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Bulletin Numismatique n°267 28 Après la frappe de la 5 francs Napoléon empereur au type dit « intermédiaire », un nouveau motif est frappé à partir de l’AN13, puis en l’AN14, 1806 et finalement 1807 (sauf pour l’atelier de Paris qui frappe un autre type). Comme on peut le constater, cette frappe a commencé en utilisant le calendrier révolutionnaire en l’AN13, mais elle a changé postérieurement pour revenir au calendrier grégorien à partir de 1806. Le calendrier révolutionnaire a une particularité propre qui est le fait que l’année ne commence pas le 1er janvier mais le 1er du mois de vendémiaire (qui correspond au 22, 23 ou 24 septembre selon les années bissextiles). Dans le cas de l’AN13, celle-ci commence le 23 septembre 1804 et prend fin le 22 septembre 1805, mais pour l’AN14 la situation se complique car le 11 septembre 1805 le Sénat (avec l’approbation de Napoléon) décide de rétablir l’usage du calendrier grégorien à compter du 1er janvier 1806. Les nouveaux coins pour l’AN14 ont été fabriqués et délivrés bien avant la promulgation de ce décret et cela afin de permettre de battre monnaie de façon à respecter le calendrier. En fait, l’AN14 commence le 23 septembre 1805 et finit le 31 décembre 1805, ce qui signifie que cette année n’a « duré » qu’une centaine de jours ! Cela a fait l’objet d’un article dans Numismatique et Change, cela fait de nombreuses années, dont l’auteur était fort probablement Harry Lips. Cet état de fait devrait avoir comme conséquence que les monnaies frappées en l’AN14 devraient être bien plus rares, chose que l’on va voir dans le cas des 5 Francs. Afin de comparer, voyons en tout premier lieu les quantités frappées à Paris pour chaque année : Année Quantité frappée AN13A 5 118 919 AN14A 1 854 305 1806A 825 034 Il est étonnant de voir que la frappe de 1806 soit très inférieure à celle de l’AN14 et six fois moins que celle de l’AN13. Il est intéressant également de regarder les chiffres de frappes en tenant compte de tous les ateliers par année : Année Quantité totale frappée AN13 7 831 928 AN14 2 018 567 1806 3 175 686 On remarque en effet que pour l’AN14, la frappe a été divisée pratiquement par 4 ce qui correspond bien au fait que les ateliers ont frappé cette pièce pendant un tout petit peu plus d’un trimestre, soit un quart d’année. Quant à la frappe de 1806, elle n’est pas bien plus importante que celle de l’AN14 et très inférieure à celle de l’AN13, ce qui me semble étonnant étant donné qu’elle a circulé pendant une année complète. Maintenant, regardons le nombre de pièces gradées par PCGS et NGC pour Paris. Année MS62 MS63 MS64 MS65 PCGS NGC Total PCGS NGC Total PCGS NGC Total PCGS NGC Total AN13A 2 7 9 5 4 9 1 2 3 0 0 0 AN14A 1 1 2 1 2 3 1 0 1 0 1 1 1806A 4 5 9 1 5 6 1 2 3 0 2 2 On peut constater qu’en effet l’année la plus rare est l’AN14A. Cependant, comment expliquer que les pièces datées 1806A soient « aussi courantes » que celles de l’AN13A avec une frappe à Paris qui a été divisée par six ? Les exemplaires en FDC (MS65) de l’atelier de Paris sont extrêmement rares pour toutes les années ! LA FRAPPE DE PARIS DE LA 5 FRANCS DE L’AN13, L’AN14 ET 1806

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