-34 MA COLLECTION DE MONNAIES DE 10 CENTIMES DE NAPOLÉON III À LA TÊTE LAURÉE 35-37 UNE VARIANTE INÉDITE EN 5 FRANCS OR NAPOLÉON III 38-39 20 FRANCS OR 1832 W : QUAND LES CHIFFRES PARLENT ! 40 QUAND LA TROISIÈME RÉPUBLIQUE FRAPPE POUR LA CINQUIÈME RÉPUBLIQUE ! 42-43 PILLARD OU PILLART ? 44-45 APPEL À COMMUNICATION LES DAMES DE FER, DES LUMIÈRES À LA GRANDE-GUERRE EN EUROPE (1715-1918) 46 QUAND L’ARGENT DEVIENT DE L’OR POUR LA FRISE OCCIDENTALE 47 GEORGES II DE SAXE MEININGEN : AU THÉÂTRE CE SOIR ! 48 UN ATELIER CACHÉ DERRIÈRE UN TRAITÉ ! 49 UN DUCAT POUR LA SAXE ! 50 QUAND L’HISTOIRE RENCONTRE LA NUMISMATIQUE 51 ENCORE DE L’OR POUR CATHERINE II, TSARINE DE TOUTES LES RUSSIES ! 52-53 QUELQUES ASPECTS MULTISÉCULAIRES DES RELATIONS FRANCO-ALGÉRIENNES ÉVOQUÉES PAR UNE EXCEPTIONNELLE COLLECTION DE MÉDAILLES 54 QUAND LE MONNAYAGE DE SIDON INSPIRE CELUI DU LIBAN ! 55 ADIEU JEAN-CLAUDE - IN MEMORIAM JEAN-CLAUDE DEROCHE (1955-2026) 55 L’OR EST GRAVE 55 RETRAITE BIEN MÉRITÉE 56 NOS ÉDITIONS Pour recevoir par courriel le nouveau Bulletin Numismatique, inscrivez votre adresse électronique à : http://www.cgb.fr/bn/inscription_bn.html. Vous pouvez aussi demander à un ami de vous l’imprimer à partir d’internet. Tous les numéros précédents sont en ligne sur le site cgb.fr et peuvent être téléchargés à http://www.cgb.fr/bn/ancienbn.html. L’intégralité des informations et des images antérieures contenues dans les BN est strictement réservée et interdite de reproduction mais la duplication d’un BN dans sa totalité est possible et recommandée. SOMMAIRE ÉDITO CE BULLETIN A ÉTÉ RÉDIGÉ AVEC L’AIDE DE : Éditeur : cgb.fr ▪ 36 rue Vivienne 75002 Paris ▪ Directeur de la Publication : Joël CORNU Infographie : Emilie TEULIERE - Eric PRIGNAC • Hébergement : OVH ▪ 2 rue Kellermann 59100 Roubaix Ne peut être vendu ▪ ISSN : 1769-7034 ▪ Version pdf ▪ contact : presse@cgb.fr
Bulletin Numismatique n°265 3 PANNEAU D’AFFICHAGE LES VENTES À VENIR DE CGB.FR Cgb.fr propose désormais sur son site un agenda des toutes prochaines ventes. Grâce à cette nouvelle page, collectionneurs et professionnels pourront s'organiser à l'avance afin d'ajuster les dépôts aux différentes ventes prévues. Vous trouverez dans l'onglet LIVE AUCTION, deux agendas. Le premier destiné aux ventes MONNAIES, le second aux ventes BILLETS. http://www.cgb.fr/live_auctions.html Accès direct aux prochaines ventes MONNAIES: Accès direct aux prochaines ventes BILLETS : ESSENTIEL ! ! ! Sur chaque fiche des archives et de la boutique, vous trouvez la mention : Malgré le soin que nous y apportons, nous savons que sur 1 012 913 fiches, quelques erreurs et fautes de frappe se sont inévitablement glissées ici et là. Votre aide nous est précieuse pour les débusquer et les corriger. Alors n’hésitez pas à nous les signaler lorsque vous en apercevez une au fil de vos lectures. Votre contribution améliore la qualité du site, qui est aussi votre site. Tous les utilisateurs vous remercient par avance de votre participation ! Le Franc LES ESSAIS, LES ARCHIVES LOUIS-PHILIPPE (1830-1848) A commander sur Cgb.fr ou sur papier libre +9€ (forfait livraison) contact@cgb.fr - 36 rue Vivienne 75002 Paris
Bulletin Numismatique n°265 4 DÉPOSER / VENDRE AVEC CGB NUMISMATIQUE PARIS LES DIFFÉRENTS DÉPARTEMENTS NUMISMATIQUES Joël CORNU P.D.G de CGB Numismatique Paris j.cornu@cgb.fr Marie BRILLANT Département antiques marie@cgb.fr Viviane BÉCLIN Département antiques viviane@cgb.fr Alice JUILLARD Département médailles alice@cgb.fr Arnaud CLAIRAND Département royales françaises clairand@cgb.fr Ophélie LE DEZ Département royales françaises ophelie@cgb.fr Benoît BROCHET Département modernes françaises benoit@cgb.fr Laurent VOITEL Département modernes françaises laurent.voitel@cgb.fr Maureen CHLOUS Responsable de l’organisation des ventes. Département modernes françaises maureen@cgb.fr Pauline BRILLANT Département monnaies du monde et euros pauline@cgb.fr Laurent COMPAROT Département monnaies du monde et des anciennes colonies françaises laurent.comparot@cgb.fr Jean-Marc DESSAL Responsable du département billets jm.dessal@cgb.fr Fabienne RAMOS Département billets - Organisation des ventes et des catalogues à prix marqués fabienne@cgb.fr Eduard KOCHAROV Département billets eduard@cgb.fr C'est décidé, vous vendez ou vous vous séparez de votre collection ou de celle de votre grand-oncle ou arrièregrand-père ! L'équipe de spécialistes de CGB Numismatique Paris est à votre service pour vous accompagner et faciliter vos démarches. Installée rue Vivienne à Paris depuis 1988, l'équipe de CGB Numismatique Paris est spécialisée dans la vente des monnaies, médailles, jetons et billets de collection de toutes périodes historiques et zones géographiques. Deux solutions vous seront alors proposées par notre équipe : l'achat direct ou le dépôt-vente. Les cas des ensembles complets, trésors et découvertes fortuites sont, eux, traités à part. Concernant les trésors, consultez la section du site www.Cgb.fr qui y est consacrée : http://www.cgb.fr/tresors.html. PRISE DE RENDEZ-VOUS Vous souhaitez déposer/vendre des monnaies, médailles, jetons et billets ? Rien de plus simple. Il vous suffit de prendre contact avec l'un de nos numismates : • par courriel (contact@cgb.fr) en joignant si possible à votre envoi une liste non exhaustive de vos monnaies, médailles, jetons, billets ainsi que quelques photos/scans représentatifs de votre collection. • en prenant rendez-vous par téléphone au 01 40 26 42 97. Nous vous conseillons vivement de prendre rendez-vous avant de vous déplacer en notre comptoir Parisien (situé au 36 rue Vivienne dans le 2e arrondissement de Paris) avec le ou les numismates en charge de la période de votre collection. • en venant à notre rencontre lors des salons numismatiques auxquels les spécialistes de CGB Numismatique Paris participent. La liste complète de ces événements est disponible ici : http://www.cgb.fr/salons_numismatiques.html. Dans des cas très spécifiques, nous sommes susceptibles de nous déplacer directement auprès des particuliers ou professionnels afin d'effectuer l'inventaire de leur collection. DÉPÔT-VENTE CGB Numismatique Paris met à la disposition des personnes qui souhaiteraient déposer leurs monnaies, médailles, jetons et billets trois solutions de vente différentes : • à prix fixe sur les différentes boutiques en ligne du site www.cgb.fr avec possibilité d’intégration dans un catalogue papier de vente à prix marqués. Seuil minimum de valeur des monnaies, médailles, jetons et billets : 150 € par article. • en INTERNET AUCTION pour les monnaies, médailles, jetons et billets de valeur intermédiaire. Durée de la vente trois semaines, uniquement sur internet (www.cgb.fr), avec une clôture Live (ordres en direct le jour de la clôture de la vente à partir de 14h00). Valeur minimale des monnaies, médailles, jetons et billets mis en vente : 250 €. • en LIVE AUCTION. Vente sur internet (www.cgb.fr) avec support d’un catalogue papier, s’étalant sur quatre semaines et clôturant par une phase finale dynamique, la Live (ordres en direct le jour de la clôture de la vente à partir de 14h00). Vente réservée aux monnaies, médailles, jetons et billets estimés à 500 € minimum. Les monnaies, médailles, jetons font l'objet d'un catalogue spécifique, de même pour les billets de collection.
