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Bulletin Numismatique n°266 21 ville ne pouvant souffrir que ses voies de communication entre la Gaule et l’Italie puissent être coupées. La flotte de Marseille était encore trop importante pour qu’elle puisse tomber entre les mains de son mortel ennemi, Pompée. Conquise, la ville ne fut néanmoins pas pillée et resta un port important au début de la domination romaine. Restée hellénique, elle ne fut jamais réellement assimilée à la Gaule romaine et garda une sorte de statut indépendant, mêlée de cosmopolitisme où toutes les religions croisaient toutes les races pour le plus grand bénéfice du commerce marseillais. Drachme lourde, Massalia, Marseille, 275-225 avant J.-C. (Ar, 3,70 g, 18,50 mm, 1 h) étalon massaliote, poids théorique : 3,80 g, 6 oboles A/ Anépigraphe Buste d’Artémis à droite, avec collier et boucles d’oreille à trois pendants ; grènetis. R/ MAΣΣA (Mασσαλια), (Marseille) Lion passant à droite ; double ligne d’exergue ; marque de contrôle (o) sous le lion ; listel. BN 788 - LT 788 – Dicomon DRM. 11-2, p. 49 Jacopo Corsi, Giorgio Aulisio, The Lions of Artemis. A die Link Study of the heavy drachms of Massalia, RN 175, Paris, 2018, p. 147-192 – cf. p. 181, die pair 16 (A/ 10 – R/ 14) 16.1, pl 190 (cet ex.) Superbe drachme frappée sur flan centré, avec un très beau portrait au droit. Patine grise de collection. Très rare. SUP 2 000€/ 4 000€ Dans le très important article de la Revue Numismatique de 2018, les auteurs ont recensé au total 90 exemplaires avec 33 combinaisons, 23 coins de droit et 28 coins de revers, soit un excellent indice charactéroscopique, soit de 3,91 pièces par coin de droit et de 3,21 pièces par coin de revers. Pour notre exemplaire qui provient d’Ollioules, site de la Courtine (Var, 83), trouvé en 1986, étudié par Claude Brenot, il était composé de 16 drachmes lourdes, cf. RN 2018, p.154, fig 6. 4 ont fait l’objet d’une publication par Franco Chiesa. Comme il est indiqué dans la publication (p. 155), les monnaies après avoir été étudiées furent restituées au propriétaire du terrain et furent dispersées sans aucune action des autorités locales ou des musées régionaux. Les monnaies ont été dispersées dans des collections privées. Notre combinaison de coins (16, / 10 – R/ 14) ne comprend que deux exemplaires, le nôtre et celui de la collection de Luynes (BN 788 = LT 788). Cet exemplaire provient du trésor de La Courtine d’Ollioules (83), F. Chiesa, 2000 (n° 4) et C. Brenot, 1989, n° 2, RN 175, 2018, p. 181, n° 16.1 et photo, p. 190. Viviane BÉCLIN & Laurent SCHMITT LA DRACHME LOURDE DE MARSEILLE FAIT LE POIDS ! VOTRE PATRIMOINE IVERSIFIEZ EN ACHETANT AUPRÈS DE

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