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MONNAIES ROMAINES Édition révisée par Marie Brillant - Laurent Schmitt

MONNAIES ROMAINES Édition révisée par Marie Brillant - Laurent Schmitt

193861 ANTIOCHE 302895 AQUILÉE 318056 CYZIQUE 315283 COLCHESTER 328694 TRIPOLIS 336562 TRÈVES 343070 SISCIA 361645 SIRMIUM 361949 RAVENNE 374264 CARTHAGE 386696 HÉRACLÉE 390450 LYON 433561 ROME 449955 OSTIE LES ATELIERS MONÉTAIRES Introduction 26

LES CODE BUSTES BUSTES À TÊTE NUE Tête nue à droite Tête nue à gauche Buste à tête nue, drapé sur l’épaule gauche, à droite Buste à tête nue, drapé et cuirassé à droite, vu de trois quarts en avant Buste à tête nue, drapé à droite, vu de trois quarts en avant Buste à tête nue, drapé à gauche, vu de trois quarts en avant Buste à tête nue, drapé et cuirassé à droite, vu de trois quarts en arrière Buste à tête nue, drapé à droite, vu de trois quarts en arrière Buste à tête nue, drapé de face O° O°1 O°2 A° A°01 A°11 A°2 A°21 A°4 var. Introduction 30

DE LA GUERRE SOCIALE AUX GUERRES CIVILES CALPURNIA (90 avant J.‑C.) Famille plébéienne, la gens Calpurnia accède au consulat en 180 A. C. avec Caius Calpurnius Piso. Lucius Calpurnius Piso Frugi. 469273. Denier, 90 AC., Rome, (Ar, Ø 18,5 mm, 3 h, 3,79 g). A/ Anépigraphe. Tête laurée d’Apollon à droite ; marque de contrôle derrière le portrait, LXXXXII (92). R/ L● PISO FRVGI/ (ROMA). « Lucius Piso Frugi » (Lucius Piso Frugi). Cavalier nu galopant à droite, tenant une palme de la main droite ; marque de contrôle au-dessus CXXV (125). Exemplaire sur flan ovale bien centré des deux côtés. Belle tête d’Apollon. Joli revers de style fin. Belle patine de médaillier avec reflets mordorés. Conserve la plus grande partie de son brillant de frappe et de son coupant d’origine. B. 12 (Calpurnia) - BMC/RR. 1939 var. - CRR. 662 - RRC. 340 - RSC. 11 - RCV. 235 (224$) - CMDRR. 266 (300€) - MRR. 1174 (200€) - RBW.-. R ������������������������������������������������������������ SUP AU 225 € 2018 Cet exemplaire provient de la collection P. R. B. Ce type de denier, comme ceux de Caius Vibius Pansa, l’un des magistrats monétaires de 90 avant J.-C., nous montre un buste d’Apollon lauré à droite. Extrêmement courant, il présente un nombre de combinaisons de coins important avec plus de 300 variétés. Ce monnayage complexe est le principal outil monétaire dans le cadre de la guerre sociale qui oppose Rome à ses alliés latins regroupés dans la confédération Marsique à partir de 90 avant J.-C. Le choix du droit et du revers rappelle que le préteur Lucius Calpurnius Piso, ancêtre de notre monnayeur, a institué les Jeux Apolliniens en 212 avant J.-C. Ce type sera copié et repris en 67 avant J.-C. par Caius Calpurnius Piso, fils de Lucius. 487800. Denier, 90 AC., Rome, (Ar, Ø 18,5 mm, 6 h, 4,04 g). A/ Anépigraphe. Tête laurée d’Apollon à droite ; symbole de contrôle derrière le portrait (casque). R/ L● PISO FRVGI. « Lucius Piso Frugi » (Lucius Piso Frugi). Cavalier nu galopant à droite, tenant une palme de la main droite ; marque de contrôle au-dessous LVI (56). Exemplaire sur flan bien centré avec les grènetis visibles. Belle tête d’Apollon. Frappe un peu molle au revers. Jolie patine de collection ancienne. B. 12 (Calpurnia) - BMC/RR.- - CRR. 662 - RRC. 340 - RSC. 11 - RCV. 235 (224$) - CMDRR. 247 (300€) - MRR. 1174 (200€) - RBW.-. RR ������������������������������������������������������������������������������������������������������������TTB+/TTB AU/XF 180 € 2018 494409. Quinaire, 90 AC., Rome, (Ar, Ø 13,5 mm, 12 h, 1,82 g). A/ Anépigraphe. Tête laurée d’Apollon à droite ; marque de contrôle sous le cou, (KA). R/ L● PI-SO// [FRVGI]. « Lucius Piso Frugi » (Lucius Piso Frugi). Victoria (la Victoire) marchant à droite, tenant une couronne de la main droite et une palme de la main gauche. Exemplaire sur petit flan bien centré. Belle tête d’Apollon. Frappe un peu faible au revers. Jolie patine de collection ancienne avec reflets dorés et bleutés. B. 13 (Calpurnia) - BMC/RR.- - CRR. 672 (3) - RRC. 340 /2f - RSC. 13 b - RCV. 236 (440$) - CMDRR.- - MRR. 1175 (400€) - RQ. 40 (12 ex.). RR ���������������������������������������������������������TTB XF 150 € 2022 Fourré. Ce type de quinaire nous montre une tête d’Apollon laurée à droite. Ce monnayage complexe est le principal outil monétaire durant la guerre sociale qui oppose Rome à ses alliés latins regroupés dans la confédération Marsique à partir de 90 avant J.-C. Le choix du droit et du revers rappelle que le préteur Lucius Calpurnius Piso, ancêtre de notre monnayeur, institue les Jeux Apolliniens en 212 avant J.-C. La république romaine 103

