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- 135 - GROUPE DE NORMANDIE, Indéterminées (III e - II e siècles avant J.-C.) Les émissions d’or du III e siècles et du début du II e sont variées mais assez mal connues, avec un petit nombre d’exem- plaire et peu de provenances certaines. Néanmoins, l’aire de circulation semble concentrée sur la Normandie, regrou- pant ainsi des peuples comme les Baïocasses, les Unelles ou les Léxoviens. Ces peuples n’avaient probablement pas la même réalité au III e siècle qu’à l’époque de la Guerre des Gaules, lorsque Jules César les mentionne ! Certains n’hésitent pas à regrouper ces monnaies en «Léxoviens du 3 e siècle» (MONETA) alors que d’autres, plus prudents, les regroupent sous l’appellation «Groupe de Normandie», daté du III e siècle et de la première moitié du II e siècle avant J.-C.» (Nouvel Atlas). 242797. Quart de statère à l’oiseau conducteur et au chaudron , III e siècle - début II e avant J.-C. , (Or, 13 mm, 6 h, 1,99 g). A/ Anépigraphe. Tête chevelue à droite, non laurée, la chevelure exubérante et bouclée. R/ Anépigraphe. Che- val bondissant à droite, un oiseau conducteur sur la croupe et un chaudron entre les jambes ; ligne d’exergue. Très belle petite monnaie, frappée sur un flan large avec les types de droit et de revers complets et bien centrés. LT.6951 - DT.2060 - NC8.32 (4 ex). RRR. TTB+ ....................................................... 2500€ Cet exemplaire est en couverture du catalogue CELTIC II. Ce quart de statère est excessivement rare ; c’est la première monnaie de cette série “à l’oiseau conduc- teur et au chaudron” qu’il nous a été donné de pro- poser à la vente ! Quatre exemplaires sont recensés dans le MONETA VIII, celui de la BN qui provient de Caen (DT. 2060), celui de la vente Leu 81 (DT. 2061), un exemplaire trouvé en Allemagne et un exemplaire à Zurich (?). Cet exemplaire serait le cinquième publié. La qualité des photographies rend difficile l’établissement de liaisons de coin avec les deux exemplaires DT. 2060 et 2061. Le quart LT. 6951 est dessiné deux fois dans le LA TOUR (cf. page 127). Les émissions d’or du III e siècles et du début du II e sont variées mais assez mal connues, avec un petit nombre d’exemplaires et peu de provenances certai- nes. Néanmoins, l’aire de circulation semble concen- trée sur la Normandie, regroupant ainsi des peuples comme les Baïocasses, les Unelles ou les Léxoviens. Ces peuples n’avaient probablement pas la même réa- lité au III e siècle qu’à l’époque de la Guerre des Gau- les, lorsque Jules César les mentionne ! Certains n’hésitent pas à regrouper ces monnaies en «Léxoviens du 3 e siècle» (MONETA) alors que d’autres, plus prudents, les regroupent sous l’appellation «Groupe de Normandie», daté du III e siècle et de la première moitié du II e siècle avant J.-C.» (Nouvel Atlas). BAÏOCASSES (Région de Bayeux) (II e - I er siècles avant J.-C.) Les Baïocasses ou Bodiocasses ne sont pas cités dans la Guerre des Gaules de César. C’est Pline l’Ancien qui en parle le premier. Les Baiocasses occupaient une partie de la Normandie actuelle, le Bessin. Ils avaient pour voisins les Unelles, les Viducasses et les Véliocasses. Leur principal oppidum était Augustodurum (Bayeux). Pline (HN. IV, 107). Ptolémée (G. II, 8). 233495. Statère d’électrum au sanglier , II e - I er siècles AC. , (El, 19 mm, 1 h, 7,00 g). A/ Anépigraphe. Tête humaine à droite, les cheveux en grosses mèches ; un sanglier à droite dans la chevelure. R/ Anépigraphe. Cheval androcéphale galopant à droite ; un sanglier à droite, entre les jambes du cheval ; restes de l’aurige au-dessus du dos, tenant le vexillum de- vant le poitrail du cheval. Flan assez large avec les types de droit et de revers com- plets. Le droit est de frappe molle tandis que le revers est assez net. Le centrage est presque parfait des deux côtés. Usure marquée et homogène avec une dizaine de petites rayures parallèles derrière le visage au droit. LT.6955, 6982 - DT.2254 - Sch/L.-. RRR. TB+ / TTB .............................................. 1500€ Ex. VSO 43, n° 1164. Il est regrettable que le droit ne soit pas mieux frappé avec un coin un peu plus frais ! Le sanglier se devine quand même dans la chevelure au droit. Le revers est complet, relativement net et idéalement centré. Cet exemplaire provient probablement d’une ancienne trouvaille. Il est très proche et des même coins que l’exemplaire de la collection de Saulcy, vendu sous le n° 1763 de la vente Chan 81 du 5 avril 1933. Dans le catalogue du musée de Rennes, K. Gruel pré- cise justement que pour les Baïocasses, «ce sont là encore des séries monétaires essentiellement connues par des trésors ; l’étude de l’ensemble de ces séries reste à reprendre». Cette étude est désormais large- ment dégrossie avec le Tome 2 du Nouvel Atlas qui regroupe la quasi-totalité des types connus et attri- bués aux Baïocasses. Le classement des monnaies d’or se divise en deux classes ou séries ; «aux lyres» et «aux sangliers». Le DT 2254 auquel correspond no- tre statère, est conservé au musée de Rouen et pro- vient du trésor de d’Ectot-les Baons, Yerville (Seine- Maritime).

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