Bulletin Numismatique n°265 5 DÉPOSER / VENDRE AVEC CGB NUMISMATIQUE PARIS UNE GESTION PERSONNALISÉE ET SÉCURISÉE TRANSPARENCE ACCESSIBILITÉ SÉCURITÉ GARANTIE 100% FIABILITÉ 0FRAIS DEMANDÉS LORS DE LA MISE EN VENTE RÈGLEMENT PAR VIREMENT BANCAIRE UNE EXPOSITION OPTIMALE DES OBJETS MIS EN VENTE • Ventes (e-auctions hebdomadaires, Internet Auction et Live Auction) en ligne sur les plates-formes de vente internationales : Numisbids, Sixbid. • Valorisation de vos monnaies, médailles, jetons et billets sur notre site internet www.cgb.fr auprès de la communauté des collectionneurs via les mailing listes (newsletters) envoyées quotidiennement. • Accès à une clientèle de collectionneurs au niveau mondial : site Cgb.fr accessible en sept langues (français, anglais, allemand, espagnol, italien, russe et chinois), catalogues à prix marqués et ventes Live Auction traduits en anglais, présence de CGB Numismatique Paris lors des plus grands salons internationaux (Berlin, Kuala Lumpur, Hong Kong, Maastricht, Moscou, Munich, New York, Paris, Tokyo…). • Consultation des monnaies, billets, jetons et médailles disponibles sans limite de temps dans les archives de CGB Numismatique Paris et sur les sites de référencement de vente comme AcSearch. CGB ÉTAIT PRÉSENT À
Bulletin Numismatique n°265 6 DÉPOSER / VENDRE AVEC CGB NUMISMATIQUE PARIS CALENDRIER DES VENTES 2025-2026 VENTES INTERNET AUCTION ET LIVE AUCTION MONNAIES (Antiques, Féodales, Royales, Modernes françaises, Monde, Jetons, Médailles) Internet Auction juillet 2026 Date limite des dépôts : mardi 23 juin 2026 Date de clôture : mardi 21 juillet 2026 à partir de 14:00 (Paris) Internet Auction août 2026 Date limite des dépôts : mardi 28 juillet 2026 Date de clôture : mardi 25 août 2026 à partir de 14:00 (Paris) Live Auction septembre 2026 (avec support de catalogue papier) Date limite des dépôts : vendredi 17 juillet 2026 Date de clôture : mardi 22 septembre 2026 à partir de 14:00 (Paris) Internet Auction octobre 2026 Date limite des dépôts : mardi 22 septembre 2026 Date de clôture : jeudi 22 octobre 2026 à partir de 14:00 (Paris) VENTES INTERNET AUCTION ET LIVE AUCTION PAPIER-MONNAIE (Billets France, Monde, Anciennes Colonies françaises et Dom-Tom) Live Auction juillet 2026 (avec support de catalogue papier) Date limite des dépôts : vendredi 10 avril 2026 Date de clôture : mardi 07 juillet 2026 à partir de 14:00 (Paris) Internet Auction août 2026 Date limite des dépôts : lundi 13 juillet 2026 Date de clôture : mardi 11 août 2026 à partir de 14:00 (Paris) Internet Auction septembre 2026 Date limite des dépôts : mardi 11 août 2026 Date de clôture : mardi 08 septembre 2026 à partir de 14:00 (Paris) Live Auction octobre 2026 (avec support de catalogue papier) Date limite des dépôts : vendredi 24 juillet 2026 Date de clôture : mardi 06 octobre 2026 à partir de 14:00 (Paris)
Bulletin Numismatique n°265 7 ACTUALITÉS DE LA SÉNA VOTRE PATRIMOINE IVERSIFIEZ EN ACHETANT AUPRÈS DE 1. La SÉNA vous souhaite un excellent été ! Nos activités reprendront à la rentrée avec la conférence de Mme Caroline Girard, le mercredi 2 septembre à 18h30 à la Monnaie de Paris, 11 quai de Conti, 75006 Paris (salle de l’Or et visioconférence) : Médaillons de sculpteurs de Chinard à David d’Angers. Les visages de la Révolution française : iconographie, technique et diffusion Le médaillon sculpté, s’il peut être proche de la médaille frappée par ses contraintes de composition et son iconographie, s’en distingue par le processus créatif lui-même : l’artiste, formé au travail de la ronde-bosse et du relief, réalise de ses mains les modèles en terre ou en cire qui serviront à être reproduits dans différents matériaux. Il n’y a pas d’intermédiaire, dessinateur ou graveur, entre lui et son œuvre. La Révolution française va inciter les artistes à donner un visage et à entretenir la mémoire de ceux qui ont modifié pour toujours l’esprit de la Nation, tout en cherchant de nouvelles solutions de représentation, ou en adaptant ce qui jusque-là était réservé à une élite. Le Grand Homme entre dans les foyers les plus modestes faisant œuvre politique et sociale. Les techniques de multiplication de ces œuvres révèlent les besoins immédiats d’une époque en construction et les progrès techniques d’une société en mutation. Illustration : Théodore Brisson (actif dans la seconde moitié du XIXe siècle), Jean-Paul Marat, 1868. Bronze, diamètre : 23 cm. Sous la coupe de l’épaule : « MARAT / L’AMI DU PEUPLE ». À droite : « NE POUVANTS / LE CORROMPRE / ILS L’ONT ASSASSINE ». Signé et daté sur la tranche de l’épaule : « Brisson 1868 ». Collection Bernard et Élisabeth Roland, Aix-en-Provence. 2. Le RTSÉNA n° 12 est disponible : Du Trésor royal au salaire de la mine. Monnaies, monétaires et pouvoirs mérovingiens. Prix public port compris : 40 € France / 50 € hors France ; adhérents : 35 € / 45 €. 3. Une troisième journée d’études co-organisée par la SÉNA sur le thème L’armée et la monnaie se tiendra à la Monnaie de Paris le samedi 28 novembre 2026. Réservez la date ! 4. Présence de la SÉNA : • 41e Rencontres numismatiques d’Arles – Bourse aux monnaies du Club numismatique arlésien, le dimanche 3 septembre 2026, de 9h à 17h, Salle des fêtes, 2 boulevard des Lices 13200 ARLES. • 76e Salon Numismatique du SNENNP, le samedi 19 septembre 2026, de 9h15 à 16h, Réfectoire du Couvent des Cordeliers, 15 rue de l’École de Médecine 75006 PARIS.