CORNELIA (56 avant J.‑C.) La gens Cornelia est une importante famille patricienne de Rome. Faustus est un fidèle allié de Pompée. Après le passage du Rubicon par César en 49 avant J.-C., il suit son beau-père en Grèce et est l’un de ses fidèles lieutenants. Après Pharsale (48 AC.), il rejoint les forces pompéiennes en Afrique et est battu par César à Thapsus où Caton le jeune trouve la mort. Faustus s’enfuit avec Juba, roi de Maurétanie, est capturé vivant, mais mis à mort par les troupes. César épargne sa femme et ses enfants. Faustus Cornelius Sylla. 355036. Denier, 56 AC., Rome, (Ar, Ø 18,5 mm, 3 h, 4,00 g). A/ FAVSTVS. « Faustus » (Faustus). Buste de Diane diadémé et drapé à droite, surmonté d’un petit croissant de lune ; derrière un lituus. R/ FELIX. « Felix » (Chanceux). Sylla assis sur une chaise curule placée sur une estrade ; devant lui, le roi Bocchus de Maurétanie, agenouillé à droite lui présentant une branche d’olivier ; derrière lui, Jugurtha de Numidie agenouillé à droite, tourné à gauche, les mains liées dans le dos. Exemplaire sur flan ovale bien centré des deux côtés avec les grènetis visibles. Beau portrait de Diane bien venu à la frappe. Scène de revers historiquement importante, de frappe un peu molle au centre. Patine grise superficielle avec reflets dorés. B. 59 (Cornélia) - BMC/RR. 3824 - CRR. 879 - RRC. 426 /1a - RSC. 59 - RCV. 383 (960$) - RRM. 16 /1-2 - CMDRR. 639 (400€) - MRR. 1347 (900€) - Varesi 239 (600€) - Cal. 497 - RBW. 1525 (2500FS). RR ���������������������������������SUP/TTB+ AU/AU 950 € 2015 Cet exemplaire provient de la collection de Robert Couet. Faustus Cornelius Sylla est le fils de Sylla, dictateur en 81 avant J.-C., et de Metella, sa quatrième femme. Né en 86 avant J.-C., il reçoit avec sa sœur jumelle les prénoms de Fausta et de Faustus (prospère). Le revers fait directement référence au triple Triomphe de Pompée le 28 septembre 61. Faustus est le gendre de Pompée dont il a épousé la fille Pompeia. Au droit, le buste de Diane accompagné du lituus revêt un rôle religieux. Le revers rappelle quant à lui la soumission de Bocchus Ier, roi de Maurétanie (118-80 avant J.-C.) et la capture de Jugurtha (118-105 avant J.-C.) en 105 avant J.-C. suite à la trahison de son beau-père Bocchus. Alors que la guerre est menée par Metellus et gagnée par Marius, c’est Sylla, simple questeur, qui se voit livrer le roi de Numidie. Cette capture marque le début de la carrière de Sylla qui se verra attribuer le titre de Felix (le chanceux). 422053. Denier, 56 AC., Rome, (Ar, Ø 18,5 mm, 6 h, 4,04 g). A/ S● C. « Senatus Consulto » (Avec l’accord du Sénat). Buste lauré, diadémé et drapé de Vénus à droite vu de trois quarts en arrière avec le sceptre sur l’épaule. R/ (FAVSTVS) en monogramme à l’exergue. « Faustus » (Faustus). Trois trophées entre un capis (vase) et un lituus. Exemplaire sur flan ovale et idéalement centré des deux côtés. Très beau style avec un remarquable buste et un joli revers. Patine grise de collection ancienne aux reflets dorés. B. 63 (Cornélia) - BMC/RR. 3909 - CRR. 884 - RRC. 426 /3 - RSC. 63 - RCV. 386 (480$) - RRM. 16 /7 et 8, p. 100-110 - CMDRR. 643 (300€) - MRR. 1349 (400€) - Varesi 243 (350€) - Cal. 500. RR �������������������������������������������������TTB+ AU 810 € 2017 Cet exemplaire provient de la collection O.B. Faustus Cornelius Sylla est le fils de Sylla, dictateur en 81 avant J.-C., et de Metella, sa quatrième femme. Né en 86 avant J.-C., il reçoit avec sa sœur jumelle les prénoms de Fausta et de Faustus (prospère). Le revers fait directement référence au triple Triomphe de Pompée le 28 septembre 61. Faustus est le gendre de Pompée dont il a épousé la fille Pompeia ; le vase à sacrifice et le lituus peuvent faire référence au grand pontificat dont César a été revêtu en 63 avant J.-C. Pompée et César étaient alliés, le premier ayant épousé la fille du second, Julia en 59 avant J.-C. Ce denier a été précédemment daté de 61 avant J.-C. M. Harlan le date de 55 avant J.-C. Pour M. Crawford, les instruments pontificaux font référence à l’augurat de Pompée mais, en fait, ces instruments pourraient rappeler l’augurat de Sylla, père de Faustus, et en commémorer le 25e anniversaire, tout comme le triple trophée rappellerait les quinquennalia du triple triomphe de Pompée. Au droit, Vénus, déesse de l’amour, est la déesse tutélaire de Sylla. Il est normal que son fils y fasse référence. Le rôle très important des commémorations dans le monde romain ne doit pas être négligé (cf. M. Grant, Roman Anniversary Issues, New York 1977). La république romaine 141

