Charles VII 7 (souvent 1 sur 100 000 pièces frappées) des exemplaires recensés, ou du moins des exemplaires assez bien conservés pour être attribués avec certitude à une atelier déterminé et à une émission précise. blancs 10 d t blancs 5 d t doubles t. deniers t. obole t. Tours 29/934 000 3/165 000 2/134 000 /? Angers 18/1 817 000 3/250 000 2/269 000 3/96 000 /72000 La Rochelle 21/738 000 2/469 000 /331 000 204 000 Toulouse 3/881 000 1/186 000 2/333 000 1/117 000 blancs 10 d t blancs 5 d t doubles t. deniers t. gros 15 d. t. Tours 9/793 000 /49 000 1/237 000 /81 000 4/69 000 La Rochelle 8/1 041 000 2/51 000 /72 000 /12 000 1/42 000 Toulouse /423 000 /21 000 1/14 000 blancs 10 d t blancs 5 d t doubles t. deniers t. Tours 9/1 070 000 17/876 000 4/53000 La Rochelle 16/606 000 /165 000 /132 000 /55 000 Toulouse 8/1 097 000 1/194 000 3/221 000 2/180 000 Tableau 1 - Émissions d’argent des années 1429-1435. Taux de survie des exemplaires C’est aussi une véritable base de données qui est ainsi mise à la disposition des chercheurs J’ai personnellement pu l’expérimenter en engageant une recherche sur les royaux d’or frappés de 1429 à 1435, qui a bénéficié de la participation des auditeurs du séminaire de numismatique médiévale et moderne de l’EPHE mais aussi du réseau constitué par G.Crépin. À partir de sa documentation il a été possible de mener des études de coins, telles que les pratiquent davantage les spécialistes de monnaies grecques, et d’évaluer le nombre de coins mis en service dans chaque atelier et par là les productions des ateliers dont les comptes ne sont pas conservés par comparaison avec ceux dont les chiffres de frappes sont connus. Autant d’informations précieuses pour évaluer les politiques monétaires du roi et les effets économiques de la masse monétaire émise. D’un point de vue plus technique d’organisation des ateliers monétaires, cela a également permis de calculer le nombre de pièces frappées par chaque coin en moyenne ou encore le taux de survie des pièces, en comparant le nombre des pièces frappées et celui des exemplaires connus aujourd’hui, et les résultats n’ont pas été ceux que l’on pouvait habituellement supposer. Avec guère plus de 2 000 exemplaires frappés en moyenne par chacun des coins de droit et un taux de survie d’un royal pour 1 000 pièces frappées, on est loin des taux de survie que l’on peut calculer pour les monnaies d’argent figurant dans le tableau 1. C’est un signe que bien des exemplaires, bien des émissions restent à retrouver pour bien des ateliers et une incitation à toutes les bonnes volontés de contribuer à enrichir
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