Bulletin Numismatique n°265 8 LES BOURSES CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS JUILLET 1/4 Madrid (E) (N), Convention numismatique, Conférences numismatiques internationales, Hôtel Westin Palace (www.eventonumismatico.com) 9/11 Orlando (USA) (N) FUN Numismatic show 11/12 Straford-upon-Avon (GB) (C), Medaillion Congress (info : medaillioncongress14@gmail.com) 12 Birmingham (GB) ( N), Midland Coin Fair, National Motorcycle Museum, Bickenhill (10h-15h30, entrée : 3£) (info : https://www.coinfai31rs.co.uk/midland-coin-fair/) 17/18 York (GB) ( N+Ph) York stamp and Coin Fair (info : https://stampshows.net/york-stamp-coin-fair/) 25/26 Saint-Just-en-Chevalet (42) (N + tc), Les Trésors d’Urfé, 58e Bourse aux Monnaies Timbres et Cartes Postales (9h-18h) (info : 06 18 00 49 03, 06 47 10 90 27) 31 Dalton (USA) (N) 67e Annual Convention, Dalton Convention Center, 2211 Tony Ingle Pkwy (13h-18h) (info : www.brna.org) AOÛT 1/2 Dalton (USA) (N) 67e Annual Convention, Dalton Convention Center, 2211 Tony Ingle Pkwy (10h-18h & 16h) (info : www.brna.org) 9 Birmingham (GB) ( N), Midland Coin Fair, National Motorcycle Museum, Bickenhill (10h-15h30, entrée : 3£) (info : https://www.coinfai31rs.co.uk/midland-coin-fair/) 22/24 Nagoya (JP) The 9th Nogoya Coin Show, 6th floor of Winc Achai (info : https://www.wincaichi.jp/) 25/29 Pittsburgh (USA) (N), ANA World’s Fair of Money (info : www.money.org/worldsfairofmoney) 28/30 La Louvière (B) (N), NumisHainaut’26, Numismatic & Philatelic Show, exhibition and conferences, rue Arthur Delaby, (28-29 août : 9h-17h ; 30 août : 9h-15h) (info : comite.cnll@yahoo.com) 30 Tilburg (NL) (N), Bourse numismatique intmunteernationale de Tiblurg, Valk Hotel Tilburg, Dokter Bloemenlaan 8 (9h-15h) (info : muntenbeurs@gmail.com) 30 Wuppertal (D) (N), Bourse numismatique, Historische Stadthalle (9h-13h) (info : info@wuppertalmuenzenfreunde.de) Nous vous invitons à retrouver CGB lors de ces événements numismatiques Prenez rendez-vous dès à présent avec nous pour convenir d'un dépôt éventuel à l’adresse contact@cgb.fr Des événements indépendants de notre volonté ne nous ont pas permis d'inclure toutes les manifestations de cet été. Nous vous prions de nous excuser et nous vous donnons rendez-vous début septembre pour un nouveau calendrier plus musclé !
Bulletin Numismatique n°265 9 LES ÉVÈNEMENTS NUMISMATIQUES AUXQUELS CGB NUMISMATIQUE PARTICIPE 01 / 04 juillet 2026 Evento Numismatico Internacional - Madrid 2026 Madrid Espagne 22 / 24 août 2026 Nagoya Coin Show - Japan Nagoya Japon 18 / 20 septembre 2026 Dubaï Currency Fair 2026 Dubaï Émirats Arabes Unis 19 septembre 2026 76e Salon Numismatique du SNENNP - Paris Paris France métropolitaine 25 / 26 septembre 2026 53e salon Coinex de Londres (GB) Londres Royaume-Uni 14 / 17 janvier 2027 55e New York International Numismatic Convention New York États-Unis 01 / 03 mai 2027 38e Tokyo International Coin Convention (TICC) Tokyo Japon
Bulletin Numismatique n°265 10 Alberto D’Andrea, Luca Mezzaroba, Andrea Torno Ginnasi, Byzantine Coinage of Latin Empire, Nicaea, Epirus, Thessalonica and Trebizond, Edizioni D’Andrea, Bari, 2026, 532 p., 421 n°, illus. couleur. Code Lb 94 : 70€. Nous avons rendu compte plusieurs fois dans les colonnes du Bulletin Numismatique (BN) des différents volumes de cette très belle collection réservée au monnayage byzantin, bilingue (anglais et italien). Avec ce nouveau volume, les éditions d’Andrea de Bari (Italie) nous proposent un nouveau volume, entièrement réservé au monnayage byzantin un peu particulier, consacré aux monnayages extérieurs de l’Empire, issus de la chute de Constantinople, prise par les Croisés deux fois en 1203 et 1204, avec l’instauration d’un Empire Latin de Constantinople (1204-1261). Outre ce monnayage spécifique, les auteurs y ont joint les monnayages des empires de Nicée (1205-1261), de Thessalonique (1224-1244), du despotat d’Épire (1237-1271) et de Trébizonde (1204-1461). Cet ensemble qui peut sembler disparate devrait précéder un ultime volume réservé à la dynastie Paléologue (1261-1453) qui referme la couverture numismatique du monde byzantin. Nous attirons particulièrement le lecteur sur la qualité photographique des reproductions pour des monnayages souvent mal frappés et mal conservés dans la plupart des cas, qui en facilitera l’identification et l’attribution pas toujours évidentes. L’ouvrage s’ouvre sur la liste des contributeurs et de son comité scientifique (p. 3) suivi de la table des matières (p. 5), à marquer avec un post-it afin de la retrouver plus facilement. Une longue introduction traite de l’évolution des insignes pouvoirs perceptibles dans le monnayage byzantin entre les VIe et XIe siècles, donc en dehors du thème de l’ouvrage. Cependant ce chapitre introductif n’est pas inutile et permettra au lecteur, d’aborder et parfois de découvrir un aspect souvent méconnu du monnayage byzantin, considéré comme stéréotypé et d’un intérêt moindre pour l’iconographie que les autres monnayages antiques (grec, romain et provincial). Entre les pages 6 et 67, en anglais d’abord (p. 6-36) puis en italien (p. 37-67), avec les mêmes photos les auteurs illustrent et expliquent, les différentes évolutions stylistiques et iconographiques du monnayage byzantin jusqu’à Nicéphore III Botoniates (1078-1081), précédant la prise de pouvoir par Alexis Ier Comnène (1081-1118), soit pratiquement un siècle avant le début des événements du présent volume ! Le sujet de l’ouvrage débute à la page 68 avec l’Empire Latin d’Orient et s’ouvre sur un rappel historique des événements liés la quatrième Croisade et son détournement par les Vénitiens qui l’amènent devant les murailles de Constantinople, entraînent sa chute et son remplacement par un royaume latin (p. 68-72) en anglais et (p. 85-89) dans la langue de Dante. Les auteurs se penchent ensuite sur la