348480. Denier, 49 AC., Grèce, (Ar, Ø 18,5 mm, 6 h, 3,91 g). A/ Q● SICINIVS - III● VIR. « Quintus Sicinius Triumvir » (Quintus Sicinius, magistrat monétaire). Tête diadémée d’Apollon à droite. R/ C● COPONIVS - PR● S● C●. « Caius Coponius Prætor Senatus Consulto » (Caius Coponius préteur avec l’accord du Sénat). Massue d’Hercule surmontée de la léonté, tournée à droite, accostée d’un arc et d’une flèche. Exemplaire sur un petit flan ovale bien centré avec les grènetis visibles. Au droit, beau portrait de style fin, bien venu à la frappe. Joli revers finement détaillé. Belle patine avec reflets dorés. Conserve la plus grande partie de son brillant de frappe et de son coupant d’origine. B. 1 (Sicinia) - BMC/RR. 24 (East) - CRR. 939 (3) - RRC. 444 /1a - RSC. 1 - RCV. 413 (400$) - CRI. 3 (1050$) - CMDRR. 1125 (300€) - MRR. 1374 (275€) - RBW. 1558 (900FS). R ���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� SPL MS 410 € 2015 Cet exemplaire provient de la collection de M. Robert Couet. Variété avec le petit buste et les cheveux courts, de style très fin. Ce type est frappé par l’un des partisans de Pompée qui le suit dans sa fuite. Ce denier est dédié à Pompée et au parti pompéien. Quintus Sicinius rejoint Pompée en Grèce où une partie du Sénat l’a accompagné. Caius Coponius agit comme préteur avec l’accord du Sénat. D. Sear émet l’idée que ce monnayage aurait été frappé pour financer la flotte pompéienne. JULES CÉSAR (13/07/100‑15/03/44 avant J.‑C.) Jules César, né en 100 avant J.-C., appartient au parti de Marius et s’oppose très jeune à Sylla. Il est préteur en 62 avant J.-C., avant de former avec Pompée et Crassus le premier triumvirat en 59 avant J.-C., l’année de son consulat. Il reçoit ensuite un imperium proconsulaire sur la Gaule, renouvelé en 54. Il combat Vercingétorix à Gergovie puis à Alésia. Assiégé, le chef gaulois doit se rendre. Crassus ayant été tué à Carrhæ, en Mésopotamie, en 53 avant J.-C., César se fâche avec Pompée et marche sur Rome en 49 avant J.-C. En 48 avant J.-C., à Pharsale, il écrase Pompée qui s’enfuit en Égypte où il est assassiné. César doit ensuite affronter les fils de Pompée et le parti pompéien. Il les vainc à Thapsus (Afrique, mort de Caton d’Utique) en 46 avant J.-C. et à Munda (Espagne, mort de Cneius Pompée). César est assassiné aux Ides de Mars (15 mars 44 avant J.-C.) par Cassius et Brutus. Il est divinisé après sa mort en 42 avant J.-C. Caius Julius Cæsar. 566145. Aureus, 46 AC., Rome, (Or, Ø 21 mm, 7 h, 8,18 g). A/ C● CAESAR - COS● TERT. « Caius Cæsar Consul tertium » (Caius César consul pour la troisième fois). Tête voilée de Vesta (ou de Jules César) à droite. R/ A● HIRTIVS PR. « Aulus Hirtius Præfectus » (Aulus Hirtius préfet). Instruments pontificaux : lituus, vase à sacrifice et hache. Flan large, idéalement centré des deux côtés. Fine usure régulière. Beau portrait au droit. Patine de collection. B. 22 (Julia) - BMC/RR. 4050 - CRR. 1017 (3) - RRC. 466 /1 - RSC. 2 - RCV. 1395 /1 (2800$) - CRI. 56 (1750£) - C. 2 (50f.) - MRR. 1451 - Cal. 37. R �����������������������������������������������������TTB XF 4500 € 2019 Exemplaire provenant de la collection A. L. Ce type est certainement frappé après la victoire de César sur les Pompéiens de Caton d’Utique à Thapsus, en 46 avant J.-C. Jules César est présenté sous les traits d’un augure. Au revers, les instruments rappellent que César est augure et grand pontife depuis 63 avant J.-C. Au revers, A. Hirtius fait frapper cet aureus en tant que préfet de la Ville. Il est l’ami et le secrétaire personnel de César. Il participe aux différentes campagnes de son chef en Gaule, en Afrique et en Espagne. À sa sortie de charge, en 45 avant J.-C., il reçoit le gouvernement de la Gaule et de la Narbonnaise. Consul avec Pansa en 43 avant J.-C., il trouve la mort en luttant contre Marc Antoine pendant le siège de Mutina. 271789. Aureus, 45 AC., octobre, Rome, (Or, Ø 20,5 mm, 2 h, 8,03 g). A/ C● CAES - DIC● TER. « Caius Cæsar Dictator tertium » (Caius César dictateur pour la troisième fois). Buste lauré et drapé de Victoria (la Victoire) à droite avec l’aile visible sur l’épaule. R/ L● PLANC/ PRAEF● (VRB). « Lucius Plancus Præfectus Urbis » (Lucius Plancus préfet de la Ville). Vase à une anse tourné à gauche. Exemplaire sur flan large, parfaitement centré des deux côtés avec les grènetis visibles à l’usure importante, mais parfaitement lisible et identifiable. Beau portrait. Revers avec une paille de métal sur le vase. B. 19 (Julia) - BMC/RR. 4118 - CRR. 1019 (3) - RRC. 475 /1a - RSC. 2 - RCV. 1396 (4800$) - CRI. 60 - C. 31 (100f.) - MRR. 1451 - Cal. 45. RRR ��������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������TB+ VF 2900 € 2012 La république romaine 156

JULES CÉSAR 554707 OCTAVE 348472 POMPÉE 599107 MARC ANTOINE 403680 FULVIE 582322 1 LES PERSONNAGES JULIE 240444 AUGUSTE 558090 TIBÈRE 469548 LIVIE 579551 DRUSUS 575694 CALIGULA 327741 AGRIPPINE MÈRE 327741 AGRIPPA 577644 GERMANICUS 576440 NÉRON ET DRUSUS CÉSARS 326473 CLAUDE 576407 AGRIPPINE JEUNE 314884 NÉRON DRUSUS 533045 ANTONIA 316801 NÉRON 567919 GALBA 544907 OTHON 430944 VITELLIUS 549843 VESPASIEN 566081 TITUS 431505 2 3 JULIA TITI 327657 DOMITIEN 422059 DOMITIA 575613 NERVA 444063 TRAJAN 541954 4 TRAJAN PÈRE 943232 PLOTINE 430813 MARCIANE 190833 MATIDIE 544401 HADRIEN 423508 Le haut-empire 199

AUGUSTE et JULIE (13 avant J.‑C.) Julie est la fille unique d’Auguste et de sa seconde épouse Scribonia, fille de Lucius Scribonius Libo. Elle naît en 39 avant J.-C. au moment où ses parents se séparent et où Auguste convole avec Livie. Alors qu’elle n’a que deux ans, elle est fiancée à Antyllus, fils de Marc Antoine et de Fulvie. Elle épouse en première noces Marcellus, son cousin en 25 avant J.-C. Ce dernier meurt deux ans plus tard. Elle épouse ensuite Agrippa, principal collaborateur d’Auguste, en 21 avant J.-C. Ils ont cinq enfants. Malheureusement, Agrippa meurt en 12 avant J.-C. Elle épouse alors Tibère, second fils de Livie, en 11 avant J.-C. Mais les nouveaux époux ne s’entendent pas. Finalement, devant les débordements et la vie licencieuse de sa fille, Auguste bannit celle-ci d’abord sur l’île de Pandateria puis à Rhegium où sa mère est autorisée à la rejoindre. Elle meurt au début du règne de Tibère, peut-être assassinée, à l’instigation de son mari. 240444. Denier, 13 AC., Rome, (Ar, Ø 19,5 mm, 7 h, 3,41 g). A/ AVGVSTVS. « Augustus » (Auguste). Tête nue d’Auguste à droite (O°) ; derrière, un lituus. R/ C● MARIVS TRO - III VIR. « Caius Marius Tromentina Triumvir » (Caius Marius Tromentina triumvir monétaire). Tête diadémée de Julia à droite sous les traits de Diane avec un carquois sur l’épaule. Exemplaire sur un flan ovale à l’usure régulière. Beaux portraits d’Auguste et de sa fille, Julie. Patine grise superficielle avec des reflets dorés. C. 1 (300f.) - RIC. 403 - BMC/ RE. 104 - RSC. 2 - RCV. 1732 (8800$) - BN/R. 522. RRR ���������������������������������������������������TTB XF 2500 € 2011 Poids léger. Petites contremarques dans le champ de chaque côté. Une rayure sous le cou de Julie. Ce denier appartient à une importante émission dynastique frappée en 13 avant J.-C. à la veille de la mort d’Agrippa, gendre d’Auguste, mari de Julie, père de Caius et de Lucius. Le collège monétaire de cette année est composé de C. Marius Tromentina, C. Sulpicius Platorinus et C. Antistius Reginus. Nous relevons des portraits d’Auguste, d’Agrippa, de Julie, de Caius et de Lucius. Après la mort de Lépide en 13 avant J.-C., Auguste récupère le titre de Pontifex Maximus (grand pontife). AUGUSTE et CAIUS Caius naît en 20 avant J.-C. Fils de Julie et d’Agrippa et petit-fils d’Auguste, il est adopté par ce dernier en 17 avant J.-C. avec son frère né la même année. En 5 avant J.-C., l’aîné Caius reçoit la toge, « toga virilis », à l’âge de quinze ans seulement. Il est alors admis au Sénat et reçoit avec son frère le titre de « Principes Iuventutis », princes de la jeunesse. En 1 avant J.-C., il épouse Liville, fille de Néron Drusus et d’Antonia. Il prend le consulat en 1 de notre ère et est envoyé en Orient faire une tournée d’inspection. Sérieusement blessé au siège d’Artagira (2 après J.-C.), il meurt en 4 après J.-C. à Limyra (Lycie) des suites de ses blessures. 588826. Aureus, 8 AC., Lyon, (Or, Ø 19,5 mm, 7 h, 7,80 g). A/ AVGVSTVS - DIVI F. « Augustus Divi Filius » (Auguste fils du divin [Jules]). Tête laurée d’Auguste à droite (O*). R/ C● CAES// AVGVS F. « Caius Cæsar// Augusti Filius » (Caius César fils d’Auguste). Caius César, galopant à droite, tenant une javeline de la main droite et un bouclier de la main gauche ; derrière, une aigle légionnaire « aquila » tournée à droite entre deux enseignes « signa ». Exemplaire idéalement centré des deux côtés. Fine usure régulière. Joli revers ainsi qu’un agréable portrait d’Auguste. Patine de collection. C. 39 (50 f.) - RIC. 198 - BMC/RE.- - Giard/L1. 68 - BN/R. 1457. R �������������������������������������������������������� TTB XF 5500 € 2020 Exemplaire provenant de la collection A. L. Cet aureus est frappé à Lyon au moment où Auguste se rend en Gaule, accompagné de Tibère et de son petit-fils, Caius. L’aureus fait son apparition sous Sylla (RCV. 6), taillé au 1/30 livre (poids théorique 10,82 g). Sous Auguste, l’aureus est taillé à 40 à la livre. Il vaut 25 deniers d’argent avec un ratio or/argent de 1:12. Le haut-empire 220

