ÉVOLUTION DE L'ANTONINIEN (238-274) ANTONINIEN TITRE DENIER TITRE CARACALLA 5,07 g (1 /64 L) 50% 3,38 g (1/96 L) 50% BALBIN/PUPIEN 5,07 g (1/64 L) 50% 3,38 g (1/96 L) 50% GORDIEN III 4,51 g (1/72 L) 45% 3,38 g (1/96 L) 45% PHILIPPE Ier 4,51 g (1/72 L) 45% 3,38 g (1/96 L) 45% TRAJAN DÈCE 3,96 g (l/82 L) 40% TRÉBONIEN GALLE 3,38 g (1/96 L) 35% VALÉRIEN-GALLIEN 3,38 g (1 /96 L) 25% GALLIEN (260-263) 3,38 g (1/96 L) 20% GALLIEN (264-268) 2,90 g (1 /112 L) 10% CLAUDE II 2,90 g (1 /112 L) 3% AURÉLIEN (avant 274) 3,38 g (1 /96 L) 5% POSTUME (avant 263) 3,38 g (1 /96 L) 20% POSTUME (263-266) 3,38 g (l/96 L) 10% POSTUME (267-269) 2,90 g (1/112 L) 2% EMPIRE GAULOIS (269-274) 2,90 g (I/112 L) 2% L’expression 1/64 L, la « taille à la livre », doit se comprendre selon la logique des monétaires romains : avec une livre de métal, ils doivent pouvoir frapper 64 antoniniens. Bien entendu, cela signifie que chaque pièce prise individuellement ne pèse pas exactement le même poids, mais que les finances publiques retrouvent in fine une quantité précise de pièces pour un poids donné de métal livré à l’atelier. Ces monnaies étant de toutes façons fiduciaires, le poids exact par exemplaire n’a pas une importance cruciale. Ce mode de calcul perdure très longtemps. On parle par exemple de la « taille au marc » durant la période royale. On commence à définir les monnaies par un poids unitaire avant tout lorsqu’il devient possible de vérifier facilement le poids de chacune, mais aussi lorsque le poids définit la valeur, chaque pièce devant alors afficher un poids précis sous peine de susciter dans le public une « chasse » aux exemplaires « lourds » et un refus des exemplaires « légers ». Le tableau ci-dessus montre clairement que l’on passe de 64 à 112 monnaies fabriquées dans une livre, avec un effondrement du taux d’argent contenu. L’anarchie militaire 453
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