situation monétaire de l’Empire Latin avec les deux ateliers principaux de cette entité : Constantinople (p. 72-83 en anglais et p. 89-99 en italien). Les auteurs entre Baudoin Ier (1204-1205) et Baudoin II (1239-1261) étudient les 53 types différents retenus de ce monnayage complexe à partir du volume IVb du Dumabarton Oak Museum (DOC), une de nos principales sources de documentation pour ce monnayage. Dans les mêmes conditions, les auteurs essaient de proposer une chronologie construite à partir des travaux les plus récents. Ils font le même travail pour l’atelier de Thessalonique (p. 83-84 en anglais et p. 99-101 en italien) pour les douze types concernés (54 à 65). Cet ordonnancement est ensuite repris dans le catalogue (p. 102-130) où chaque type est illustré par une ou plusieurs photos ou dessins quand les monnaies viennent à manquer. Un deuxième grand chapitre se poursuit avec l’Empire de Nicée entre Théodore Ier Lascaris (1205-1231) et Jean IV Lascaris (1258-1261) avant la réunion et la réunification à l’empire central des Paléologues (p. 131-239). Les auteurs suivent le même plan que dans le chapitre précédent avec une courte introduction historique générale (p. 131 anglais et 151 italien) suivie par une introduction plus large, pour chacun des cinq dirigeants de cet Empire (p. 132-154 anglais et 156-179 italien). Pour chacun des règnes, un point est réalisé sur les deux principaux ateliers, Nicée et Magnésie pour Théodore Ier Comnène Lascaris (1205-1221), Jean III Ducas (12211254), Théodore II Comnène Lascaris (1254-1258) et Jean IV Lascaris (1258-1261) associé à Michel VIII Ange Comnène Paléologue (1259-1261) qui finalement rentre à Constantinople en 1261 et réunifie les restes de l’Empire grec. Le catalogue de cette partie est important, très riche et bien illustré avec au total 111 entrées (n° 66-176) de catalogue pour les deux ateliers (p. 181-239). Un troisième chapitre s’ouvre avec l’étude du monnayage du despotat d’Épire (p. 250-269) qui débute encore une fois sur une courte introduction historique, suivie du monnayage des quatre despotes d’Ėpire qui se sont succédé entre Michel Ier LE COIN DU LIBRAIRE, BYZANTINE COINAGE OF LATIN EMPIRE
Bulletin Numismatique n°265 11 Comnène (1204-1215) et Michel II Comnène Ducas (12361266/1268) avec un catalogue qui ne comprend que dix-huit entrées (n° 177-194). La quatrième partie du livre est réservée à l’Empire de Thessalonique entre Théodore Ier Comnène Ducas (1224-1230) qui est aussi despote d’Épire et prend fin avec Jean IV et Michel VIII, tous les deux empereurs de Nicée et le second comme restaurateur de l’Empire Byzantin (p. 270-371). Les auteurs poursuivent leur développement en respectant les mêmes règles que pour les parties précédentes, à savoir une courte introduction historique (p. 271 anglais et 293 italien) suivie des résumés de chacun des huit empereurs qui ont régné sur cette région (p. 271-292 anglais et 294-314 italien) avant d’aborder le catalogue avec 113 entrées (n° 195-307) une fois de plus richement illustré. Le livre se referme sur une cinquième partie qui traite de l’Empire de Trébizonde (Trapézonte) qui est très importante avec vingt-et-un souverains entre Alexis Ier Comnène (12041222) et David Comnène (1459-1461) dernier souverain chrétien d’Asie Mineure (p. 372-505) qui débute par l’introduction historique (p. 372-373 anglais et 412-413 italien). Le déroulé des souverains qui ont régné sur cette partie de l’Empire débute p. 374 en anglais pour se terminer à la page 411, suivi de la version italienne (p. 412-451), complétée par quelques émissions anonymes et incertaines. Le catalogue avec 114 numéros (n° 308-421) clôt le sujet. Une bibliographie fournie (p. 506-511) enrichit le livre et précède l’index des illustrations (p. 512-531) qui contient pas moins de 900 illustrations de monnaies pour un catalogue de 421 numéros. Il ne manque plus qu’un volume pour que la série soit complète. L’ensemble de ces ouvrages vont vite devenir indispensables et méritent toute votre attention. Nous vous conseillons de les acquérir rapidement avant qu’ils ne soient épuisés. Laurent COMPAROT & Laurent SCHMITT LE COIN DU LIBRAIRE, BYZANTINE COINAGE OF LATIN EMPIRE Lb 76 : 60€ Lb 84 : 70€ Lb 80 : 70€ Lb 87 : 70€ Lb 61 : 60€ Lb 62 : 60€ Lb 75 : 60€ Lb 45 : 60€ Lb 47 : 60€ Lb 46 : 60€
Bulletin Numismatique n°265 12 Le nom officiel du césar Gaius Flavius Julius Crispus repris sur la quasi-totalité du monnayage émis pour lui était FLAVIVS IVLIVS CRISPVS, généralement abrégé en FL IVL CRISPVS, IVL CRISPVS ou CRISPVS. Toutefois, ce prince est aussi connu sous les nomina Flavius Claudius et Flavius Valerius *. Ces variantes reflètent les flottements onomastiques caractéristiques du début du IVe siècle. Claudius lui vient probablement de la prétention de Constantin d’appartenir à la gens de Claude II : l’Historia Augusta dit que « les empereurs Claudius II et Quintillus avaient un frère nommé Crispus, dont la fille Claudia épousa Eutropius et fut la mère de Constantius Chlorus ». La plupart des historiens considèrent toutefois que cette généalogie fut fabriquée par Constantin pour légitimer la noblesse de ses origines et sa légitimité à régner. Constantin II, demi-frère de Crispus, portera aussi ce nomen. Valerius était un nomen porté par plusieurs membres de la tétrarchie dont Constance Chlore, père de Constantin. Il sera repris pour Constance II. Au sein du monnayage pour Crispus, de rarissimes nummi témoignent de ces variantes de nomina : - A Trèves, les RIC 138 et 139 présentent la titulature FL(AVIVS) CL(AVDIVS) CRISPVS. RIC 138 ** https://wildwinds.com/coins/ric/crispus/_trier_RIC_VII_138.jpg RIC 139, ex Leu Numismatik web auction 10 lot 1700, coll. de l’auteur L’exemplaire inédit ci-dessous présente le droit de l’émission PRINCIPI IVVENTVTIS de 317 (RIC 139) et le revers de l’émission CLARITAS