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- 381 -

MONNAIES MODERNES FRANÇAISES

1043.

5 francs Napoléon Empereur, Empire français,

1813,

Toulouse, M,

$Fè

, 2211439 ex., (Ar, Ø 37,12 mm,

6 h, 25,01 g). (pd. th. 25,00 g, titre 900 ‰, taille 40 au kilo).

A/

Même Description.

R/

EMPIRE FRANÇAIS (petit lo-

sange) / (différent) 1813 (petit losange) M

. 5 / FRANCS (petit

losange), en deux lignes, dans une couronne composée de deux

branches de laurier, nouées à leur base par un ruban.

Tranche A.

M/

Carayon-Talpayrac (père) (1811‑1818).

GG/

Pierre-Joseph

Tiolier (1803‑1816).

G/

Pierre-Joseph Tiolier (1763‑1819) et

Nicolas-Guy-Antoine Brenet (1770‑1846).

Faible usure de circulation sur les reliefs. Des petites marques de

manipulationdansleschampsetdepetitschocssurleslistelsmais

la monnaie conserve une grande partie de son brillant d’origine

avec un effet légèrement camée sur les deux côtés. Jolie patine.

F. 307/68.

SUP 59

380 € / 650 €

Cet exemplaire provient de la Collection André Gauthiez.

C’est le nouvel exemplaire de la Collection Idéale.

247délivrancesentrele4janvier1813etle4janvier1814(9940

ex) ont été nécessaires pour frapper les pièces de ce millésime.

1044.

5 francs Napoléon Empereur, Empire français,

1814,

Toulouse, M,

$FÕ

, 368947 ex., (Ar, Ø 37,11 mm, 6 h,

24,95 g). (pd. th. 25,00 g, titre 900 ‰, taille 40 au kilo).

A/

Même Description.

R/

EMPIREFRANÇAIS (petit losange) / (différent)1814 (petit

losange) M

. 5 / FRANCS (petit losange), en deux lignes, dans

une couronne composée de deux branches de laurier, nouées à

leur base par un ruban.

Tranche B.

M/

Carayon-Talpayrac (père) (1811‑1818).

GG/

Pierre-Joseph

Tiolier (1803‑1816).

G/

Pierre-Joseph Tiolier (1763‑1819) et

Nicolas-Guy-Antoine Brenet (1770‑1846).

Minime usure sur la joue, ruban un peu plat, une faiblesse de

frappe sur les NC de FRANCSmais lamonnaie conserve encore

beaucoup de brillant avec un léger effet camée.

F. 307/82.

TTB 48

250 € / 400 €

1042.

5 francs Napoléon Empereur, Empire

français, contremarqué d’une tête de tigre, 1813,

Bayonne,L,

$Fý

, --- ex.,(Ar,Ø 37,26 mm,6 h,24,64 g).

(pd. th. 25,00 g, titre 900 ‰, taille 40 au kilo).

A/

Même Description.

R/

EMPIRE FRANÇAIS (petit lo-

sange) / (différent)1813 (petitlosange)L

.5 /FRANCS (petit

losange), en deux lignes, dans une couronne composée de

deux branches de laurier, nouées à leur base par un ruban.

Tranche A.

M/

Pierre-BonifaceDarripe(1810‑1829).

GG/

Pierre-Joseph

Tiolier (1803‑1816).

G/

Pierre-Joseph Tiolier (1763‑1819)

et Nicolas-Guy-Antoine Brenet (1770‑1846).

Usure régulière de circulation sur les reliefs. Contremarque

debellefacture.Lamonnaieestrecouverted’unejoliepatine

grise avec des reflets bleutés au droit.

F. 307/67 var.

RR. TB 25

500 € / 850 €

Contremarque « tête de tigre » au-dessus de l’oreille et

poinçon sur l’œil.

Dewamin, Tome I, p. 48‑49 et fig. 145, émettait les plus

grandes réserves sur l’origine de cette contremarque et

indiquait :«Aucundocumentn’estvenujusqu’icinousfournir

la lumière exacte sur cette contrefrappe ; la supposition à

peu près générale de tout le monde des numismates est

qu’elle serait l’expression de la haine et de la vengeance

des Vendéens à l’égard de Napoléon I

er

pendant les Cent

Jours. On sait qu’un mouvement a eu lieu en Vendée à

cette époque et qu’il fut réprimé par le général Lamarque.

Cela peut parfaitement être vrai ; mais, je le répète, aucune

pièce à l’appui de cette supposition n’est venue jusqu’alors

justifier son caractère d’authenticité».

ContrairementàcequeDewaminécritetàcequiestsouvent

soutenu dans des catalogues numismatiques, cette contre-

marque, généralement appelée à tort une tête de chouette,

ne présente aucun lien avec les Chouans ou la Vendée

même si elle est effectivement bien la manifestation d’une

opinion politique. François de Callatay et Jean-Baptiste

Forestier ont en effet démontré, dans leur article « Les

contremarques au tigre sur les monnaies napoléoniennes

», extrait de la Revue numismatique, n° 160, Paris, 2004,

pp. 343‑358, qu’il s’agissait d’une marque d’exécration

datant de 1815 et qui dénonce Napoléon le tigre (désormais

encagé). Bien qu’il soit extrêmement difficile d’en estimer

la quantité produite, la contremarque au tigre compte au

moins quatre poinçons différents et F. de Callatay et J.-B.

Forestier en ont recensé quarante-sept exemplaires ce qui

laissecroirequelaproductionacertainementétéimportante.

Les difficultés pour se procurer le matériel nécessaire à la

contremarque et pour remettre en circulation les monnaies

détournées prouvent qu’elles ne sont pas l’œuvre d’un

individu isolé mais sans doute celle d’un groupe politique

plus ou moins formel.