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- 151 - UNELLES - Indéterminées de Basse Normandie (III e - II e siècle avant J.-C.) Traditionnellement attribuée aux Unelles, cette rare série est à rattacher au grand groupe de monnaies d’or basées sur l’hémistatère, dit «Groupe de Normandie», entre le IIIème siècle et la première moitié du IIème siècle avant J.-C. 264127. Quart de statère au monstre mangeur de soleil, tête à gauche , I er siècle avant J.-C. , (El, 13 mm, 11 h, 1,46 g). A/ Anépigraphe. Tête chevelue à gauche, non laurée, la chevelure exubérante et bouclée ; la base du cou perlée ; grènetis. R/ Anépigraphe. Loup monstrueux à droite, inspiré du lion grec, retournant la tête en arrière pour saisir dans sa gueule une rouelle ; au-dessus de la rouelle, croissant de lune orné ; un petit aigle de face entre les jambes du cheval ; un épis de blé, la tige ondulée, devant le cheval et divers autres lignes brisées autour des types principaux. Agréable petite monnaie avec un très bel avers mais un revers un peu plus confus et légèrement décentré. Frappe un peu molle ou issu d’un coin fatigué. Le métal est comme écroui par endroits, avec de petites concrétions sombres localisées de part et d’autre. LT.manque - - DT.2069 var. - Sch /D.cf. 268 hémistatère. - CN 143, mars 2000, p 29, fig. 2 (=DT. 2069) - cf. La Numismatique en Normandie, Bordeaux-Saint-Clair, pl. 2, n° 53 et 54 (var.). RRR. TTB ......................................................... 3500€ Cette série est très rare. Hémistatères et quarts con- fondus, toutes les monnaies publiées pour cette série semblent avoir une tête à droite. Ce quart de statère s’intègre parfaitement dans la sé- rie, avec un revers très proche des autres exemplaires connus mais un avers nouveau avec la tête à gauche ! Le style de la tête semble plus classique que celui du DT. 2069 où la chevelure est très largement dispropor- tionnée par rapport au visage. La base du cou n’est pas ornée de petites esses, comme c’est habituellement le cas, mais seulement d’un collier de perles. Les auteurs du Nouvel Atlas précisent que “cette série présente la particularité d’offrir un revers directement inspiré par une émission grecque de Milet (Ionie) qui remonte au début du IVème siècle avant J.-C.”. Cette série est attestée par de rares hémistatères et par d’encore plus rares quarts de statères qui sont la ré- duction fidèle, à quelques détails prêts, des hémistatères. Aucun statère unité n’est connu pour cette série. BAÏOCASSES (Région de Bayeux) (II e - I er siècle avant J.-C.) Les Baïocasses ou Bodiocasses ne sont pas cités dans la Guerre des Gaules de César. Ils occupaient une partie de la Normandie actuelle, le Bessin. Ils avaient pour voisins les Unelles, les Viducasses et les Véliocasses. Leur principal oppidum était Augustodurum (Bayeux). 233495. Statère d’électrum au sanglier , II e - I er siècles AC. , (El, 19 mm, 1 h, 7,00 g). A/ Anépigraphe. Têtehumaineàdroite, les cheveuxen grosses mèches ; un sanglier à droite dans la chevelure. R/ Anépigraphe. Cheval androcéphale galopant à droite ; un sanglier à droite, entre les jambes du cheval ; restes de l’aurige au-dessus du dos, tenant le vexillum devant le poitrail du cheval. Flan assez large avec les types de droit et de revers com- plets. Le droit est de frappe molle tandis que le revers est assez net. Le centrage est presque parfait des deux côtés. Usure marquée et homogène avec une dizaine de petites rayures parallèles derrière le visage au droit. LT.6955, 6982 - DT.2254 - Sch/L.-. RRR. TB+ / TTB ............................................... 1275€ C'est le n° 1164 de MONNAIES 43. Il est regrettable que le droit ne soit pas mieux frappé avec un coin un peu plus frais ! Le sanglier se devine quand même dans la chevelure au droit. Le revers est complet, relativement net et idéalement centré. Cet exemplaire provient probablement d’une ancienne trouvaille. Il est très proche et des même coins que l’exem- plaire de la collection de Saulcy, vendu sous le n° 1763 de la vente Cahn 81 du 5 avril 1933. Dans le catalogue du musée de Rennes, K. Gruel pré- cise justement que pour les Baïocasses, «ce sont là encore des séries monétaires essentiellement connues par des trésors ; l’étude de l’ensemble de ces séries reste à reprendre». Cette étude est désormais large- ment dégrossie avec le Tome 2 du Nouvel Atlas qui re- groupe la quasi-totalité des types connus et attribués aux Baïocasses. Le classement des monnaies d’or se divise en deux classes ou séries ; «aux lyres» et «aux sangliers». Le DT 2254 auquel correspond notre statère, est conservé au musée de Rouen et provient du trésor de d’Ectot-les Baons, Yerville (Seine-Maritime).

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