Bulletin Numismatique n°266 70 Dans la prochaine vente du 22 septembre 2026, figure un très intéressant essai de 100 Francs de Charles X en cuivre dont nous vous donnons cidessous la description. Essai de 100 Francs, 1830, Monnaie de Paris (Cu, 17,23 g, 34 mm, 6 h) A/ Charles X ROI DE FRANCE. Tête nue de Charles X à droite, avec la base du buste large, sans signature, entouré d’un grènetis à l’avers. R/ 100 FRANCS / ESSAIS. / 1830 / différent graveur Trois fleurs de lys ; dessous, sur trois lignes 100 FRANCS / ESSAIS. / 1830 ; dessous le différent ancre sous lampe antique de Auguste-François Michaut. Tranche : lisse Graveur : Auguste François Michaut (1786-1879) T.T. 3070b1 – Mazard 887a – VG 2671 var. (métal) – G 1123 Présence de griffures dans les champs au-dessus du « 100 » (à gauche des fleurs de lys). Très rare. TTB 750€/ 1500€ C’est seulement la seconde fois que nous proposons un exemplaire à la vente ! Philippe Théret nous a autorisés à reprendre dans les colonnes du Bulletin Numismatique ses travaux de recherche en archives qui ont été publiés en 2024 dans Le Franc, les Essais, les Archives, Charles X (1824-1830), Cgb.fr, Paris, 2024. Sur la fin du règne de Charles X, des essais sont menés pour introduire deux nouvelles faciales en or : la 10 Francs et la 100 Francs. Le ministère des Finances est en effet régulièrement interpellé pour introduire des pièces de 10 francs et de 100 francs. La Commission des Monnaies confie le travail de réalisation des empreintes de 10 et 100 F à Tiolier. Mais Michaut en a connaissance et propose ses services. Lettre du 27 mai 1830 de De Sussy au ministre des Finances : « Votre Excellence m’a fait connaitre par sa lettre du 26 de ce mois que le Sr Michaut venait de lui adresser une demande à l’effet d’obtenir l’autorisation de graver les types des 2 nouvelles pièces d’or de 10 et de 100F, que la Commission des Monnaies propose de faire fabriquer. Vous avez bien voulu, Mgr, me dire que les 2 pièces gravées par M. Tiolier, et dont j’ai eu l’honneur de vous remettre 3 épreuves pour essais, seraient soumises samedi prochain à l’examen du conseil des ministres. Si l’opinion de M. le Baron Gérard, 1er Peintre du Roi, sur la parfaite exécution de ce travail sous le rapport de la ressemblance, est partagée par S.M., par S.A.R. Mr le Dauphin et par ses ministres, V.E. pensera sans doute qu’il n’y a pas lieu de faire appel au talent d’un autre graveur, car la supériorité de ce 2e travail pourrait à son tour être mise en question ; ce qui éveillerait les prétentions d’un 3e, d’un 4e artiste, et ouvrirait ainsi une espèce de concours dont les moindres inconvénients seraient les dépenses et la perte de temps. La tête de S.M. gravée par M. Tiolier a été adoptée par le gouvernement comme type de la monnaie de bronze envoyée aux colonies. Les retouches déjà faites à cette auguste effigie pour l’exécution des pièces d’or de 10 et de 100F, ont paru assez heureuses pour n’en laisser à désirer qu’une très légère qu’a indiquée luimême le Baron Gérard. La Commission des Monnaies pense donc que si le Roi et le conseil des ministres sont satisfaits du travail de cet artiste, les pièces d’or dont il s’agit pourront être bientôt mises en circulation, sans avoir égard à la demande du Sr Michaut ». Le ministre des Finances répond le 01 juin 1830 : « En réponse, Monsieur le Comte, à la lettre que j’ai eu l’honneur de vous écrire, le 26 du mois dernier, pour vous donner connaissance de la demande que fesait le S. Michaut à l’effet d’être autorisé à graver les types des deux nouvelles pièces d’or de 100 francs et de dix francs, vous me faites observer que, d’après la belle exécution des pièces gravées par le S. Tiolier dont vous m’avez remis des épreuves, il ne vous parait pas utile de faire un appel aux talents d’un autre graveur ; vous ajoutez de plus qu’admettre la demande du S. Michaut ce serait éveiller les prétentions d’autres artistes et 1830, QUAND CHARLES X VOULAIT UNE 100 FRANCS OR !
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