Bulletin Numismatique n°266 12 Fabrice Bloch, Plautille, La violence sous les Sévères : essai bibliographique, historique et numismatique, Châtillon, 2026, broché, 14,5 x 21 cm, 268 p. (illustrations N&B dans le texte). Code : lp73 ; Prix : 19€. C’est un petit ouvrage, sans prétention, mais attachant, réalisé par un membre des Amis des Romaines (ADR) qui, en partant de la vie de cette Augusta, Publia Fulvia Palutilla, fille du préfet du prétoire, Plautien, apparenté à Septime Sévère, retrace l’histoire de la période et nous montre comment cette adolescente de quatorze ans fut une météorite dans le contexte complexe de la dynastie sévérienne. Le livre se parcourt comme un roman et se dévore facilement, le seul reproche que l’on pourrait lui faire est le manque d’un appareil critique (notes) qui aurait rendu son contenu plus scientifique, mais ce n’était pas le but recherché par son auteur. En effet, outre de l’information, puisée aux sources (Dion Cassius, Hérodien ou l’Histoire Auguste), il s’est livré à un essai littéraire où la fiction embrasse l’histoire. Rien n’est inventé, tout est là, présent, mais peut-être pas dans l’ordre dans lequel on l’attendrait, historique, chronologique, où la plume de l’auteur essaie de saisir l’image fugace de la jeune femme, trop tôt disparue, avalée par la politique et les enjeux du pouvoir où elle n’est qu’un pion ou une reine que l’on peut sacrifier au nom des intérêts supérieurs, de la raison d’État. Ne cherchez pas la table des matières, elle se trouve en fin d’ouvrage (sommaire) aux pages 266-267. L’ouvrage s’articule autour d’un prologue, de cinq parties divisées en seize chapitres et d’un épilogue complété par une bibliographie organisée autour de quatre thèmes, d’une page de remerciements et d’une postface qui le referme. Après avoir découvert que l’auteur a déjà livré un ouvrage de poèmes en 2026, nous débutons p. 3, par une dédicace en latin et sa traduction que je vous laisse le soin de découvrir et qui nourrira votre réflexion. Le prologue (p. 4-10) avec pour chapeau : « Une femme frappée sur l’argent » choix de l’auteur pour illustrer ses propos. Si aujourd’hui, Plautille nous est connue par ses deniers, de rares aurei ainsi que des bronzes, sesterces, as pas moins rares, ces monnaies furent frappées pendant la trop courte période où elle fut honorée entre son mariage et la chute de son père, de 202 à 205 entre ses quatorze et dix-sept ans avant d’être reléguée pendant les six années suivantes et d’être finalement éliminée, sur ordre de son mari, Caracalla, après le décès de son beau-père, Septime Sévère, âgée seulement de vingt-trois ans ! La première partie (une jeunesse happée par l’histoire) (p. 1184) est bâtie autour de quatre chapitres qui plantent le décor autour d’une enfant de l’aristocratie (p. 12-17), suivie d’un rappel de la situation à la fin du règne de Commode (180192) et de la dynastie des Antonins, débutée avec Nerva (9698) et des conditions de la prise de pouvoir par Septime Sévère en 193 avec l’année des cinq prétendants, dont Septime Sévère sort finalement le vainqueur final après une guerre de succession qui aura duré quatre ans (p. 18-33). Dans un troisième chapitre, l’auteur s’arrête sur les origines africaines de l’Auguste (p. 35-71) où nous rencontrons les trois premières monnaies de l’ouvrage. Faut-il rappeler que dans le sous-titre de l’ouvrage, nous avons la numismatique. Cette première partie se referme sur l’examen de la personnalité de Plautien, le parent, l’ami et le soutien de l’Auguste « devenu trop puissant » (p. 72-84). Nous avons dévoré cette première partie d’un trait sous une plume élégante et fluide. LE COIN DU LIBRAIRE, PLAUTILLE, LA VIOLENCE SOUS LES SÉVÈRES
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