REIPVBLICAE de 316 (RIC 124) : RIC -, hybride ? https://www.nummus-bible-database.com/monnaie-20512.htm - A Nicomédie, le RIC 25 propose la titulature FL VN CRISPVS NO CAS. Cette abréviation VN nous semble suspecte, car on devrait écrire VA. Nous n’avons trouvé aucune trace de cette référence dans les images d’archives internet. En revanche, un nummus présentant la légende plus logique FL VA CRISPVS NO CAS est apparu en vente publique. Le H et le N peuvent aisément être confondus sur un exemplaire de médiocre état de conservation : il nous semble donc qu’il conviendrait de corriger le RIC sur ce point. RIC 25corr, vente Savoca MLA n°5, lot 1095 https://www.acsearch.info/search.html?id=6843421 Les quatre monnaies présentées dans cet article sont les seuls exemplaires de leur type que nous ayons pu identifier en archives web, ce qui montre leur degré de rareté. Il est probable que leurs coins de droit furent uniques. Olivier GUYONNET * Hans A. Pohlsander, De Imperatoribus Romanis, Ed. Taylor & Francis Inc., 2004. Voir aussi Otto Seek, article « Crispus » dans la Paulys Realencyclopädia der classischen Altertumwissenschaft (RE IV.2, 1901), ainsi que Jones, Martindale, Morris, The Prosopography of the Later Roman Empire, volume I (Cambridge, 1971). ** Contribution dans wildwinds.com de « Carolus Rex » du forum muntenbodemvondsten.nl MONNAYAGE POUR CRISPUS : RARISSIMES NOMINA FL CL ET FL VA
Bulletin Numismatique n°265 13 Si Magnence a été élevé à la pourpre à Autun le 18 janvier 350 (KT, p. 305), son atelier principal au début de son règne se situe plus à Trèves qu’à Lyon au regard de l’importante première émission de solidi, accompagnée de très rares multiples d’or, frappés dans un laps de temps très court, correspondant à la première phase du monnayage mise en lumière par Pierre Bastien (18 janvier – 27 février 350). Constans s’enfuit, mais est rattrapé à Helena (Elne, Pyrénées Orientales, 66) où il est assassiné. Très rapidement, Magence s’empare de l’Italie et de l’Afrique. Mais un coup d’arrêt lui est porté par la prise de pourpre de Vétranion le 1er mars à Mursa et de Népotien à Rome, le 3 juin 350. Cependant, Constance II est occupé sur le limes oriental, par le siège de Nisibe. Le contexte de ce début de l’année 350 est complexe et mouvementé MAGNENCE (18 janvier 350 – 10 août 353) Flavius Magnus Magnentius Magnence est proclamé le 18 janvier 350 grâce à sa rapidité et à une activité diplomatique importante qui lui permettent de s’emparer de la Bretagne, de la Gaule, de l’Italie et d’une partie des Balkans. Cependant, il ne parvient pas à se faire reconnaître de Constance II. Magnence essuie une sévère défaite à Mursa en septembre 351. Contraint de battre en retraite, il perd l’Italie l’année suivante avant de voir la Gaule envahie par les généraux de Constance. Battu au Mont Séleucus près de Gap, il se suicide à Lyon le 10 août 353. Solidus, Trèves, 18 janvier – 27 février 350, 1re émission, 1re phase (Or, 4,52 g, 22 mm, 6 h) Taille 1/72 L., 4 scrupules, poids théorique : 4,51 g, 98 % or, 24 argentei A/ IM CAE MAGN-ENTIVS AVG « Imperator Cæsar Magnentius Augustus », (L’empereur césar Magnence auguste). Buste tête nue, drapé et cuirassé de Magnence à droite, vu de trois quarts en avant (A°). R/ VICTORIA’ AVG LIB’ ROMANOR -|-// TR « Victoria Augusti Libertas Romanorum », (La Victoire de l’auguste liberté des Romains). Deux Victoires debout face à face tenant à deux un trophée avec hampe. C VIII/ 46 (35F. or) - RIC VIII/ 247 var. - Bastien Magnence 7 var., pl. I (5 ex.) - Depeyrot Moneta 5/ 8.1 – RCV 5/ 18736 (4000$) P. Bastien, Monnaie et Donativa au Bas-Empire, NR XVII, Wetteren, 1988, p. 87 Monnaie centrée des deux côtés. Très beau buste. Monnaie quasi SUP mais plusieurs marques de coups sur la tranche et sur la monnaie. Toutefois, celle-ci reste très jolie et agréable en main. Patine de collection. Très rare. TTB+ 2 000€/ 4 000€ Légende partiellement ponctuée au revers. Variante du Bastien 7, mais sans séparation après AVG. Semble inédit et non recensé avec cette variante de légende. Émission de Donativum. Les ptéryges sont cloutées sous le paludamentum avec une fibule d’attache sur l’épaule. Légende de droit inhabituelle caractéristique des deux premières phases (350). Semble de la plus grande rareté. Nous avons quatre variantes de légendes de revers en fonction de la ponctuation. Pour la première phase, nous avons au total 22 solidi dont 7 de notre type avec de petits losanges séparatifs, mais notre arrangement n’était pas connu de Pierre Bastien et n’avait pas été relevé dans MONNAIES 53. Le portrait est très particulier, presque juvénile. Il est très proche de l’exemplaire du Cabinet des médailles de la BnF (n° 1827), B. 5, pl. I. Cette émission doit correspondre au donativum qui accompagne l’élévation de Magnence à partir du 18 janvier 350. Outre le solidus, elle comprend aussi des multiples de 1,5 (Bastien 1983, n° 1, pl. I) et 1,25 solidi (Bastien1983, n° 2, pl. I), qui correspondent à des « festaurei » pesant respectivement 6,61 g pour le premier et 5,68 g pour le second. Pour les solidi, nous avons une unique légende de revers avec deux marques TRP (B. 3) et TR (B. 4 à 7). Seule la ponctuation ou l’absence de ponctuation permet de différencier les variantes. Le portrait de Magnence n’est pas encore ressemblant. Il est mince, l’imago est différente. Dès la deuxième phase, le portrait est beaucoup plus proche des autres types connus (B. 12 à 17). D’après G. Depeyrot, cette première émission de donativum semble avoir été beaucoup plus importante qu’indiquée par P. Bastien (176 ex., cf. Moneta 40, p. 16-17). Mais ce dernier ne distingue pas les différents types de ponctuation. Cet exemplaire provient de MONNAIES 53, 2012, n° 571 (photo de couverture, revers) (adjugé 2 800€ + frais). Marie BRILLANT & Laurent SCHMITT MAGNENCE À TRÈVES !
