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Bulletin Numismatique n°266 13 LE COIN DU LIBRAIRE, PLAUTILLE, LA VIOLENCE SOUS LES SÉVÈRES La seconde partie (p. 85-121) porte le titre de « Rome sous Septime-Sévère ». Après avoir planté le cadre chronologique de l’ouvrage avec des retours en arrière comme au cinéma, l’auteur s’intéresse à son cadre spatial et géographique dans le cinquième chapitre (p. 86-102). Plus surprenant est de découvrir dans un sixième chapitre Julia Domna, « l’impératrice philosophe » (p. 103-121), chapitre qui permet de visualiser à nouveau cinq monnaies de l’Augusta. La troisième partie revient sur le rôle de Plautille dans ce drame shakespearien avec : « Épouser son bourreau » (p. 122175), partie construite autour de trois chapitres qui tournent autour d’un mariage politique (p. 123-132) avec Caracalla, le fils aîné de Septime Sévère et de Julia Domna défini comme « l’héritier sombre », (p. 133-161) où nous rencontrons à nouveau des monnaies. Cette partie se clôt sur le constat que Plautille est une impératrice sans pouvoir (p. 162-175) où nous avons la première monnaie de Plautille, un rarissime aureus (p. 174). La quatrième partie étudie minutieusement comment Plautille est passée de la lumière à l’obscurité et à la mort : « du Capitole à la roche tarpéienne » (p. 176-201) autour de trois chapitres de la chute de Plautien (en 205) (p. 176-190) à l’exil sur l’île de Pandeteria, reléguée et oubliée (p. 191-197) pour rencontrer finalement la mort, victime expiatoire de son mari, Caracalla, rancunier qui ne lui avait pas pardonné sa filiation et ne l’avoir jamais aimé (p. 198-201). La cinquième et dernière partie se consacre à celle du titre du livre : « À la rencontre de Plautille », construite autour des quatre derniers chapitres avec la « Damnatio Memoriæ » (p. 203-213) qu’il faut plutôt nommer maintenant « l’Abolitio Memoriæ » avec la publication récente en 2025 de l’ouvrage de, L’Abolitio Memoriae à Rome et dans le monde romain (Ier siècle av. n. è. – IVe s. de n. è.) aux éditions Septentrion (à lire absolument). Dans ce chapitre, nous pouvons percevoir la personnalité de Plautille à travers six bustes. Il est suivi d’un chapitre consacré aux maigres sources antiques qui ont retenu le nom de Plautille (p. 214-221). Le quinzième chapitre est consacré à la numismatique de Plautille (p. 222-232) où nous retrouvons, illustrés, les principaux revers associés à sa personne. Cette partie se referme sur un petit essai où l’auteur nous invite à suivre les traces de Plautille depuis Leptis Magna (Lybie) dont elle était originaire jusqu’aux îles Lipari où elle passa les dernières années de sa courte vie (p. 233-242). Dans son épilogue (p. 243-246), c’est à Lipari que Fabrice dans une envolée lyrique nous montre les liens qui l’unissent à Plautille, seule et attachante, victime du pouvoir et de ses jeux politiques où elle n’avait aucune chance de triompher, mais reste présente plus de 1700 ans après sa mort physique. La bibliographie (p. 247-264) s’organise autour de quatre thématiques. Les remerciements, p. 265) précèdent la postface de l’ouvrage (p. 268) : « Plautille, une Augusta sans voix », mais pas sans intérêt. Ce compte-rendu paraît avec la rentrée, mais c’est un ouvrage que vous pourriez emmener en voyage sur les pas de Plautille de l’Afrique à Rome et jusqu’aux îles Lipari afin de refaire le parcours avec l’Augusta trop tôt disparue, sacrifiée ! Laurent COMPAROT & Laurent SCHMITT Retrouvez plus de 700 références de livres sur Cgb.fr

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