MONNAIES DES COLONIES
Malheureusement, entre les intentions des responsables
marocains, l’exécution par la Monnaie de Paris (nous
avons vu que l’auteur des coins ne connaissait pas la
langue arabe) et les traditions locales éventuellement
différentes, il est très difficile de trancher.
Cet exemplaire provient de la Collection Michel.
ESSAI LÉGER DE 5 DIRHAMS MOULAY
YOUSSEF I AN 1331, ALUMINIUM, 4,5
GRAMMES
1913
R3
��������
FDC 850 €
Nous ignorons quel est le poids de l’exemplaire de réfé‑
rence et si ces essais en aluminium étaient vraiment
destinées à ce type.
On notera sur cet essai que les coins utilisés furent par‑
ticulièrement mal polis et ont imprimé avec le type d’in‑
nombrables petites traces de rayures en relief.
Nous avons souvent inversé les illustrations du livre de
Jean Lecompte avers/revers car le Maroc étant un protec‑
torat, la puissance émettrice, théoriquement placée à
l’avers, est le roi du Maroc et non la République française.
Pour cette pièce, qui ne mentionne pas de statut poli‑
tique particulier ni n’utilise le système inspiré de celui
des Français (qui n’apparaît qu’en 1339 A.H., on de‑
vrait certainement placer à l’avers le nom et les titres du
roi. On notera que dans ce cas l’avers porte également
la valeur faciale, le revers une autre expression de la
valeur faciale, le lieu et l’année de frappe.
Malheureusement, entre les intentions des responsables
marocains, l’exécution par la Monnaie de Paris (nous
avons vu que l’auteur des coins ne connaissait pas la
langue arabe) et les traditions locales éventuellement
différentes, il est très difficile de trancher.
Cet exemplaire provient de la Collection Michel.
MAROC - PROTEC-
TORAT FRANÇAIS
FRAPPE BIFACE DE 10 MOUZOUNAS
EN ARGENT
1912
R3
����������
FDC 1800 €
La perplexité est totale quant à cette frappe pour la
première fois publiée dans MONNAIES 30 qui utilise le
coin de revers de la 10 mouzounas de Moulay Yussef en
bronze, frappée en AH 1330. Il est probable, compte tenu
du métal, qu’il s’agisse d’une frappe d’hommage.
Selon Jean Le Floch, cet essai n’a pas été réalisé à Poissy,
qui frappera pourtant pour partie ce type, mais à la Mon‑
naie de Paris : Poissy n’avait pas l’autorisation de frapper
en métaux précieux. En revanche, Jean-Pierre Mallet fait
remarquer qu’existent des essais en or et argent, frappés à
Poissy, au type de l’Hercule, pour Monaco, émissions de
1924 en 50 centimes, 1 franc et 2 francs : rien n’exclut donc
que cette 10 mouzounas en argent ait bien été frappée à
Poissy. Toutes les hypothèses restent donc ouvertes, les ar‑
chives de l’atelier de Poissy ayant disparu.
Cet exemplaire provient de la Collection Michel.
ESSAI 5 DIRHAMS MOULAYYOUSSEF
I AN 1331, NICKEL
1913
R3
��������������
FDC 1200 €
Cet essai est en frappe médaille.
Nous avons souvent inversé les illustrations du livre de
Jean Lecompte avers/revers car le Maroc étant un protec‑
torat, la puissance émettrice, théoriquement placée à
l’avers, est le roi du Maroc et non la République française.
Pour cette pièce, qui ne mentionne pas de statut poli‑
tique particulier ni n’utilise le système inspiré de celui
des Français (qui n’apparaît qu’en 1339 A.H., on de‑
vrait certainement placer à l’avers le nom et les titres du
roi. On notera que dans ce cas l’avers porte également
la valeur faciale, le revers une autre expression de la
valeur faciale, le lieu et l’année de frappe.
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