Atelier de Guise Charles VII Sources documentaires 696 P 170-171 (Voir article de D. Lemaire) Février 1424 ; il court à Paris et à St-Quentin des doubles faux faits à Guise. Partout où ils seront trouvés, ils seront coupés et confisqués. 28 mars 1430 ; il n’est pas question de cet atelier. 1435 ; Le manuscrit fr.1823, f° 90, le cite comme « ouvrant » à cette date. G ; Pris par les Anglais en septembre 1424 ; rouvert en 1435 jusqu’en 1442. Des lettres, adressées au capitaine du Beauvaisis, le 31 décembre 1433, par Etienne de Vignolles, dit La Hire1, capitaine général, pour Charles VII, dans les pays au nord de la Seine, mentionnent l’ouverture d’un atelier à Beauvais et relatent l’accord intervenu, à ce sujet, entre lui et l’évêque de cette ville, Jean Jouvenel, Juvénal des Ursins. Par ordre de Charles VII, cette forge devait fonctionner pendant une période de trois années2. Elle prenait en quelque sorte le relais pour Charles VII après la fermeture de l’atelier de Guise. 1 MELLEVILLE, Dictionnaire historique du département de l’AISNE, réimpression anastatique de l’édition de Laon 1865 (Bruxelles 1979), tome II, p. 56 : « Etienne de Vignoles, grand bailli de Vermandois », tome II, p. 447 : « Etienne de Vignoles, bailli de Vermandois en 1433 ». 2 Comte DE CASTELLANE, Les grands et les petits blancs au K de Charles VII, à la croix cantonnée, frappés à Beauvais, GNF, 1, 1897, p. 301-314, p. 307 : « Estienne Vignolles, dict La Hire, lieutenant du Roy nostre sire et capitaine général deça la rivière de Saine, ès païs de l’Isle de France, Picardie, Beauvaisin, Laonnais et Soissonnais et bailly de Vermandois, sçavoir faisons que, comme il nous soit apparu par lettres patentes du Roy nostre souverain seigneur, scellées de son grand scel, avoir esté par lui ordonné monnoye estre faicte en la ville de Beauvais, pour le bien, profit et utilité de la dicte ville et du païs d’environ, lesquelles lettres considerans la grande nécessité et faute de trouver monnoye qu’à de présent le peuple de la dicte ville et du pays d’environ, obstants les guerres, ayant cours de présent, et qu’en icelle en court de présent que la monnoye que forgent les ennemis, qui est chose aucunement desplaisant aux bons et loyaux subjects du Roi nostre dit sieur, avons délibéré et conclud de mettre icelle monnoye sus, lauelle chose nous ont voulu empescher les baillif et officiers de révérend père en Dieu, l’évesque et conte de Beauvais; pour laquelle cause nous serions traicts devers lui en requerant qu’il voulzit consentir icelle monnoye estre faicte en la ditte ville et prester lieu, maison, place et territoire pour icelle faire. Lequel nous respondit, que puisque nous l’asseurions ce avoir esté ordonné par le Roy nostre dit sieur, qu’il estait content, qu’en une maison qui fut messire de Longroy, assise sur l’eau du Thérain en la ruë du Pont-Saint-Sauveur, on forgeast et ouvrast icelle monnoye jusque à trois ans, sans préjudice des droicts de ses église et conté, de luy et de ses successeurs et de sa juridiction, et sans que par ce luy soit aucunement osté la cognoissance, correction et punition de ses sugets qui seroient commis officiers, ouvriers ou monnoyers en la dicte Monnoye et d’autres besoignans en icelle, sinon qu’ils délinquassent au faict de la dicte monnoye, au quel cas il estait content que la cognoissance en appartint à nous ou à nostre lieutenant, mais en autre cas vouloit que ses officiers en eussent la cognoissance comme ils eussent eu avant la dicte monnoye mise sus; laquelle chose nous lui avons, au nom du lieutenant du Roy nostre dict sieur, accordée et promise selon la forme par le dict
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