Bulletin Numismatique n°265 14 Dans la Live Auction du 22 septembre 2026, deux solidi de deux des fils de Constantin Ier, Constans le plus jeune et Constance II son frère, le deuxième de la fratrie, issus du mariage avec Fausta, ont retenu notre attention. Ces deux solidi sont tous les deux pour l’atelier de Trèves. Liés à des donativa (anniversaires de règne), frappés dans la même fourchette chronologique bien que commémorant des événements différents, ils présentent des similitudes indéniables. De très nombreux exemplaires de ces types proviennent du trésor du Portugal qui aurait pu contenir plus de 1.350 solidi dont le terminus post quem (TPQ) est compris dans la période 337-350. Récemment le lieu de trouvaille « Portugal » a été remis en cause par J.-C. Richard qui pense plutôt à une découverte dans le département de Pyrénées-Orientales (cf. Jean-Claude Richard, Le trésor dit « du Portugal » (349-350 après J.-C.) : Portugal ou France, département des PyrénéesOrientales ?, BSFN 2003, p. 57-69). Le trésor aurait été enfoui vers 349-350, peut-être suite à un évènement lié à la fuite de Constans depuis Autun qui fut finalement assassiné au pied des Pyrénées à Helena par Gaiso. Le trésor aurait été découvert au début des années 1960 et aurait fait l’objet d’une recension dès 1961 par le Dr. Bastien. D’après J. P. C. Kent (RIC), le trésor aurait été composé de 1 360 solidi dont 1 250 pour la période comprise entre 340 et 350. Le même ouvrage (RIC) fournit l’inventaire précis de 889 solidi. D’après cet inventaire, le trésor aurait contenu 161 solidi de l’atelier de Siscia, le troisième en nombre après ceux de Trèves (433 pièces) et Aquilée (166 pièces), avant ceux de Thessalonique (126 pièces) et d’Héraclée (3 pièces), Constantinople et Antioche. D’après les recherches de J.-C. Richard et une liste de P. Strauss, le trésor pourrait avoir été plus important et n’a pas encore livré tous ses secrets près de soixante-dix ans après sa découverte. CONSTANS (25 décembre 333 – 18 janvier 350) Flavius Julius Constans AUGUSTE (9 septembre 337 – 18 janvier 350) Constans naît en 320 et reçoit le titre de césar le 25 décembre 333. Fait auguste après le 9 septembre 337 avec ses deux autres frères, Constantin II et Constance II, il ne tarde pas à se fâcher avec son frère aîné, qui périt en avril 340. Après la mort de son frère, Constans récupère l’héritage de Constantin II et en obtient la charge de l’Occident. La maiorina frappée à l’occasion du 1100e anniversaire de Rome en 348, rappelle par sa légende de revers « le Retour des Temps Heureux ». Constans est assassiné au début de l’année 350. Solidus, Trèves, 342/343, decennalia (dixième anniversaire de règne, vota soluta le 25 décembre 342) (Or, 4,60 g, 22 mm, 6 h) taille 1/72 L., 4 scrupules, poids théorique : 4,51 g, 98% d’or, 24 argentei A/ CONSTANS – AVGVSTVS « Constans Augustus », (Constans auguste). Buste diadémé, drapé et cuirassé de Constance II à droite, vu de trois quarts en avant (A’a) ; diadème perlé. R/ VICTORIAE DD NN AVGG/ VOT/ X/ MVLT/ XX// TR « Victoria Dominorum Nostrorum Augustorum// Votis decennalibus Multis vicennalibus », (La Victoire de nos seigneurs augustes/ Vœux pour le dixième anniversaire de règne et plus pour le vingtième à venir). Deux victoires debout face à face, tenant ensemble un bouclier sur lequel est inscrite une légende en quatre lignes. C VII/ 171 (40F. or) - RIC VIII/ 135 – Depeyrot Moneta 5/ 6.3 – RCV V/ 18424 (1400$) P. Bastien, Monnaie et Donativa au Bas-Empire, NR XVII, Wetteren, 1988, p. 85 a et note 3 Magnifique monnaie sur un flan idéalement centré des deux côtés. Buste de toute beauté ainsi qu’un revers finement détaillé. Patine de collection Très rare. SPL 1 500€/ 2 800€ Rubans bifide de type 3 aux extrémités bouletées. Fibule ronde gemmée. Épaulière ornée de clous avec des ptéryges fines. Dans le trésor du Portugal, il y avait 292 solidi de Constans avec ce type de revers. SOLIDI DE CONSTANS ET DE CONSTANCE II DE L’ATELIER DE TRÈVES ET LE TRÉSOR DU PORTUGAL
Bulletin Numismatique n°265 15 CONSTANCE II (8 novembre 324 – 3 novembre 361) Flavius Julius Valerius Constantius AUGUSTE (9 septembre 337 – 3 novembre 361) Constance II naît le 7 août 318 à Sirmium. Il est élevé au césarat le 8 novembre 324 à l’âge de six ans. Il régnera 37 ans, l’un des plus longs règnes du IVe siècle. Après avoir écrasé la révolte de Magnence, il est seul auguste avec un césar, Constance Galle, qu’il fait exécuter en 354. Le 6 novembre 355, il élève son cousin Julien au titre de césar. Il se rend à Rome en 357, puis à Sirmium, dont il fait sa capitale. Face au danger sassanide, il quitte cette région en 359 et s’installe à Antioche. Julien est proclamé auguste en février 360. Constance meurt le 3 novembre 361, laissant Julien à la tête de l’Empire. Solidus, Trèves, 343/344, vicennalia (vingtième anniversaire de règne, vota soluta le 8 novembre 343) (Or, 4,40 g, 21,50 mm, 6 h) Taille 1/72 L., 4 scrupules, poids théorique 4,51 g, 98 % or, 24 argentei A/ CONSTANTI-VS AVGVSTVS « Constantius Augustus », (Constance Auguste). Buste diadémé, drapé et cuirassé de Constance II auguste à droite, vu de trois quarts en avant (A’a) ; diadème perlé. R/ VICTORIAE DD NN AVGG/ VOT/ XX/ MVLT/ XXX// TR « Victoriæ Dominorum Nostrorum Augustorum// Votis vicennalibus Votis tricennalibus », (À la Victoire de nos seigneurs augustes/ Vœux pour le vingtième anniversaire de règne et plus pour le trentième à venir). Deux victoires debout face à face, tenant ensemble un bouclier sur le quel est inscrite une légende en quatre lignes. C VII/ 280 (25F. or) - RIC VIII/ 132 (R2) – Depeyrot Moneta 5/ 6.1 (59 ex.) – RCV 5/ 17803 (1100$) P. Bastien, Monnaie et Donativa au Bas-Empire, NR XVII, Wetteren, 1988, p. 85 a et note 3 Superbe monnaie sur un flan idéalement centré des deux côtés. Magnifique buste, finement détaillé. Très joli revers avec un léger tréflage. Patine de collection. Très rare. SPL 1 500€/ 3 000€ Exemplaire sans cabochon sur le front. Rubans bifide de type 3 aux extrémités bouletées. Les Ptéryges ne sont pas identifiables sur cet exemplaire. Épaulière ornée de clous. Dans le trésor du Portugal, il y avait 59 solidi de Constance II avec ce type de revers. Pour