Atelier de Tournai Charles VII Monnaies d’or 1501 Texte d’André Decroly : « C’est avec un bon sens évident que Barrandon et Bompaire, parlant de l’"écu vieux" de Charles VII (lui aussi toujours déclaré non retrouvé dans les ouvrages de Hoc7 et de De Mey,8 écrivent dans leur excellent article9 : "Est-il vraiment concevable d’autre part que l’on n’ait pas retrouvé un seul exemplaire sur les 1.375.000 pièces frappées de 1423 à 1433 qui représentaient plus de 5 tonnes d’or ? Ne faut-il pas plutôt considérer que les critères de classement numismatique sont encore insuffisants." Ces monnaies ne sont en réalité pas rares à ce point. Les raisons de leur absence dans les catalogues antérieurs résident en ce que, d’une part, les différents à rechercher ne sont pas ceux décrits dans les ordonnances royales et, d’autre part, il s’agit d’exemplaires de titre en or faible, de masse réduite, de gravure parfois peu soignée et parfois mal frappés qui n’attirent guère l’attention des collectionneurs. Seront décrits ici quelques exemplaires apparus ces dernières années dans les ventes publiques. Il y a fort à parier que, maintenant que l’on sait un peu mieux ce que l’on cherche, de nombreux exemplaires (et de nouvelles variétés, probablement) apparaîtront dans les prochaines années. Les principales caractéristiques sont les suivantes : - l’étoile à six branches est un peu plus grande et ressemble davantage à celle aussi utilisée à Toulouse que lors des cinq premières émissions sous Charles VI, mais l’absence de point 5e permet d’éviter toute confusion. - toujours une croisette initiale. - "N" droit dans "FRANCORV", contrairement aux cinq premières émissions de Charles VI. - jamais de différent d’atelier au droit (point plein ou creux 16e). - trèfle ( ) terminant la légende au droit et au revers (même si parfois très peu visible) ; à mettre en relation avec le double gros cromstert de type II. - étoiles à 6 pointes pour séparateur au revers. - aucun différent n’apparaît sous la croisette initiale. NB : Il pourrait exister une variété avec un annelet sous la croisette initiale, mais elle ne sera plus retenue dans cette seconde édition car son existence devrait être confirmée. Une chose est sûre, l’exemplaire avec étoile sous la croisette initiale décrit par De Mey (n°109) est en réalité de Toulouse (3e émission, point creux 5e visible sur la photo) dont l’atelier a aussi fait usage d’une étoile à six branches sous Charles VII. » 7 Marcel HOC : Histoire monétaire de Tournai. Société Royale de Numismatique de Belgique (Bruxelles), 1970. 8 Jean DE MEY : Les monnaies du Tournaisis. Numismatic Pocket (Bruxelles), 1975. 9 Jean-Noël BARRANDON et Marc BOMPAIRE : Écus d’or affaiblis, de 1417 à 1436. La Revue Numismatique, 1992.
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