Bulletin Numismatique n°266 15 LE COIN DU LIBRAIRE, ROME & CONSTANTINOPLE (330-348) David se penche ensuite de manière plus générale sur l’étude des différents symboles monétaires rencontrés dans ce monnayage (p. 56-59). Il examine ensuite les grènetis de ces pièces et leur exergue (p. 60). Avec des tableaux, il s’attaque ensuite aux différentes marques d’ateliers, d’officines et d’émissions (p. 61-62) complétés par les tableaux réservés aux différentes combinaisons d’ateliers (p. 63-65). Le tableau de la page 66, réservé à la datation des deux types, sera très utile pour la lecture et la compréhension du catalogue. L’auteur traite ensuite des monnaies « fautées » et des accidents de frappe (p. 67) avant d’aborder les imitations nombreuses et multiples dans leur réalisation (p. 68-72) sans négliger les hybrides dans les mêmes conditions (p. 70-72). La page 73 est le résumé des indices rareté et précède une notice explicative afin de faciliter l’utilisation du catalogue à suivre (p. 74). Le catalogue des treize ateliers suit, classé par ordre alphabétique, avec à chaque fois Rome qui est traité en premier lieu, suivi par Constantinople (p. 75-214). Nous découvrons successivement les ateliers : d’Alexandrie (p. 75-83) ; d’Antioche (p. 8-95) ; d’Aquilée (p. 97-102) ; d’Arles (p. 103-119) ; de Constantinople (p. 121-129) ; de Cyzique (p. 131-142) ; d’Héraclée (p. 143-154) ; de Lyon (p. 155-166) ; de Nicomédie (p. 167-174) ; de Rome (p. 175-191) ; de Siscia (p. 193198) ; de Thessalonique (p. 199-204) et enfin de Trèves (p. 205-214). Pour chacun des ateliers, en suivant la classification établie pour les volumes VII et VIII du RIC, David dresse les tableaux des différentes émissions pour chacun des deux types avec de nombreux inédits, des doublons qui ont été créés entre les deux volumes parus à vingt ans de distance. L’ensemble de ces tableaux sont complétés par une iconographie riche et variée toujours agrandie, afin d’en faciliter la lecture et l’identification. Ce catalogue renouvelle complètement notre vision de ce monnayage qui mérite à lui seul d’être étudié et collectionné avec des nouvelles pépites encore à découvrir. Des tableaux de correspondance de références avec les ouvrages déjà publiés pour les ateliers d’Aquilée de Paolucci et Zub (p. 215), d’Arles avec Ferrando (p. 216-217) de Lyon pour Bastien (p. 218) viennent compléter le travail. Enfin l’inventaire justificatif, portant sur plus de 7000 monnaies, pour l’ensemble du monnayage, permet de renouveler la vision que nous pouvions avoir de ce monnayage en rétablissant la rareté ou l’abondance de certains types (p. 219248). Ces pages méritent toute votre attention et risquent de modifier fortement les préjugés que certains pouvaient avoir à propos de ces deux types - Rome et Constantinople - si attachants et qui méritent toute notre attention. Une bibliographie, sommaire, mais qui ne se limite pas seulement aux ouvrages mais tient compte aussi des sites rencontrés sur Internet (p. 249) referme l’ouvrage. Nous ne pouvons que vous conseiller d’acquérir cet ouvrage ainsi que le précédent qui vous offriront un panorama complet du monnayage de bronze entre 330 et 341, voire 347348 pour les seuls types de Rome et de Constantinople. Nous avons avec ces deux ouvrages en français, deux outils pour bien débuter une collection de monnaies du IVe siècle. Nous espérons que David Dufeux ne s’arrêtera pas en si bon chemin et nous livrera dans le futur de nouveaux volumes sur ces monnayages si intéressants, riches d’enseignements et de découvertes à venir ! Laurent COMPAROT & Laurent SCHMITT lg88-28€
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