ces deux solidi, le contexte historique est important et permet de mieux dater ces pièces. G. Depeyrot, Moneta 5, p. 108 en place la fabrication en 345. Ces deux solidi semblent bien appartenir à la même émission et se retrouvent en grand nombre dans le trésor du Portugal, plus de 21 % du total pour Constans et près de 4,5 % pour Constance II. Les éléments importants à noter sont que Constans a revêtu son deuxième consulat en janvier 342 et le partage avec Constance II qui prend son troisième consulat. Constans est devenu César le 25 décembre 333, il fête donc ses decennalia/ vota soluta à compter du 25 décembre 342 et les vota suscpeta (accomplis) le 25 décembre de l’année suivante. Quant à Constance II, devenu César le 8 novembre 324, après la défaite de Licinius Ier, il fête ses vicennalia le 8 novembre 343 et ses vota soluta le 8 novembre 344. L’émission de ces solidi ne peut donc intervenir qu’entre la fin de l’année 343 et l’année 344 comme le faisait remarquer le Dr. Bastien dans Monnaie et Donativa au Bas-Empire (p. 108 et note 3). Vous avez ainsi, cher lecteur, l’occasion d’acquérir en une seule fois, deux solidi de le dynastie Constantinienne, frappés au même moment dans le même atelier ! Marie BRILLANT & Laurent SCHMITT Réf. lr80- 65€ SOLIDI DE CONSTANS ET DE CONSTANCE II DE L’ATELIER DE TRÈVES ET LE TRÉSOR DU PORTUGAL
Bulletin Numismatique n°265 16 Ce type de revers fait jour à la fin de la République avec Octave, avant la bataille d’Actium (RCV 1/ 1547), puis sous les Flaviens avec Titus (RCV I/ 2489) et sa fille, Julia Titi (RCV I/ 2611), sans oublier Domitia, l’épouse de Domitien sur les cistophores d’Éphèse (RCV 1/ 2903). Avec Julia Domna, ce type fait sa réapparition. Mais si au départ, Vénus tenait un casque et une javeline, progressivement, le casque est remplacé par la pomme et la lance par la palme. Bien que ce type ne soit pas référencé par Hill, The Monument of Ancient Rome as Coin Types, Seaby, London, 1989, ce dernier l’interdit pas d’imaginer que ce type était au départ une statue qui aurait pu prendre place dans l’un des nombreux temples consacrés à la déesse de l’Amour (cf. p. 15). Pompée lui avait consacré un temple sur le Champ de Mars dès 55 avant J.-C. De la même manière, Jules César se prétendait le descendant de la déesse par sa filiation avec Énée, fils de la déesse et de son père, le mortel Anchise. Après la bataille de Pharsale en 48 avant J.-C., où il a vaincu son compétiteur malheureux, Pompée, Jules César dédicace en 46 avant J.-C. un temple à la Vénus « Genetrix ». Le fait, que sur l’aureus de Julia Domna, la déesse soit représentée, tenant une pomme et une palme rappelle le mythe qui est à l’origine de la guerre de Troie. En effet les trois principales déesses, Héra (Junon), Athéna et Aphrodite (Vénus) étaient en compétition dans l’Olympe afin de savoir qui était la plus belle. Il fut décidé que c’est Paris, le fils de Priam, le frère d’Hector et d’Énée qui devrait les départager. Paris, porta son choix sur Aphrodite (Vénus) qui lui promit en retour l’amour d’Hélène. Le prix de cette victoire était une pomme d’or. Le revers prend ainsi toute sa signification. Outre l’identification de l’Augusta avec Vénus, celle-ci rappelle son lien avec son époux Septime Sévère. En effet après son veuvage de sa première épouse, l’empereur qui était superstitieux, se remaria avec la princesse syrienne car on lui avait prédit un destin exceptionnel si il épousait Julia Domna. Ce revers fait son apparition au moment où Julia Domna reçoit le titre d’Augusta, plutôt qu’au début du règne en 193 (juin, KT, p. 152). Le fait que la légende au revers soit au datif (dédié à la Vénus Victorieuse) n’est pas anodin. C’est peut-être aussi un clin d’œil aux premières victoires de son époux sur Pescennius Niger qu’il affronte alors en Asie Mineure. JULIA DOMNA (+ 217) femme de Septime Sévère, mère de Caracalla et de Géta, sœur de Julia Maésa, tante de Julia Soémias et de Julia Mamée, grande-tante d’Élagabal et de Sévère Alexandre Julia Domna AUGUSTA (194-217) Julia Domna est originaire d’Émèse en Syrie et fille du grand prêtre du Baal d’Émèse. Septime Sévère l’épouse vers 180. Elle lui donne deux fils, Caracalla, né à Lyon en 188, et Géta, né en 189. Elle est proclamée Augusta en 194, accompagne l’Empereur dans ses déplacements et reçoit donc le titre de « Mère des camps ». Pendant l’expédition de Bretagne, elle est régente à Rome. Après la mort de Septime Sévère, elle reçoit de nouveaux honneurs, Mère du Sénat et Mère de la Patrie, ainsi que les titres de Pia Felix (pieuse et heureuse). En 212, Géta est assassiné par son frère dans les bras de Domna. Pendant les expéditions germaniques et parthiques de Caracalla, Domna reste à Rome. Après la mort de son fils, elle est exilée par Macrin et meurt peu après. Aureus, Rome, 194, 4e émission (Or, 7,35 g, 20,50 mm, 12 h) taille 1/45 L., 6,5 scrupules, poids théorique : 7,22 g, 98 % d’or, 25 deniers ou 100 sesterces A/ IVLIA DOMNA AVG « Julia Domna Augusta », (Julia Domna Augusta). Buste drapé de Julia Domna à droite, la chevelure en tresses ramenées derrière la tête (L). JULIA DOMNA ET VÉNUS
Bulletin Numismatique n°265 17 R/ VENER-I V-ICTR « Veneri Victrici », (À Vénus Victorieuse). Vénus debout à droite, vue de trois quarts en arrière, nue jusqu’à la taille, une partie de son vêtement posée sur une colonne placée derrière elle sur laquelle elle prend appui, tenant une pomme de la main droite tendue et une palme de la main gauche. C IV/ 193 (200F. or) - RIC IV. 1/ 536 - BMC/ RE IV/ 47 – H2/ 100 – RCV 2/ 6567 (5500$)- Calico 2641 Superbe monnaie sur un flan idéalement centré des deux côtés. Magnifique buste de Julia Domna, bien venu à la frappe. Joli revers de style fin. De légères marques sur la tranche. Patine de collection. Très rare. SPL/ SUP 6 000€/ 10 000€ Lors de la quatrième émission, les premières monnaies au nom de Julia Domna sont émises, peu après sa nomination au titre d’Augusta. Désormais, Julia Domna, l’épouse de Septime Sévère, va prendre une place prépondérante dans le monnayage de Septime Sévère. La nomination de Julia Domna au titre d’Augusta est une première étape vers la création de la dynastie sévérienne. Julia Domna était une