LES SÉVÈRES Lessévères 357

SEPTIME SÉVÈRE (13/04/193‑4/02/211) Septime Sévère naît en 146 à Leptis Magna en Afrique (Libye). Après une brillante carrière militaire sous les règnes de Marc Aurèle et de Commode, il est consul suffect en 185. Au moment de la mort de Pertinax, il est gouverneur de Pannonie supérieure. Acclamé empereur le 13 avril 193, il élimine rapidement Dide Julien, son compatriote (28 juin), et associe au pouvoir Albin comme césar avant de combattre Pescennius Niger en Orient. En 195, il entre fictivement dans la famille antonine en se faisant adopter post-mortem. Il bat et fait exécuter Niger et mène une brillante campagne en Arabie. En 197, il se débarrasse de son dernier adversaire, Albin, qui s’est proclamé auguste. Sévère prépare l’établissement de sa dynastie en donnant en 194 le titre d’augusta à Julia, sa femme, de césar à Caracalla, en 196, puis d’auguste en 198 lorsque Géta, son second fils, devient césar. Sévère passera quinze ans à consolider les frontières de l’Empire en remportant de nombreuses victoires sur les Parthes (197-198), puis en Afrique (207) et enfin en Bretagne (208-211), où il meurt. Lucius Septimius Severus. 409820. Aureus, 210, Rome, 2e off., (Or, Ø 20 mm, 6 h, 7,24 g). A/ SEVERVS PIVS AVG BRIT. « Severus Pius Augustus Britannicus » (Sévère pieux, auguste britannique). Tête laurée de Septime Sévère à droite (O*). R/ P M TR P XVIII COS III P P. « Pontifex Maximus Tribunicia Potestate octavum decimum Consul tertium Pater Patriæ » (Grand pontife, revêtu de la dix-huitième puissance tribunitienne, consul pour la troisième fois, Père de la Patrie). Victoria drapée marchant à droite, la tête tournée à gauche, les ailes déployées tenant de la main droite un trophée posé transversalement sur son épaule et de la main gauche un captif nu, le manteau flottant sur l’épaule. Exemplaire sur flan parfaitement centré des deux côtés avec les grènetis visibles. Belle tête de Septime Sévère. Joli revers de style fin. Patine de collection. C. 544 (200f. or) - RIC. 237 - BMC/RE. 23 - H. 2/1107 - RCV. 6229 (9000$) - MRK.- - Cal.-. RR ���������������������������������������������TTB+ AU 7100 € 2016 Rubans de type 1. Ce type d’aureus frappé en 210 est lié aux victoires remportées sur les tribus calédoniennes par Septime Sévère, Caracalla et Géta, qui reçoivent à cette occasion le titre de « Britannicus ». Revers avec Victoria et le captif, qui ressemble plus sur notre exemplaire à un petit Éros ou à un putti. 413625. Denier, 193, Rome, (Ar, Ø 19 mm, 6 h, 3,18 g). A/ IMP CAE L SEP - SEV PERT AVG. « Imperator Cæsar Lucius Septimus Severus Pertinax Augustus » (L’empereur césar Lucius Septime Sévère Pertinax auguste). Tête laurée de Septime Sévère à droite (O*). R/ LEG - II - AD-VIT// TR P COS. « Legio iterum Adiutrix// Tribunicia Potestate Consul » (La deuxième légion Adjutrix// revêtu de la puissance tribunitienne, consul). Aigle légionnaire, avec un collier autour du cou, entre deux enseignes militaires. Exemplaire dans un état remarquable pour ce type rare et souvent fruste. Joli portrait et beau revers. Patine grise aux reflets dorés. C. 260 (10 f.) - RIC. 5 - BMC/RE. 8 - RSC. 260. RR ���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� TTB+ AU 280 € 2016 Exemplaire provenant de la collection M.P. Poids très lourd. Rubans de type 1. Le Cohen ne marque pas de différence de cote entre les différentes légions (10 francs or). Pourtant, la IIe Adjutrix fait partie des plus rares. Elle est même absente dans le RCV ! Lorsque Septime Sévère est reconnu empereur par Rome le 1er juin 193, l’atelier impérial frappe plusieurs séries monétaires : la première célèbre la première libéralité à Rome en l’honneur du nouvel empereur (qui vient d’y arriver), la deuxième est en l’honneur de Pertinax, divinisé par la volonté du nouveau prince. Une troisième série célèbre les légions romaines. Quinze variétés de types sont connues. Les légions I, II, III, IV, V, VII, VIII, XI, XIII, XIV, XXII et XXX sont honorées. 301925. Denier, 195, Rome, 9e ém., 4e off., (Ar, Ø 18 mm, 7 h, 2,62 g). A/ L SEPT SEV PERT - AVG IMP VII. « Lucius Septimus Severus Pertinax Augustus Imperator septimum » (Lucius Septime Sévère Pertinax auguste, revêtu de la septième acclamation impériale). Tête laurée de Septime Sévère à droite (O*). R/ P M TR P III - COS II P P. « Pontifex Maximus Tribunicia Potestate tertium Consul iterum Pater Patriæ » (Grand pontife, revêtu de la troisième puissance tribunitienne, consul pour la deuxième fois, Père de la Patrie). Minerve debout à gauche, les jambes serrées, tenant une haste transversale de la main droite et un bouclier de la gauche (le palladium). Exemplaire sur flan ovale et irrégulier, un peu court sur les légendes. Beau portrait bien venu à la frappe. Revers de frappe Lessévères 368

