Bulletin Numismatique n°265 10 Alberto D’Andrea, Luca Mezzaroba, Andrea Torno Ginnasi, Byzantine Coinage of Latin Empire, Nicaea, Epirus, Thessalonica and Trebizond, Edizioni D’Andrea, Bari, 2026, 532 p., 421 n°, illus. couleur. Code Lb 94 : 70€. Nous avons rendu compte plusieurs fois dans les colonnes du Bulletin Numismatique (BN) des différents volumes de cette très belle collection réservée au monnayage byzantin, bilingue (anglais et italien). Avec ce nouveau volume, les éditions d’Andrea de Bari (Italie) nous proposent un nouveau volume, entièrement réservé au monnayage byzantin un peu particulier, consacré aux monnayages extérieurs de l’Empire, issus de la chute de Constantinople, prise par les Croisés deux fois en 1203 et 1204, avec l’instauration d’un Empire Latin de Constantinople (1204-1261). Outre ce monnayage spécifique, les auteurs y ont joint les monnayages des empires de Nicée (1205-1261), de Thessalonique (1224-1244), du despotat d’Épire (1237-1271) et de Trébizonde (1204-1461). Cet ensemble qui peut sembler disparate devrait précéder un ultime volume réservé à la dynastie Paléologue (1261-1453) qui referme la couverture numismatique du monde byzantin. Nous attirons particulièrement le lecteur sur la qualité photographique des reproductions pour des monnayages souvent mal frappés et mal conservés dans la plupart des cas, qui en facilitera l’identification et l’attribution pas toujours évidentes. L’ouvrage s’ouvre sur la liste des contributeurs et de son comité scientifique (p. 3) suivi de la table des matières (p. 5), à marquer avec un post-it afin de la retrouver plus facilement. Une longue introduction traite de l’évolution des insignes pouvoirs perceptibles dans le monnayage byzantin entre les VIe et XIe siècles, donc en dehors du thème de l’ouvrage. Cependant ce chapitre introductif n’est pas inutile et permettra au lecteur, d’aborder et parfois de découvrir un aspect souvent méconnu du monnayage byzantin, considéré comme stéréotypé et d’un intérêt moindre pour l’iconographie que les autres monnayages antiques (grec, romain et provincial). Entre les pages 6 et 67, en anglais d’abord (p. 6-36) puis en italien (p. 37-67), avec les mêmes photos les auteurs illustrent et expliquent, les différentes évolutions stylistiques et iconographiques du monnayage byzantin jusqu’à Nicéphore III Botoniates (1078-1081), précédant la prise de pouvoir par Alexis Ier Comnène (1081-1118), soit pratiquement un siècle avant le début des événements du présent volume ! Le sujet de l’ouvrage débute à la page 68 avec l’Empire Latin d’Orient et s’ouvre sur un rappel historique des événements liés la quatrième Croisade et son détournement par les Vénitiens qui l’amènent devant les murailles de Constantinople, entraînent sa chute et son remplacement par un royaume latin (p. 68-72) en anglais et (p. 85-89) dans la langue de Dante. Les auteurs se penchent ensuite sur la situation monétaire de l’Empire Latin avec les deux ateliers principaux de cette entité : Constantinople (p. 72-83 en anglais et p. 89-99 en italien). Les auteurs entre Baudoin Ier (1204-1205) et Baudoin II (1239-1261) étudient les 53 types différents retenus de ce monnayage complexe à partir du volume IVb du Dumabarton Oak Museum (DOC), une de nos principales sources de documentation pour ce monnayage. Dans les mêmes conditions, les auteurs essaient de proposer une chronologie construite à partir des travaux les plus récents. Ils font le même travail pour l’atelier de Thessalonique (p. 83-84 en anglais et p. 99-101 en italien) pour les douze types concernés (54 à 65). Cet ordonnancement est ensuite repris dans le catalogue (p. 102-130) où chaque type est illustré par une ou plusieurs photos ou dessins quand les monnaies viennent à manquer. Un deuxième grand chapitre se poursuit avec l’Empire de Nicée entre Théodore Ier Lascaris (1205-1231) et Jean IV Lascaris (1258-1261) avant la réunion et la réunification à l’empire central des Paléologues (p. 131-239). Les auteurs suivent le même plan que dans le chapitre précédent avec une courte introduction historique générale (p. 131 anglais et 151 italien) suivie par une introduction plus large, pour chacun des cinq dirigeants de cet Empire (p. 132-154 anglais et 156-179 italien). Pour chacun des règnes, un point est réalisé sur les deux principaux ateliers, Nicée et Magnésie pour Théodore Ier Comnène Lascaris (1205-1221), Jean III Ducas (12211254), Théodore II Comnène Lascaris (1254-1258) et Jean IV Lascaris (1258-1261) associé à Michel VIII Ange Comnène Paléologue (1259-1261) qui finalement rentre à Constantinople en 1261 et réunifie les restes de l’Empire grec. Le catalogue de cette partie est important, très riche et bien illustré avec au total 111 entrées (n° 66-176) de catalogue pour les deux ateliers (p. 181-239). Un troisième chapitre s’ouvre avec l’étude du monnayage du despotat d’Épire (p. 250-269) qui débute encore une fois sur une courte introduction historique, suivie du monnayage des quatre despotes d’Ėpire qui se sont succédé entre Michel Ier LE COIN DU LIBRAIRE, BYZANTINE COINAGE OF LATIN EMPIRE
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