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Bulletin Numismatique n°268 37 L’ACJM vient de publier un fascicule concernant la pénurie monétaire. Outre le recensement de différents travaux menés sur ce sujet par l’association depuis sa création, cet ouvrage regroupe un certain nombre d’éléments nouveaux qui montrent que la monnaie dite de nécessité avait tout – dans son caractère officiel – d’une monnaie « comme les autres ». Ces monnaies ont été réalisées par les chambres de commerce, les syndicats de commerce et d’industrie, les unions ou fédérations de commerçants et les municipalités. Elles bénéficiaient de l’autorisation écrite ou, dans la plupart des cas, d’un accord tacite des autorité monétaires qui exigeaient qu’un dépôt de garantie équivalent au montant de l’émission fût effectué à la Banque de France ou auprès du Trésor Public. L’aire de circulation de telles monnaies, qualifiées de semiofficielles, couvrait souvent une région entière et parfois même s’étendait au-delà. C’était le cas, par exemple, des émissions de la Région Provençale, des chambres de commerce de l’Hérault ou de l’Union Latine de Toulouse. Les autres, de caractère privé, ont été le fait de commerçants d’industriels, de coopératives, d’entreprises de transport, etc. Elles ne faisaient l’objet ni d’autorisation administrative, ni de dépôt de garantie. Ces monnaies ont eu une utilisation beaucoup plus restreinte, souvent limitée aux besoins des émetteurs. À travers l’exemple des villes traité plus particulièrement dans ce fascicule, grâce auquel on verra que leur rôle est très différent d’une région à l’autre mais souvent en partenariat avec les associations commerciales ou les chambres de commerce, c’est toute la « mécanique monétaire » de cette période qui apparaît. Le fascicule de 50 pages peut être commandé auprès de l’ACJM (acjm@orange.fr au prix de 22 euros, frais d’expédition pour la France compris). Denis COURTOIS FACE À LA PÉNURIE MONÉTAIRE LA MONNAIE MÉTALLIQUE DE NÉCESSITÉ ÉMISE PAR LES INSTITUTIONS ENTRE 1914 ET 1933

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