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n° 242188 R/

n° 242189 R/

n° 242191 R/

PROVIDEN-TIAE CAESS. »Providentiæ Cæsarum», (À la

Providence des césars).

Cette légende qui se décline pour l’auguste (AVGG) et les césars

(CAESS) est introduite dans le monnayage après la victoire de

Constantin I

er

sur Licinius en octobre 324 et se trouve peut-être

liée à l’élévation de Constance II comme césar, le 8 novembre 324.

Le fait que l’empereur, «

primus augustus

»

et ses fils partagent

la même légende obéit à un choix politique indéniable de

renforcement du pouvoir impérial et d’une forme de hiérarchisation

et de standardisation de l’

imago

impériale. Associés à la porte de

camp, l’empereur et ses fils deviennent un rempart pour l’empire.

SECVRITAS – REIPVBLICE. «Securitas Reipublicae», (La

Sécurité de la République).

Cette nouvelle légende (RIC. 9) est associée à Hélène la mère de

Constantin I

er

et s’intègre dans la politique dynastique de

l’empereur après 324 et la victoire sur Licinius I

er

. Un nouvel ordre

est né où chacun trouve sa place. À la mère de l’empereur est associée

la Sécurité de l’empire. La mère veille sur ses enfants comme la mère

de l’empereur doit veiller à la Sécurité de l’empire. Hélène va

prendre sa tache au pied de la lettre et même faire du zèle en ouvrant

les yeux de son fils sur les agissements de sa femme, liée au complot

supposé de Crispus. Fausta est liquidée parce qu’elle a été dénoncée

par sa belle-mère qui la déteste. Le beau programme monétaire

s’écroule avec la disparition du fils aîné et de la femme de

l’empereur.

SALVS REI-PVBLICAE. «Salus Reipublicæ, (La Santé du bien

public).

Cette légende (RIC. 10), bien connue depuis les temps héroïques

de la République connaît une nouvelle utilisation au IV

e

siècle

dans un empire en mouvement et en changement. Réservé à la femme

de Constantin I

er

, Fausta doit veiller à la santé du bien public. Elle

a donné en dix-neuf ans de mariage, six enfants vivants, trois garçons

et trois filles qui serviront les ambitions dynastiques de leur père.

En revanche, Fausta et Crispus sont les deux premiers à disparaître

du monnayage en 326, suivis deux ans plus tard par la mère de

l’empereur. Le programme idéologique de l’empereur est mis à mal,

mais il n’est pas interrompu. Le type PROVIDENTIAE continue

d’être frappé jusqu’en 330, même si le rempart s’effrite et laisse

apparaître des fissures, naissance du malaise que l’empire traverse

à la fin du règne de Constantin I

er

et après sa mort. C’est le vieux

thème récurrent évoqué par les païens qui accuse le Christianisme

d’avoir corrompu l’empire en trahissant ses idéaux.