femme très brillante. On peut tout à fait dire que c’est elle la fondatrice de la dynastie sévérienne. Elle prit les décisions les plus importantes sous le règne de son mari comme sous celui de ses fils. Elle assura souvent l’interim en particulier sous Caracalla, quand ce dernier était loin de Rome. Elle fut la première femme à pouvoir rentrer dans la Curie du Sénat. Peu après la mort de Caracalla, elle mourut elle-aussi. Pourtant la dynastie sévérienne va perdurer après le bref règne de Macrin : sa soeur Julia Maesa va placer au pouvoir son petit-fils Élagabal, puis Alexandre Sévère. Sous ces deux derniers princes sévériens, ce sont là encore leur mère ou Maesa elle-même qui vont diriger l’Empire. Le véritable lien entre tous les princes de la dynastie sévérienne est Julia Domna, la fille de Julius Bassanius, le grand prêtre du Baal d’Émèse. Les qualificatifs que porte Vénus sont très variés : la déesse de l’amour est tantôt Genetrix (qui donne naissance), tantôt Victrix (qui donne la victoire), et tantôt Felix (heureuse). Ce revers est utilisé tout au long du règne de son mari, puis de son fils, Caracalla. C’est la première fois que nous proposons ce type à la vente. Il est toujours rare pour le monnayage d’or alors qu’il est courant aussi bien pour le monnayage d’argent (denarius) que le monnayage de bronze (sestertius et divisionnaires) tout au long du règne de Septime Sévère (193-211), puis de son fils, Caracalla (211-217) sans oublier la présence de la déesse sur la nouvelle dénomination, l’antoninianus, à partir de 215. Ne manquez donc pas d’examiner cet aureus et de l’acquérir. Marie BRILLANT & Laurent SCHMITT JULIA DOMNA ET VÉNUS ROMAN COINS AND THEIR VALUES, THE MILLENIUM EDITION, VOLUME II ADOPTIVE EMPERORS TO SEVERANS (96 - 235 AD) SEAR DAVID R. LR46 98€
Bulletin Numismatique n°265 18 Notre solidus, ayant appartenu à un numismate célèbre, Adrien Blanchet, revêt d’autant plus d’importance que ce dernier a sélectionné un exemplaire avec une certaine usure, mais qui montre la dégénérescence du prototype et sa stylisation tant sur le plan iconographique qu’épigraphique. Le choix des lettres RA pour RV (Ravenne) ou AR (Arles) est un moyen de brouiller les cartes pour un royaume qui essaie de s’émanciper de la tutelle impériale romaine après la mort du souverain wisigoth, Théodoric Ier, le 20 juin 451 à la bataille des Champs Catalauniques, en combattant les Huns d’Attila auprès du patrice Aetius. Ce type de solidus pourrait avoir été frappé sous Théodoric II (453-466) ou son successeur immédiat Euric (466-484), avant-dernier roi wisigoth de Toulouse avec Alaric II (484-507) tué à la bataille de Vouillé par les Francs de Clovis. Pendant longtemps, ce type de pièce fut attribué à l’atelier de Narbonne. Aujourd’hui, celui de Toulouse a la préférence des ouvrages de référence. Ces « solidi Gallici », outre Libius Sévérus, se rencontrent pour Valentinien III et Majorien, ses prédécesseurs immédiats. LIBIUS SEVERUS (19 novembre 461 – 25 septembre 465) Libius Severus Libius Sévérus succède à Majorien et est proclamé empereur à l’instigation de Ricimer le 19 novembre 461. La réalité du pouvoir est en fait entre les mains de Ricimer. Libius Sévérus disparaît de la scène politique quatre ans après, peut-être liquidé par son patron. L’Occident va rester près de deux ans sans empereur titulaire. Solidus, Wisigoth au nom de Libius Sévérus, Toulouse, 461465 ou après 470 (Or, 4,17 g, 20,50 mm, 6 h) Taille, 1/72 L., 4 scrupules, poids théorique : 4,51 g, 7.200 nummi A/ D N LIBIVS SIVE-RVS P F AVC « Dominus Noster Libius Severus Pius Felix Augustus », (Notre seigneur Libius Severus pieux heureux auguste). Buste diadémé, drapé et cuirassé de Libius Sévérus à droite, vu de trois quarts en avant (A’c) ; diadème perlé et gemmé. R/ VICTORI-A AVGGG/ R|A// COMOB « Victoria Augustorum », (La Victoire des augustes). Libius Sévérus diadémé, vêtu militairement debout de face, tenant une longue croix de la main droite et une globe nicéphore de la main gauche ; le pied droit posé sur un captif de forme serpentiforme dont seule la tête est visible. C VIII/ 8 (30F. or) - RIC X/ 3752 (ce type), pl. 78 (R4) – Lacam, pl. VII, A - Depeyrot Moneta 5/ p. 140, n° 4, pl. 7 – MEC I/ 176 (ce type) - RCV 5/ - MRK 195/3 (8 000€) Ce solidus est frappé sur un flan large présentant une irrégularité à 12 heures. Petit écrasement sur le R placé à gauche de Libius Sévérus, au droit. Très rare. TTB 1 800€/ 3 500€ Poids léger. Légendes et iconographie sont « barbarisées », en particulier la légende de droit présente une variante SIVERVS au lieu de SEVIRVS ou SEVERVS. Elles sont néanmoins proches des type RIC X/ p. 459, n° 3752 et 3755, pl. 78. Le diadème présente une ornementation particulière, perlé enfermé dans un cerclage. Ce type avec l’empereur debout de face écrasant un serpent à tête humaine fut frappé pendant toute la durée du règne de Valentinien III (425-455) et ses successeurs immédiats en Gaule en particulier Libius Sévérus (461-465). L’atelier de Ravenne avec celui d’Arles furent les plus importants d’Occident. Le solidus est fortement stylisé et l’épigraphie approximative. Au revers, le globe nicéphore est déstructuré. L’empereur est déséquilibré et le vêtement est traité de manière géométrique. Ce solidus est directement copié sur le monnayage officiel de Libius Sévérus frappé à Ravenne, mais dont la marque d’atelier a été transformée RA dans le champ au lieu de RV. Pour J. P. C. Kent, l’émission serait posthume et serait frappée entre 470 et 475. Ces solidi auraient été frappés à l’instigation des Wisigoths qui occupaient le sud de la France, en Aquitaine. G. Depeyrot a répertorié soixante-seize exemplaires pour les solidi de cet empereur. Ce type de solidi pourrait avoir été frappé entre 465 et 475. Monnaie provenant de la collection d’Adrien Blanchet (1866-1957). Vous aurez compris l’importance de ce solidus et pourquoi il avait été sélectionné par son auguste propriétaire. Il attend maintenant le moment où il rejoindra un nouveau propriétaire, débutant l’histoire d’une nouvelle collection. Marie BRILLANT & Laurent SCHMITT Lr 88 : 235€ LIBIUS SÉVÉRUS CHEZ LES WISIGOTHS
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