ÉVOLUTION DE L'ANTONINIEN (238-274) ANTONINIEN TITRE DENIER TITRE CARACALLA 5,07 g (1 /64 L) 50% 3,38 g (1/96 L) 50% BALBIN/PUPIEN 5,07 g (1/64 L) 50% 3,38 g (1/96 L) 50% GORDIEN III 4,51 g (1/72 L) 45% 3,38 g (1/96 L) 45% PHILIPPE Ier 4,51 g (1/72 L) 45% 3,38 g (1/96 L) 45% TRAJAN DÈCE 3,96 g (l/82 L) 40% TRÉBONIEN GALLE 3,38 g (1/96 L) 35% VALÉRIEN-GALLIEN 3,38 g (1 /96 L) 25% GALLIEN (260-263) 3,38 g (1/96 L) 20% GALLIEN (264-268) 2,90 g (1 /112 L) 10% CLAUDE II 2,90 g (1 /112 L) 3% AURÉLIEN (avant 274) 3,38 g (1 /96 L) 5% POSTUME (avant 263) 3,38 g (1 /96 L) 20% POSTUME (263-266) 3,38 g (l/96 L) 10% POSTUME (267-269) 2,90 g (1/112 L) 2% EMPIRE GAULOIS (269-274) 2,90 g (I/112 L) 2% L’expression 1/64 L, la « taille à la livre », doit se comprendre selon la logique des monétaires romains : avec une livre de métal, ils doivent pouvoir frapper 64 antoniniens. Bien entendu, cela signifie que chaque pièce prise individuellement ne pèse pas exactement le même poids, mais que les finances publiques retrouvent in fine une quantité précise de pièces pour un poids donné de métal livré à l’atelier. Ces monnaies étant de toutes façons fiduciaires, le poids exact par exemplaire n’a pas une importance cruciale. Ce mode de calcul perdure très longtemps. On parle par exemple de la « taille au marc » durant la période royale. On commence à définir les monnaies par un poids unitaire avant tout lorsqu’il devient possible de vérifier facilement le poids de chacune, mais aussi lorsque le poids définit la valeur, chaque pièce devant alors afficher un poids précis sous peine de susciter dans le public une « chasse » aux exemplaires « lourds » et un refus des exemplaires « légers ». Le tableau ci-dessus montre clairement que l’on passe de 64 à 112 monnaies fabriquées dans une livre, avec un effondrement du taux d’argent contenu. L’anarchie militaire 453

TRAJAN DÈCE En 247, Rome célèbre son millénaire. La ville maîtresse, l’Urbs, dirige le plus grand empire du monde occidental. Pourtant, cet empire traverse une grave crise. L’armée, incapable de faire face seule aux invasions barbares, cherche désespérément un homme fort pour restaurer l’ordre. Indécise et capricieuse, elle impose une succession d’empereurs, tous aussi inefficaces, sans leur donner le temps de mener à bien leurs réformes. Ce n’est qu’avec l’arrivée de leaders exceptionnels comme Aurélien, Probus et Dioclétien, tous originaires d’Illyrie, que la situation commence à se stabiliser. Trajan Dèce est le premier de cette série d’empereurs illyriens. De son règne, l’Histoire retient surtout la persécution majeure qu’il mène contre les chrétiens. Les récits de sa vie reflètent les deux courants littéraires caractéristiques des troisième et quatrième siècles. Les auteurs sénateurs de l’époque le dépeignent comme un empereur compétent, cherchant à réunifier l’Empire, restaurer les traditions religieuses et redonner à Rome son prestige. À l’inverse, les auteurs chrétiens comme Lucanus, Eusèbe et Cyprien le qualifient de « grand serpent, précurseur de l’Antéchrist » (Cyprien, Lettres, 22, 1). Pour eux, la peste qui ravage l’Empire durant son règne est une manifestation de la vengeance divine. RÉSUMÉ CHRONOLOGIQUE. 201 Caius Messius Quintus Decius naît à Bubalia, près de Sirmium, en Pannonie inférieure, dans une famille romaine ou romanisée fortunée. Les informations sur sa jeunesse sont rares, mais il semble avoir fait une carrière militaire. Il est notamment gouverneur de Mésie Inférieure sous Alexandre Sévère et gouverneur d’Espagne sous Maximin Ier. Il siège au Sénat sous Philippe Ier et épouse Herennia Cupressenia Etruscilla. 227 Dèce et son épouse accueillent leur premier enfant, Quintus Herennius Etruscus Messius Decius. 230 Le couple a un second enfant, Caius Valens Hostilianus Messius Quintus. Le nom « Hostilian » diffère de celui de Dèce, suggérant qu’il pourrait être un fils adoptif. 248 Des troubles secouent l’Empire sous Philippe Ier l’Arabe. Les Carpes, les Goths et les Vandales franchissent le limes. En Cappadoce, Jotapien se déclare empereur, mais est tué. Sur le Danube, Pacatien usurpe le pouvoir avant d’être assassiné par ses soldats. 249 Juin Philippe Ier confie à Dèce la mission de restaurer l’ordre dans la région du Danube. Après un grand succès, Dèce est proclamé empereur par ses soldats. Il explique la situation à Philippe, soulignant que sa proclamation est contre sa volonté. Philippe, se sentant trahi, se prépare à la guerre. Septembre Philippe Ier rencontre l’armée de Dèce. La bataille se solde par la défaite de Philippe, qui meurt au combat. Philippe II est tué par la garde prétorienne. Dèce est reconnu empereur par le Sénat, prenant le nom complet de Imperator Caesar Caius Messius Quintus Traianus Decius Pius Felix Invictus Augustus Pontifex Maximus Pater Patriae. Il ajoute donc le nom de Trajan à sa titulature, référence au célèbre empereur sous lequel l’Empire connut sa plus grande expansion. 10-12 Dèce reçoit la deuxième puissance tribunitienne. L’anarchie militaire 479

