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LE TRÉSOR DE ROCQUENCOURT
.
Antoninien, 252, fin 252 - mi 253,
Viminacium, 4
e
off., (Bill, Ø 22 mm, 12 h, 4,30 g). (pd. th. 3,38 g,
titre 350 ‰, taille 1/96 L., 2 deniers).
A/
IMP C C VIB TREB GALLVS P F AVG
. (A2).
R/
IVNOMARTIALIS
. « IunoMartialis », (Junonmartiale). Junon,
drapée, assise à gauche tenant un objet indéterminé (deux épis de
blé ?) de la main droite et un sceptre transversal de la gauche.
Exemplaire idéalement centré au droit avec un portrait inhabituel.
Joli revers. Patine grise.
C. 46 - RIC. 69 - Cunetio- - RCV. 9630 - RSC. 46.
R. TTB+
75 €
Exemplaire provenant du trésor de Rocquencourt, numéros
1543 à 1551, avec son étiquette.
Poids lourd. Rubans de type 3. Ptéryges invisibles sous le
paludamentum à peine visibles. Sans marque d’officine au
droit ou au revers.
Pour lemonnayage normal, ce type de revers appartient àVolusien.
Au cours de l’émission spéciale, ce type de revers est donné à
Trébonien Galle, bien que des mélanges de coins font qu’on le
retrouve aussi pour Volusien. Un des principaux problèmes des
monnaies de cette émission est que si nous acceptons son attribution
à Rome, il faudrait alors admettre que l’atelier de Rome ait changé
son organisation pour cette émission (ce qui justifierait le terme
d’émission spéciale) en attribuant quatre officines à Galle et deux
à Volusien, pour, ensuite, revenir à son organisation première avec
trois officines pour chaque auguste.
.
Antoninien, 253,
Viminacium, 5
e
ém., 3
e
off., (Bill, Ø 22 mm, 6 h, 3,05 g). (pd. th. 3,38 g, titre 350 ‰,
taille 1/96 L., 2 deniers).
A/
IMP C C VIB TREB GALLVS AVG
. (A2).
R/
LIBERTAS PVBLICA
. « Libertas Publica », (La Liberté
publique). Libertas (la Liberté) drapée debout à gauche, tenant un
bonnet de lamain droite et un sceptre transversal de lamain gauche.
Exemplaire sur un flan large et ovale, parfaitement centré des deux
côtés. Magnifique portrait et revers de style fin. Patine grise. A
conservé son coupant d’origine.
C. 68 - RIC. 70 - RC. 2787 (30£) - RSC. 68 - Eauze 1001 -
RCV. 9636 - MRK. 83 /12 var.
R. SPL
145 €
Exemplaire provenant du trésor de Rocquencourt, avec son
étiquette. Monnaie publiée, planche IX, numéro 1552, de
« Trésors Monétaires VIII », 1986.
Rubans de type 3. Ptéryges fines sous le paludamentum.
Attribué précédemment à Milan, aujourd’hui abandonné, cet
antoninien est donné à un atelier incertain par D. Sear. Nous
préférons y voir une émission de l’atelier de Viminacium. L’atelier
provincial a ouvert sous Gordien III (239‑240). Normalement
l’atelier impérial ne fonctionnerait qu’à partir du règne conjoint
de Valérien-Gallien. Nous avons déjà démontré que l’atelier
avait frappé pour Émilien en 253. Pourquoi l’atelier impérial de
Viminacium ne pourtait-il pas commencer à frapper sous le règne
de TrrébonienGalle (251‑253), voire sous TrajanDèce (249‑251)
) un moment où l’empereur se trouve sur place et doit financer
d’importantes opérations militaires.
Antoninien, 252,
Rome, 3
e
ém., 1
re
off.,
(Bill, Ø 22,5 mm, 9 h, 4,06 g). (pd. th. 3,38 g, titre 350 ‰,
taille 1/96 L., 2 deniers).
A/
Même Description.
R/
AP-OLLSALVTARI
. «Apollini Salutari », (Apollonqui apporte
le salut).Apollon nu debout à gauche, tenant une branche de laurier
de lamain droite et une lyre de lamain gauche posée sur un rocher.
Exemplaire frappé sur unflanovale. Superbe portrait et joli revers de
style fin. Patine grise. Lamonnaie a conservé son coupant d’origine.
C. 20 (2f.) - RIC. 32 - RCV. 9627 - MAR. 165 - Eauze 990.
R. SUP
95 €
Exemplaire provenant du trésor de Rocquencourt, avec son
étiquette. Monnaie publiée, planche IX, numéro 1451, de
« Trésors Monétaires VIII », 1986.
Poids lourd. Rubans de type 3. Les ptéryges sont invisibles
sous le paludamentum. Orientation des coins très inhabituelle.
TrébonienGalle avait placé l’Empire sous la protection d’Apollon
Sauveur et de Junon Combattante pour combattre l’épidémie de
peste qui le dévastait. Au revers de cet antoninien pourrait être
représentée une statue d’Apollon Medicus élevée par Caracalla,
après sa visite à Grand (Vosges), au dieu prophylactique. Cette
statueaurait trouvé saplacedans un templed’ApollonMedicus élevé
dans le quartier du Cirque Maxime (Regio IX). Une ou plusieurs
statues du Dieu auraient pu se trouver à l’intérieur du Temple.
Antoninien, 253, début,
Rome, 4
e
ém., 1
re
off., (Bill, Ø 20,5 mm, 6 h, 3,20 g). (pd. th. 3,38 g, titre 350 ‰,
taille 1/96 L., 2 deniers).
A/
Même Description.
R/
FELICI-TAS PVBLICA
. « Felicitas Publica », (La Félicité
publique). Felicitas (la Félicité) drapée, debout de face, regardant
à gauche, tenant un caducée de la main droite et un sceptre
transversal de la gauche, posant le coude gauche sur une colonne.
Exemplaire dans un état de conservation exceptionnel, idéalement
centré sur un flan ovale et irrégulier. Portrait de toute beauté !
Joli revers. Patine grise. La monnaie a conservé son brillant et
son coupant d’origine.
RIC. 34 a - ROME11/65 a - RC. 2782 - C. 41 - RCV. 9630 (60$).
R. SPL /SUP
125 €
Exemplaire provenant du trésor de Rocquencourt, avec son
étiquette. Monnaie publiée, planche IX, numéro 1477, de
« Trésors Monétaires VIII », 1986.
Rubans de type 3.
Après l’émission spéciale, au cours de laquelle le revers Felicitas
fut attribué à Volusien, la quatrième émission restaure ce type
à Trébonien Galle. La légende de revers est toujours la même,
bien qu’elle fut abrégée sous la forme FELICITAS PVBL au
cours de l’émission spéciale, mais l’iconographie du revers est
nouvelle : l’allégorie tient un sceptre transversal et s’appuie
sur une colonne, élement que l’on retrouve sur le type Libertas.