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Bulletin Numismatique n°266 26 Dans La Live Auction du 22 septembre 2026, vous avez 17 monnaies de la Marseille antique (Massalia). Parmi celles-ci, vous retrouverez dans le Bulletin Numismatique 266, une présentation pour la drachme lourde (bga_1145972), vous avez aussi deux drachmes légères ou tétroboles (bga_1139493 et 1139499) ainsi que quatre oboles plus classiques à la tête juvénile (Apollon ou le Lacydon) à gauche ou à droite avec les lettres MA dans une roue au revers (bga_1145791, 1145793, 1145797, 1145849). Mais le plus surprenant, ce sont les dix monnaies archaïques de la cité, obole ou hémiobole, litra qui proviennent toutes de la même collection. Nous avons bien connu leur propriétaire, décédé trop tôt, qui s’attachait à rassembler des monnaies de la région dont il était issu. C’est un hommage à cette personne que nous rendons au travers de ces monnaies, choisies avec goût, qui retracent l’histoire de la cité massaliète des origines du monnayage, à l’extrême fin du VIe siècle avant J.-C. et pendant tout le Ve siècle avant J.-C. Les dix monnaies de cette sélection retracent la vie numismatique de la cité, qui si elle se trouve placée dans l’espace hexagonal, appartient en fait totalement et réellement au monde grec depuis sa fondation par des colons phocéens vers 600 avant J.-C, jusqu’à la prise de la ville par César en 49 avant J.-C., pour ne pas avoir su faire le bon choix au moment des guerres civiles qui déchiraient le monde romain dans la seconde moitié du Ier siècle avant J.-C. Connues depuis fort longtemps, c’est la découverte du trésor d’Auriol (Bouches-du-Rhône, 13) en 1867 qui mit ces monnaies sur le devant de la scène qu’elles n’ont plus quitté depuis. Grâce aux travaux de tout ceux qui se sont penchés ce monnayage depuis le XIXe siècle jusqu’aux auteurs les plus modernes, tous ont travaillé à faire connaître ces monnaies, à les décrire, les inventorier, en recenser les découvertes et les nouvelles occurrences qui font la richesse et la diversité de ce monnayage. Ces monnaies, dans la première phase du monnayage, comme les autres monnaies grecques, présentent au revers, une sorte de carré creux. Ce qui caractérise ces monnaies, c’est aussi le choix des dénominations. Nous ne trouvons pas de grosses pièces, tétradrachmes ou statères, même drachmes, mais les plus petites, avec l’obole et ses subdivisions ou bien encore la litra sur les modèles siciliens et de la Grande Grèce, à compter de la fin du Ve siècle avant J.-C. Avec cet ensemble, au nom souvent évocateur de leur typologie, nous pénétrons dans le monde merveilleux des monnaies souvent microscopiques dont le diamètre est inférieur à 10 mm et la masse toujours inférieure à un gramme pour l’unité et pouvant descendre jusqu’au demi-gramme, voire moins, pour les divisionnaires. Comment les artistes ont-ils pu réaliser de tels chef-d’œuvres sur des surfaces métalliques aussi restreintes ? Comment ontils pu réaliser des coins d’un réalisme si proche de la réalité, rendant ces espèces identifiables et reconnaissables immédiatement avec les outils dont ils disposaient il y a vingt-cinq siècles ? Ce n’est pas simplement une invitation au voyage que nous vous lançons, c’est une escapade spatio-temporelle qui nous permet de découvrir comment nos ancêtres, il y 2400 ans, étaient capables de réaliser de tels objets et la chance que nous avons aujourd’hui, malgré leur taille et leur masse réduites, de pouvoir encore les admirer et les collectionner ! Viviane BÉCLIN & Laurent SCHMITT LES MONNAIES ARCHAÏQUES DE MASSALIA

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