MAXIMIEN HERCULE (10/12/285‑02/310) Maximien naît à Sirmium vers 250. Il a « le front bas, la figure ridée, le nez en trompette, le menton et le cou épais, la barbe hirsute » d’après Les empereurs romains, op. cit., p. 119. Cette description ne ressemble pas tellement aux portraits des argentei, stéréotypés et pas forcément reconnaissables. Il est choisi par Dioclétien pour le seconder. Il est d’abord césar, puis auguste à partir d’avril 286, et c’est la fondation de la Dyarchie. Maximien s’installe à Trèves et doit lutter contre les invasions barbares et l’usurpation de Carausius en Bretagne. En 293, à la création de la Tétrarchie, il est secondé par Constance Chlore. Dioclétien oblige Maximien à abdiquer le 1er mai 305. Il accepte mal la retraite et va soutenir son fils Maxence quand celui-ci s’empare de Rome le 28 octobre 306. Il reprend du service comme auguste en 307 et aide Constantin à qui il donne sa fille Fausta en mariage. Maximien est contraint d’abdiquer à la conférence de Carnuntum, le 11 novembre 308. Une dernière fois, il reprend la pourpre début 310 à Marseille avant de se suicider ou d’être assassiné. Marcus Aurelius Valerius Maximianus - Auguste I - (1/04/286-1/05/305). 391244. Aureus, 297, Trèves, (Or, Ø 18,5 mm, 12 h, 5,35 g). A/ MAXIMIA-NVS P F AVG. « Maximianus Pius Felix Augustus » (Maximien pieux heureux auguste). Tête laurée de Maximien Hercule à droite (O*). R/ PACATORES G-E-NTIVM// TR. « Pacatores Gentium » (Les pacificateurs des nations). Maximien debout à gauche dans un quadrige de face, tenant un rameau de la main droite ; le char est conduit par un soldat à pied dans le champ à droite. Exemplaire dans un état de conservation remarquable. Portrait de très haut relief qui semble sortir de la monnaie ! Fine usure sur la barbe. Joli revers à l’usure superficielle, parfaitement centré avec les grènetis visibles. Magnifique patine aux reflets mordorés. C. 424 (300 f.) - RIC. 65 b (R3) - Cal. 4713 (R4) - MRK.- - D. 4 / 7 (2 ex.) - RCV. 13050 var. - Beaurains 235. RRR ��������������������������������������������TTB+ AU 15000 € 2016 Type avec le portrait plus large, probablement réalisé par les nouveaux graveurs qui seraient arrivés pendant la courte fermeture de l’atelier en 296. Semble de même coin de droit que l’exemplaire reproduit dans l’ouvrage de Georges Depeyrot, conservé au Musée de Vienne mais dans un état de conservation trop déplorable pour être absolument certain. Un seul autre exemplaire est passé en vente ces dix dernières années. Il a réalisé 27000 € hors frais en 2011 (Auction 89, H.D. Rauch, 5 décembre 2011), mais avec un portrait mince. Nous suivons la datation de Georges Depeyrot, qui date cette monnaie de 297, faisant suite à la défaite des empereurs bretons. Cet aureus, rarissime, est également frappé pour Dioclétien et Constance Chlore mais aucun n’a encore été retrouvé pour Galère. 501082. Aureus, 294-295, Antioche, (Or, Ø 19,5 mm, 11 h, 5,37 g). A/ MAXIMIANVS - AVGVSTVS. « Maximianus Augustus » (Maximien auguste). Tête laurée de Maximien Hercule à droite (O*). R/ CONSVL IIII - P P PRO COS/ SMA. S*. « Consul quartum Pater Patriæ Proconsul » (Consul pour la quatrième fois, Père de la Patrie, proconsul). Maximien Hercule lauré, debout à gauche, tenant un globe de la main droite et un sceptre transversal de la main gauche. Exemplaire sur flan régulier, parfaitement centré des deux côtés avec les grènetis visibles. Très beau portrait à l’usure superficielle. Joli revers de haut relief. Conserve une partie de son brillant d’origine et de son coupant de frappe. C. 80 var. (150f.) - RIC. 4 - Cal. 4625 - MRK. 120 /4 (5000€) - D. 9 /. RR �������������������������������������������������� TTB+ AU 4020 € 2018 Cet exemplaire provient de la vente Vinchon du 11-13 avril 1988, n° 621, de MONNAIES 38, n° 1140 et de la collection R. P. Rubans de type 3. Marque SMA à l’exergue avec un sigma inversé et barré pour « Sacra Moneta Antiocheia » ou Monnaie sacrée d’Antioche et l’indication de la taille à la livre soit au 1/60 de livre romaine (1 livre = 324,72 g environ, donc poids théorique de l’aureus 5,41 g). Un graffito derrière l’Empereur au revers. Le revers nous montre Maximien Hercule avec des attributs civils comme un citoyen en charge, un sénateur, le premier d’entre eux. Il est représenté comme « Rector Orbis » (le sauveur du monde). Cette attitude se rencontre déjà sur des aurei de Rome d’Antonin le Pieux pour le quatrième consulat associé à la quinzième puissance tribunitienne en 151-152 (RIC 206). Elle est reprise ensuite par Pertinax en 193 et largement utilisée sur les aurei de l’atelier d’Antioche débuté avec le quatrième consulat en 293, atelier qui va durer pour Maximien Hercule jusqu’au huitième consulat en 304. La tétrarchie 620

