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Bulletin Numismatique n°267 18 Suite à la parution en septembre 2023 de l’ouvrage Monnaies royales françaises et de la Révolution, 1610-1794, nous sommes arrivés au constat que plus de 4 000 monnaies attestées par les archives n’avaient pas encore été retrouvées. L’apport des collectionneurs est essentiel afin de parfaire nos connaissances des monnayages de l’Ancien Régime. Le Bulletin Numismatique apparaît comme le support idéal pour faire connaître vos monnaies inédites. Nous nous attacherons à les publier en les agrémentant d’informations inédites qui ne pouvaient pas tenir dans l’ouvrage, telles que les poids monnayés, les chiffres de mise en boîte ou bien le nombre et les dates extrêmes des délivrances. Votre aide est précieuse et essentielle pour aboutir, dans quelques années, à une seconde édition de ce livre. Arnaud CLAIRAND MONNAIES ROYALES INÉDITES L’ÉCU AU PORTRAIT APOLLINIEN DE LOUIS XIV FRAPPÉ EN 1663 À BAYONNE (L) Dans l’internet auction du 25 août 2026, était présenté sous le numéro bry_1146220 (26,89 g, 39 mm, 6 h.), un écu au portrait apollinien de Louis XIV frappé en 1663 à Bayonne (L). Cette monnaie porte un point sous le second I de XIIII, un autre sous l’M de BENEDICTVM et sous le deuxième 6 du millésime. Cette variété n’est pas mentionnée dans l’ouvrage Monnaies royales françaises et de la Révolution (1610-1794), n° 33 129, p. 440 alors que 10 autres variétés sont recensées avec des points secrets placés sous d’autres lettres ou chiffres des légendes. Une telle variété s’explique certainement par la volonté du graveur de mettre sur chacun de ses carrés une marque permettant d’identifier ses productions. Une étude plus poussée, avec liaisons de carrés, permettrait d’en savoir plus. Ces écus furent mis en circulation suite à 18 délivrances entre le 3 janvier et le 5 décembre 1663. L’ÉCU D’OR AU SOLEIL, À LA CROIX FLEURDELISÉE, DE LOUIS XIII, FRAPPÉ EN 1627 À LYON (D) Monsieur Pierre Andreenko avait attiré notre attention sur un écu d’or au soleil, à la croix fleurdelisée, de Louis XIII, frappé en 1627 à Lyon (D) figurant dans la collection de Claude Silberstein et qui était classé par erreur au millésime 1621 (vente Drouot, 19 avril 2025, n° 260, commissaire-priseur Farrando, expert Emmanuel Henry). Il faut dire que le haut du dernier chiffre du millésime n’est pas lisible, faisant penser à un 1, mais avec le différent G du Guillaume Deschamps (1627-1637) il s’agit bien du millésime 1627 d’autant plus qu’il n’y eut pas de frappe d’or à Lyon en 1621. Cette monnaie est signalée à partir des archives dans l’ouvrage Monnaies royales françaises et de la Révolution (1610-1794), n° 32 000, p. 35, mais n’était pas retrouvée. D’après nos recherches en archives, 2 864 écus ont été frappés pour un poids de 39 marcs 84/145 et 14 écus ont été mis en boîte. Ces monnaies furent mises en circulation suite à quatre délivrances entre le 16 septembre et le 12 octobre 1627. LE HUITIÈME D’ÉCU, TITULATURE CÔTÉ ÉCU, DE LOUIS XIV, FRAPPÉ EN 1644 À AMIENS (X) Monsieur Victor Banon nous a gentiment adressé la photographie d’un huitième d’écu frappé en 1644 à Amiens. Cette monnaie était signalée à partir des archives dans l’ouvrage Monnaies royales françaises et de la Révolution (1610-1794), n° 33 103, p. 367, mais n’était pas retrouvée. J’avais donné dans cet ouvrage un chiffre de frappe de 8780 quarts d’écu, chiffre comprenant des huitièmes d’écu. À partir du chiffre de mise en boîte, avec 22 quarts d’écu en boîte et 1 huitième d’écu en boîte, il est possible d’estimer les deux productions ainsi : 8 610 quarts d’écu et 820 huitièmes d’écu. Le poids d’argent monnayé à Amiens en 1644 est de 357 marcs 7 onces 3 gros 2 deniers 10 grains 1/5.

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