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MONNAIES MÉROVINGIENNES
RVTENIS CIVITAS - RODEZ
(Aveyron) - (VII
e
‑VIII
e
 siècles)
Triens, VINDIMIVS monétaire,
600‑675,
Rodez (12), (Or, Ø 12 mm, 12 h, 1,29 g).
A/
Anépigraphe
.Têtediadéméeàdroite ;devantleprofil,un
signe ressemblant à unAdont les hastes sont prolongées et
soudées à un globule.
R/
+VENŒMIVSM
. Monogramme
formé des lettres de RVTENIS.
Superbe monnaie, sur un flan un peu court mais avec une
frappecentréeetdestypespresquecomplets,particulièrement
vigoureux. Patine de collection ancienne sur des reliefs
très saillants.
B. 3888, 3898 - P.cf. 1896 - MEC. 1/cf. 442‑444 - Laf/L.-.
RRR. SPL
3500 €
Au revers, le monogramme central est facilement déve-
loppable en RVTENIS. Le premier monnayage de Rodez
est un monnayage royal, pour CHILDEBERT (cf. B.
3866‑3869). Le type du revers est déjà un monogramme
(moins élaboré, avec seulement les lettres RET) associé
à un buste de face au droit, ou alors une croix accostée
des lettres R et V, associé à un petit personnage en pied
(hérité de la victoire romaine) au droit.
Pour le type de notre triens, avec une tête laurée à droite
et le monogramme de RVTENIS, plus d’une douzaine
de monétaires sont attestés. Si le monnayage d’or est très
abondant, seulement deux deniers sont répertoriés (B.
3947‑3948) d’une typologie de droit assez hétérogène,
mais avec le même monogramme au revers.
BANASSAC
(BANNACIACO) - Lozère - (VII
e
 siècle)
.
Triens au vase et au rameau à trois
branches, 620‑640,
Banassac (48), (Or, Ø 11,5 mm, 3 h,
1,22 g).
A/
Anépigraphe
.Tête barbare diadémée, à droite ; diadème
très saillant à la tranche perlée ; calotte et bouton occipital ;
devant le profil, rameau renversé à trois baies.
R/
G●ANETANO / ●BA●H
. Calice à deux anses, entre
deuxglobules,posésurune ligned’exergueperlée ; légende
autour et à l’exergue.
Monnaiecomplète,surunflanuntoutpetitpeucourt.Frappe
vigoureuse et centrée des deux côtés. Flan en assez bon or
avec une surface homogène.
B. 744‑747 - P.- - MEC. 1/423 var. - Laf/L. 162.
RR. TTB+
2800 €
Ce triens correspond au groupe 12‑2E pour lequel
seulement 6 exemplaires ont été étudiés (les quatre du
Belfort, le n° 25 d’Avignon et un exemplaire passé en
vente au Crédit e la Bourse en 1994).
Le n° 423 de Cambridge a ce même avers, mais associé à
la légende TELAFIVS MONETA..
.
Denier,patriceNemfidius,c.700‑710,
Marseille (13), (Ar, Ø 10 mm, 8 h, 0,73 g).
A/
Même description.
R/
Monogramme dans un grènetis.
Denier avec des reliefs assez nets, mais de frappe un peu
molle, surtout au revers. Flan presque quadrangulaire, avec
une belle patine grise.
B. 2665 var. - P.- - MEC. 1/- - Laf/L.- - Cimiez.cf. 81 et
82 pl. IV.
RR. TTB
250 €
Le droit est très proche du n° 589 deMONNAIESXI, avec
la même tête bouclée et un monogramme approchant au
revers (proche du Belfort 2665).
La lecture de NEMFIDIVS est assez compliqué dans ce
monogramme où on peut deviner les lettres TVSE (?).
.
Denier, patrice Nemfidius, 700‑750,
Marseille (13), (Ar, Ø 10,5 mm, 3 h, 1,02 g).
A/
Anépigraphe
. Buste à droite, tête avec un diadème terminé
par une croisette.
R/
NEFenpleinchamp,
.unecroisetteau-dessusetgrènetisautour.
Exemplaire frappé sur un flan irrégulier et un peu court avec une
frappedécentréetfaibleparendroits.Patinedecollectionancienne.
P. 1563 - B. 2649 - MEC. 1/557 - Laf/L. 214 - Morel Fatio,
pl. IV, n° 71‑74.
R. TB /TB+
140 €
Pour Jean Lafaurie, la fabrication des monnaies d’argent
commence vers 675, date de l’assassinat de Childéric II. Ces
fabrications continuent jusqu’à l’avènement de Pépin le Bref
en 751. La plupart de ces monnaies nous sont connues grâce
à l’inventaire de Morel-Fatio du Trésor de Nice-Cimiez et à la
publication de Chabouillet en 1890. Le trésor qui fut découvert
en 1851 contenait 2.294 deniers d’argent dont 1.500 pièces
de Marseille d’après Grierson. Le trésor aurait été enfoui
entre 730 et 740.
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