491820. Follis ou nummus, 307, fin, Trèves, 1re ém., 1re off., (Ae, Ø 26 mm, 6 h, 6,67 g). A/ IMP CONSTANTINVS P F AVG. « Imperator Constantinus Pius Felix Augustus » (L’empereur Constantin pieux heureux auguste). Buste lauré et cuirassé de Constantin Ier à droite drapé sur l’épaule gauche, vu de trois quarts en avant (B*01). R/ MARTI PATRI PROPVGNATORI/ S|A// PTR. « Marti Patri Propugnatori » (À Mars défenseur de la patrie). Mars marchant à droite, casqué, nu, le manteau flottant au vent, tenant de la main droite une haste transversale et de la gauche un bouclier. Superbe exemplaire sur flan bien centré des deux côtés. Revers finement détaillé ainsi qu’un très beau buste de l’Empereur. Quelques faiblesses de frappe sur les légendes. Patine vert foncé. C. 359 - RIC. 776 - RC.- - MRK. 136 /158. R ���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� SUP AU 185 € 2018 Ce type fait son apparition au début de l’année 307 pour disparaître deux ans plus tard. Il est principalement utilisé par Constantin Ier juste avant la rupture avec Maxence au début de l’année 308. 432889. Follis ou nummus, 309-313, Trèves, 2e ém., 1re off., (Ae, Ø 25,5 mm, 6 h, 7,16 g). A/ IMP CONSTANTINVS P F AVG. « Imperator Constantinus Pius Felix Augustus » (L’empereur Constantin pieux heureux auguste). Buste lauré et drapé de Constantin Ier auguste à droite, vu de trois quarts en arrière (A*21). R/ PRINCIPI IVVENTVTIS// PTR. « Principi Iuventutis » (Au prince de la jeunesse). Constantin Ier, vêtu militairement, debout à droite, tenant une haste transversale de la main droite et un globe de la main gauche. Exemplaire sur flan très large, ovale, parfaitement centré des deux côtés avec les grènetis visibles. Superbe buste de Constantin Ier et magnifique revers de style fin. Jolie patine marron aux reflets métalliques. C.- - RIC. 804 (R5). RR ��������������������������������������������������������������������������������������������������������������� SUP/SPL AU/MS 350 € 2017 Le titre de « Principi Iuventutis » est normalement plutôt réservé aux césars. Constantin Ier assume pourtant ce titre alors qu’il est devenu auguste le 25 décembre 307. 486961. Follis ou nummus, 310-312, Trèves, 2e off., (Ae, Ø 23 mm, 6 h, 4,64 g). A/ IMP CONSTANTINVS AVG. « Imperator Constantinus Augustus » (L’empereur Constantin auguste). Buste lauré et cuirassé de Constantin Ier à droite vu de trois quarts en avant (B*). R/ SOLI INVICTO COMITI. « Soli Invicto Comiti » (À notre compagnon Sol invaincu). Buste radié et drapé de Sol à droite vu de trois quarts en arrière (A21). Superbe buste de Sol au revers. Patine grise. Flan idéalement centré des deux côtés. C. 511 - RIC. 890. R ����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������SPL MS 200 € 2018 Exemplaire n°428 du trésor de Chitry. Le revers rappelle le buste de Sol du « Pacator Orbis » de Postume. Sol est souvent identifié avec Apollon et Constantin. Il se rend effectivement à Grand dans les Vosges pour invoquer Apollon Medicus. Il est possible que le songe de Constantin, révélé par Lactance et présenté comme chrétien, soit en fait un rêve de Constantin ayant pour sujet Apollon ou Sol. 479582. Follis ou nummus, 313, Trèves, (Ae, Ø 24 mm, 6 h, 4,66 g). A/ CONSTANTINVS P F AVG. « Constantinus Pius Felix Augustus » (Constantin pieux heureux auguste). Buste lauré et cuirassé de Constantin Ier à droite drapé sur l’épaule gauche, vu de trois quarts en avant (B*01). R/ MARTI CONSERVATORI. « Marti Conservatori » (A Mars le protecteur). Buste casqué et cuirassé de Mars à droite drapé sur l’épaule, vu de trois quarts en avant (C*5). Exemplaire de qualité exceptionnelle sur flan large avec les grènetis visibles. Beau portrait de Constantin Ier. Joli revers de style fin. Belle patine marron foncé. C. 327 var. - RIC. 878 - RCV. 16001 (150$). R ���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� SPL MS 150 € 2018 Rubans de type 3. Ce revers consacré à Mars Protecteur peut commémorer les victoires de Constantin remportées sur le limes rhénan sur les Francs et les Alamans. Bien que sans marque d’atelier, cette monnaie doit être attribuée à Trèves sur des critères stylistiques. Constantin et son temps 682

LES SUCCESSEURS DE CONSTANTIN LES PORTRAITS CONSTANTIN II CONSTANS CONSTANCE II CONSTANCE II 568082 538843 547305 457816 CONSTANCE GALLE CONSTANCE GALLE JULIEN II LE PHILOSOPHE JULIEN II LE PHILOSOPHE 478931 180647 382212 274048 CONSTANCE II VÉTRANION pour CONSTANCE II VÉTRANION MAGNENCE 371668 484941 453414 450070 JULIEN II LE PHILOSOPHE JULIEN II LE PHILOSOPHE JOVIEN JOVIEN  529208 461678 520925 550816 MAGNENCE DÉCENCE DÉCENCE CONSTANCE GALLE 490160 brm_517377 535264 310090 Constantin et son temps 716

JULIEN II LE PHILOSOPHE (6/11/355‑26/06/363) Julien II naît en 330 à Constantinople. Épargné lors du massacre de toute sa famille en 337, il est envoyé en exil avec son demi-frère Constance Galle. Quand ce dernier devient césar, il obtient une semi-liberté et termine son éducation en particulier à Athènes. Converti au christianisme de force, il reste profondément païen et est initié au culte d’Éleusis et à celui de Mithra. Après la mort de Constance Galle, il devient césar le 6 novembre 355. Constance l’envoie en Gaule pour rétablir l’ordre, mais sans pouvoirs effectifs. Il s’émancipe de cette tutelle et remporte une grande victoire près de Strasbourg en 357. Il établit son quartier général à Lutèce. C’est là, en février 360, qu’il est proclamé auguste par ses troupes, premier empereur élevé sur un pavois. Flavius Claudius Julianus - César - (6/11/355-02/360). 382212. Solidus, 358-359, Arles, (Or, Ø 20,5 mm, 6 h, 4,45 g). A/ D N IVLIANVS NOB CAES. « Dominus Noster Iulianus Nobilissimus Cæsar » (Notre seigneur Julien très noble césar). Buste drapé et cuirassé, tête nue de Julien II à droite, vu de trois quarts en avant (A°). R/ GLORIA - REI - PVBLICAE/ VOT/ V/ MVLT/ X/ *// ●KONS(TAN). « Gloria Reipublicæ/ Votis quinquennalibus multis decennalibus » (La gloire du bien public/ Vœux pour le cinquième anniversaire de règne et plus pour le dixième anniversaire à venir). Rome et Constantinople assises de face sur une banquette, tenant ensemble un bouclier ; Rome est assise de face et tient un trophée de la main gauche qui repose sur son épaule ; Constantinople est assise à droite, tournée à gauche, le pied droit posé sur une proue de navire. Exemplaire sur flan irrégulier, bien centré des deux côtés. Très beau portrait particulier de Julien II. Joli revers de style fin. Belle patine de collection ancienne. C. 23 - RIC. 239 - Dep.- - AMA. 1351 (5 ex.) - F. 1185. RR �������������������������������������������������SUP AU 5500 € 2016 Chevelure courte. Portrait très particulier de Julien II césar. Philippe Ferrando signale au total cinq exemplaires recensés, dont un au musée d’Arles et quatre en mains privées. Julien reçoit le titre de césar le 6 novembre 355 et part ensuite pour la Gaule. Ce type est frappé à l’occasion des quinquennalia de Julien II en 358-359. 364483. Maiorina réduite, 355-357, Siscia, 8e ém., 4e off., (Ae, Ø 18 mm, 6 h, 2,89 g). A/ D N IVLIAN-VS NOB C. « Dominus Noster Iulianus Nobilissimus Cæsar » (Notre seigneur Julien très noble césar). Buste tête nue, drapé et cuirassé de Julien II césar à droite, vu de trois quarts en avant (A°). R/ FEL TEMP - REPARATIO/ M|-// (delta)SISL. « Felicitas Temporum Reparatio » (Le retour des temps heureux). Soldat casqué, vêtu militairement, tenant un bouclier sur le bras gauche et une haste de la main droite terrassant un cavalier tombé au sol couché sur son cheval tourné à gauche. Exemplaire sur flan très large et irrégulier, bien centré des deux côtés. Très beau portrait de Julien César. Frappe un peu molle au revers. Très jolie patine marron clair. C. 13 - RIC. 382 - LRBC. 1241. R ����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������TTB+ AU 41 € 2015 Poids très lourd. 344387. Maiorina réduite, 357-360, Siscia, 3e ém., 4e off., (Ae, Ø 17 mm, 12 h, 1,82 g). A/ D N IVLIAN-VS NOB C. « Dominus Noster Iulianus Nobilissimus Cæsar » (Notre Seigneur Julien très noble césar). Buste drapé et cuirassé, tête nue de Julien II à droite, vu de trois quarts en avant (A°). R/ SPES REI-PVBLICE// (delta)SIS*. « Spes Reipublice » (L’Espérance de la République). Julien II debout à gauche, vêtu militairement, tenant un globe de la main droite et une haste renversée de la main gauche. Exemplaire de qualité exceptionnelle pour ce type monétaire sur un petit flan parfaitement centré. Très beau buste de Julien César. Revers de haut relief. Magnifique patine vert olive foncé. C. 43 - RIC. 397 - LRBC. 1247. R ���������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������� SPL MS 150 € 2016 Cet exemplaire provient de la collection du professeur M. Caselli. Au départ, la maiorina est taillée au 1/72e de livre (4,51 g). Après 351, elle est taillée successivement au 1/132e de livre (2,46 g) (notre exemplaire), puis au 1/144e de livre (2,225 g), poids de l’ancienne demi-maiorina, et enfin au 1/168e de livre (1,93 g.). Julien entreprendra une grande réforme monétaire en 362. L’empire chrétien 738

