cgb.fr

- 112 - 264937. Potin “à l’animal cornu” , I er siècle avant J.-C. , (Pot, 17 mm, 11 h, 2,47 g). A/ Anépigraphe. Tête fortement stylisée à gauche, le crane nu ; une série de globule sous et derrière la tête. R/ Anépigraphe. Animal stylisé et cornu à droite ; un globule entre les jambes. Beau petit potin, sur un flan relativement large avec un droit un peu mou mais un agréable revers complet. Patine gris vert foncé. LT.manque - DT.2652 - PC.15.05. RRR. TTB ........................................................... 160€ Ce type de potin semble se diviser en plusieurs varié- tés, selon qu’il y ait ou pas un torque qui entoure l’ar- rière du crane, et éventuellement selon la présence du globule entre les jambes du cheval. Ce type de potin ressemble à certaines pièces de la vallée du Rhône pour le revers. L’animal du revers semble d’ailleurs librement inspiré par le cheval des Sénons. L’exemplaire du Gaümann, n° 127 a la particularité d’avoir un torque qui encadre l’arrière du crane (comme c’était le cas pour le potin n° 661 de MONNAIES XXVI). Ce torque est caractéristique des potins PC 15.06 ou PK 126. Nous avions proposé une attribution à la Touraine, par analogie avec les potins avec la tête dite «diabolique», mais l’ouvrage de H. Patat sur les potins référence ce type de potin aux Tricasses ou aux Sénons. Dans leur Nouvel Atlas, L.-P. Delestrée et M. Tache, illustrent un exemplaire de même type. Il existe un autre type de potin avec ce droit, mais avec deux têtes coupées autour du cheval (?) au revers. Il s’agit des séries DT. 571 et DT. 583. LINGONS (Région de Langres) (II e - I er siècle avant J.-C.) Le territoire des Lingons était très vaste, à cheval sur l’actuel département de laHaute-Marne et sur une partie de la Côte d’Or, de l’Yonne et de l’Aube. Leur capitale était située à Langres. Ils étaient entourés par les Séquanes, les Mandubiens, les Leuques, les Rèmes, les Suessions, les Sénons et les Éduens. C’était l’une des plus grandes civitas de la Gaule. Langres, qui a conservé leur nom, semble avoir été l’un de leurs oppida. Alliés des Ro- mains, ils ne participèrent pas à la Guerre. Les Helvètes, lors de leur retraite après la défaite de Bibracte, traversèrent le territoire lingon. Et en 52 avant J.-C., ils n’envoyèrent pas d’émissaires, ne s’associèrent pas à la révolte et ne participèrent pas à l’armée de secours envoyée à Vercingétorix. En revanche, en 51 avant J.-C., ils fournirent un contingent de cavalerie aux Ro- mains afin de combattre les Bellovaques et les Belges. Ils restè- rent donc fidèles à l’alliance romaine. 233496. Denier KALETEDOY, tête à droite, au delta renversé - exemplaire du Nouvel Atlas , c. 80-50 AC. , (Ar, 12,5 mm, 8 h, 1,87 g). A/ Anépigraphe. Tête casquée à droite. R/ ΚΑΛ−∆−[Ο−Υ] . Cheval bridé et sanglé passant à gauche ; légende autour, avec le delta renversé entre les jambes. Denier frappé sur un flan un peu court, mais centré des deux côtés. Le droit est complet, avec une chevelure par- ticulière et une frappe faible et/ou une usure homogène. Le cheval est presque complet au revers, mais avec une faiblesse de frappe sur la tête et le bout des jambes hors flan. Agréable patine de collection ancienne. LT.8291 var. - DT.S 3197 A - RIG.92. RRR. TB+ / TTB ................................................. 300€ C'est le n° 1189 de MONNAIES 43. Si le revers de ce denier est parfaitement identifiable avec le delta renversé typique de la classe A, le droit est nettement plus inhabituel, avec une tête à droite et non pas à gauche comme c’est normalement le cas. Cette variante est exceptionnelle et manque à toutes les col- lections consultées ! Il revient au Dr. Jean-Baptiste Colbert de Beaulieu d’avoir attribué ces deniers et non pas quinaires, comme les décrit Simone Scheers, aux Lingons. A. Deyber et S. Scheers les ont répartis en deux grandes catégories (A et B) et 9 clas- ses. Précédemment, ces pièces avaient été données aux Ca- lètes, aux Leuques, aux Éduens, aux Rèmes ou aux Médiomatriques. D’après les travaux du Dr. Colbert de Beaulieu, la frappe de ces deniers commencerait vers 80 avant J.-C. La production très importante implique une lon- gue durée de fabrication probablement jusqu’à la fin de la Guerre des Gaules, vers 50 avant J.-C. Le monnayage est fortement romanisé avec la tête de Rome casquée qui caractérise les émissions de la vallée du Rhône et de la Saône. Le prototype est romain à cause de l’inscription SVLA qui se rencontre sur certains exemplaires du début de ce monnayage et pourrait avoir été empruntée à Publius Cornelius Sulla, dont les deniers furent frappés en 151 avant J.-C. (RRC. 205/1). Le Dr. Colbert de Beaulieu pen- sait que le nom SVLA des prototypes était à rapprocher du Dictateur romain qui mourut en 79 avant J.-C. Notre de- nier pourrait alors avoir été inspiré par le denier de Lu- cius Manlius Torquatus frappé en 82 avant J.-C. et qui laisse apparaître le nom de Sylla au revers. Ce nom disparut rapidement sur les deniers gaulois. De nombreux auteurs classent encore aujourd’hui ces deniers comme «incertains de l’Est». Devant la multitude des styles de portrait et la variété des légendes de revers, il est envisageable d’imagi- ner plusieurs ateliers comme l’ont développé A. Deyber et S. Scheers dans Archeologia Mosellana 2, p. 411-428. 233496 229720 263506

RkJQdWJsaXNoZXIy MzEzOTE=