Bulletin Numismatique n°268 47 L’écureuil roux sur sa branche est l’œuvre du dessinateur et architecte danois Ib Andersen. Contrairement au style académique du recto, le verso adopte une approche de naturaliste, presque une illustration de carnet de voyage. La finesse du pelage est d’une minutie impressionnante. À la loupe, c’est édifiant. Le choix des couleurs est parfait avec ses nuances chaudes et terreuses renforçant l’aspect sauvage de la scène. Un billet qui résume parfaitement l’alliance entre sécurité bancaire absolue et art graphique traditionnel. SUISSE – 1000 FRANCS 1954 /1974 – PICK 52 – LOT N°584234 Voilà une conception très originale pour un billet de banque. Le concepteur Pierre Gauchat a réalisé là quelque chose d’assez inhabituel puisque l’on pourrait comparer ce billet à une œuvre allégorique à deux faces. Le recto représente une figure féminine associée à la jeunesse, la beauté et la vie avec une dominante de couleurs douces. Mais il ne s’agit pas d’un simple portrait décoratif, il doit être mis en relation avec le verso, d’où le regard de la jeune femme tourné vers l’intérieur du billet. D’ailleurs le voile qui entoure son visage apparaît comme un rideau qui s’ouvre sur la scène du verso, ce qui renforce le caractère théâtral du billet. La danse macabre avec ses tons sombres vient nous rappeler que même la jeunesse et la beauté sont condamnées à disparaître : d’abord le temps qui passe représenté par le sablier en bas à gauche, puis arrive la vieillesse et finalement la mort. Le choix de ce thème pour une coupure de 1000 francs, la plus importante de la série, est assez remarquable puisqu’il replace ainsi l’argent et la richesse face à la mortalité humaine. Ce qui est fascinant c’est que Pierre Gauchat est mort en février 1956 et que son billet n’a été mis en circulation qu’en juin 1957. Il n’a donc jamais pu le voir en circulation. ITALIE – 20 000 LIRE 1975/1985 – PICK 104 – LOT N°584678 Ce billet constitue presque à lui seul un petit musée consacré à Tiziano Vecellio dit Titien. Au centre le grand maître de la peinture vénitienne de la Renaissance n’est autre que son autoportrait peint en 1562. Derrière le portrait, le paysage champêtre donne au recto une profondeur et une dimension picturale remarquable : il est repris d’un autre tableau de Titien « Le Miracle du pied guéri ». Le billet entier est conçu comme un hommage à Titien, jusque dans le filigrane qui reprend une tête féminine provenant de « Flora » encore une œuvre de Titien. En bas à droite, on retrouve un médaillon circulaire, décoratif et sécuritaire qui avait déjà été utilisé sur le billet de 5000 lires. Le sceau représente le lion ailé de SaintMarc, symbole traditionnel de Venise. Il s’intègre dans un ensemble de motifs extrêmement fins : guilloches, lignes géométriques et impressions superposées compliquant considérablement la reproduction frauduleuse. INTERNET AUCTION DE NOVEMBRE, COLLECTION DE M. DOMINIQUE S., EN PREMIÈRE PARTIE. UNE COLLECTION ! UN PASSIONNÉ !
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