FLAVIUS VICTOR (387/28/08/388) Flavius Victor est le fils de Magnus Maximus. Élevé à l’augustat en 387, il est chargé de la défense de la Gaule tandis que son père part pour l’Italie. Après la mort de son père, il tombe entre les mains d’Arbogast, général de Théodose Ier, qui le fait mettre à mort. Flavius Victor. 577930. Silique, 387-388, Milan, (Ar, Ø 16,5 mm, 12 h, 1,44 g). A/ D N FL VIC-TOR P F AVG. « Dominus Noster Flavius Victor Pius Felix Augustus » (Notre seigneur Flavius Victor pieux heureux auguste). Buste diadémé, drapé et cuirassé de Flavius Victor à droite vu de trois quarts en avant (A’a) ; diadème perlé. R/ VIRTVS RO-MANORVM/ -|-// MDPS. « Virtus Romanorum » (La Virtus des Romains). Rome trônant de face, tenant un globe de la main droite et une haste renversée de la main gauche. Exemplaire de qualité exceptionnelle pour ce type de monnayage. Superbe buste de Flavius Victor rehaussé par une agréable patine grise avec reflets dorés et bleutés. C. 6 (15f) - RIC. 19 b 2 - RC. 4210 (400£) - RSC. 6 Ac (600£). RR �����������������������������������������������������������������������������������������������������������SUP/TTB+ AU/AU 1215 € 2020 Exemplaire provenant de la collection Jean-Christophe Payen. Poids léger. 386051. Nummus, 387-388, Lyon, 1re ém., 1re off., (Ae, Ø 13 mm, 6 h, 1,05 g). A/ D N FL VIC-TOR P F AVG. « Dominus Noster Flavius Victor Pius Felix Augustus » (Notre seigneur Flavius Victor pieux heureux auguste). Buste diadémé, drapé et cuirassé de Flavius Victor à droite vu de trois quarts en avant (A’a) ; diadème perlé. R/ SPES RO-MA-NORVM/ -|-// LVGP. « Spes Romanorum » (L’Espérance des Romains). Porte de camp surmontée de deux tours et d’une étoile. Exemplaire dans un état de conservation rare pour ce type difficile à trouver ! Joli portrait et surtout très beau revers complet. Patine marron foncé. C. 3 - RIC. 36 b - B. 201 - RC. 4211 - LRBC. 388 (6f.) - MRK. 163 /6 var. RRR ����������������������������������������������������������������������������������������������������������������������������TTB XF 275 € 2016 Poids léger. Les petits bronzes de Flavius Victor sont rares et ne sont fabriqués qu’après sa nomination par Magnus Maximus en 387 avant que celui-ci ne parte pour l’Italie. ARCADIUS (19/01/383‑1/05/408) Arcadius naît en 377. Proclamé auguste par son père le 19 janvier 383, il reçoit l’Orient en héritage après la mort de Théodose Ier. L’Empereur, faible, laisse gouverner Rufin, le préfet du Prétoire, et Eutrope, un eunuque du palais. L’impératrice Eudoxie a une influence considérable sur l’Empereur, et le pouvoir militaire est entre les mains de Gaïnas, un Goth. En 402, Arcadius associe son fils Théodose II, né l’année précédente, et une brouille s’ensuit avec Honorius. Arcadius meurt en 408, âgé de 30 ans. Flavius Arcadius. 501096. Solidus, 395-402, Milan, (Or, Ø 20,5 mm, 6 h, 4,43 g). A/ D N ARCADI-VS P F AVG. « Dominus Noster Arcadius Pius Felix Augustus » (Notre seigneur Arcadius pieux heureux auguste). Buste diadémé, drapé et cuirassé d’Arcadius à droite, vu de trois quarts en avant (A’a) ; diadème perlé. R/ VICTORI-A AVGGG/ M|D// COMOB. « Victoria Augustorum » (La Victoire des augustes). L’Empereur debout à droite, vêtu militairement, le pied gauche posé sur un captif couché à gauche, les mains liées dans le dos, tenant un étendard de la main droite et un globe nicéphore de la main gauche. Exemplaire sur flan large et complet des deux côtés avec une frappe vigoureuse. Un minuscule manque de métal à 9 heures au droit. Métal légèrement éclaté à 3 et à 9 heures au revers. Revers de haut relief. C.- - RIC. 1205 (c) - RC. 4220 var. - MRK. 165 /5 (1000€) - Dep. 16 /1 (332 ex.). RR ���������������������������������������������������� SUP AU 920 € 2018 Cet exemplaire acheté le 30 juin 1953, provient de MONNAIES 36, n° 1107 et de la collection R. P. À l’exergue, COMOB est l’abréviation de « Comes Obryziacus » pour indiquer une monnaie d’or pur vérifiée par le comte des largesses privées. Pour Arcadius, ce type est plus rare que pour son frère Honorius. Il est frappé entre 395 et 402, avant l’élévation de Théodose II. Les deux frères vont ensuite se brouiller à cause de la nomination de Théodose II, né en 401 et nommé auguste l’année suivante. La fin de l’empire 767

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