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168 COLLECTION PHILIPPE SCHIESSER Les Monnaies d’or de la collection Philippe Schiesser figurent dans cette live auction. La seconde partie de la collection Philippe Schiesser, avec les monnaies d’argent, sera présentée lors de la live auction du 5 septembre 2023. Nous le laissons vous présenter ci-dessous son cheminement et l’histoire de sa collection. Les monnaies mérovingiennes sont généralement rares, compliquées à identifier et très diversifiées. Ma collection est le fruit de trente années de recherches ainsi que d’achats à travers le monde. Certaines viennent de Belgique et d’Allemagne ou encore des ÉtatsUnis. Il est traditionnellement retenu que le monnayage d’or mérovingien est frappé jusque vers 670 avant d’être supplanté par un monnayage d’argent. Un changement aussi strict dans le temps dans un territoire aussi morcelé politiquement peut être sujet à discussion. Le premier trésor d’or mérovingien collectionné fut le trésor de Buis en 1855. Le trésor de la Bogisère qui était composé de « plusieurs milliers de tremisses » fut massivement refondu, à l’exception d’une cinquantaine de monnaies achetées par l’actuel Département des Monnaies, Médailles et Antiques de la Bibliothèque nationale de France et de quelques centaines « passées entre les mains » de B. Fillon (300 ou 400 environ sur les 3 000 du trésor). Pourtant, depuis trente ans, je les recherche ardemment, les achetant inlassablement dans les ventes et bourses numismatiques. La mise en ligne des ventes, y compris internationales, dont CGB fut l’un des pionniers en France, m’a permis de réunir un grand nombre de monnaies du Haut Moyen-Âge, parmi lesquelles 34 monnaies d’or mérovingiennes – ou assimilées, pour les fausses d’époque. La collection de ma région d’origine a été favorisée. Les monnaies de Touraine sont ainsi largement représentées. Elles furent le point de départ de mon travail universitaire. Les grandes collections publiques détiennent évidemment plus d’exemplaires : le Département des Monnaies, Médailles et Antiques de la Bibliothèque nationale de France (Paris), le Münzkabinett de Berlin, le Fitzwilliam Museum de Cambridge ou le cabinet des médailles du Musée des Beaux-Arts de Lyon. La base de données de CGB compte, quant à elle, 554 tremisses et 10 solidi d’or. Peu nombreuses sont les collections privées vendues récemment regroupant autant de monnaies d’or mérovingiennes. La dernière fut celle de mon défunt ami Raymond D. Elle fut vendue par CGB en 2018. Elle comprenait 33 monnaies d’or. Seule la collection B. Chwartz en dispersait plus : 25 solidus et 24 tremisses en 2009 et 25 solidi et 39 tremisses en 2010. Pour retrouver une vente aussi importante, il faut remonter à 1949 (vente Münzen und Medaillen d’A. Cahn des 8/10 décembre 1949), et avant encore, à la vente A. Cahn, du 14 décembre 1932 (collection du prince de Fürstenberg) qui comprenait 226 monnaies d’or. La présente vente est celle d’une « collection de chercheur ». Le choix a été fait de sélectionner de préférence... les monnaies rares ou inédites. Les types nouveaux et les particularités y sont particulièrement bien représentés. Les préparations de futurs articles sur les imitations de tremisses de Touraine font que plusieurs sont présentes dans ce catalogue. Dans de nombreux cas, elles serviront d’exemplaires de référence.

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