Bulletin Numismatique n°263 61 principauté pour la 2026 ? Nous le saurons dans le courant de l’année, au moment opportun. L’an prochain 2027 sera celui du 250e anniversaire MazarinGrimaldi célébré en 1777. La duchesse de Rethel-Mazarin, Louise d’Aumont-Mazarin, fille du maréchal duc d’Aumont, pair de France, et de la duchesse de Rethel-Mazarin, épousait alors le prince héréditaire de Monaco, futur Honoré IV. Louise d’Aumont-Mazarin apporta alors aux Grimaldi les possessions restantes de l’héritage Mazarin (duchés de RethelMazarin et de Mayenne, possessions alsaciennes, possessions en Ile-de-France : Longjumeau, Massy, Chilly-Mazarin) ainsi que de l’héritage des ducs de La Meilleraye. En 1660, Hortense Mancini, nièce et héritière du célèbre cardinal Mazarin, épousait le fils et héritier du maréchal duc de La Meilleraye, parent de Richelieu. À cette occasion le duché de Rethel, possession des princes de Gonzague ducs de Mantoue achetée à ceux-ci par Mazarin pour doter Hortense, devenait RethelMazarin. Figure 2 Cet anniversaire sera certainement fêté et nul doute que la numismatique y trouvera son compte. Sous quelle forme ? Dans l’actuel MTM qu’il est question de délocaliser en raison de la transformation du centre commercial qu’il jouxte ? Pour le moment, on ne sait rien. Mais on peut faire confiance aux autorités monégasques pour trouver les solutions appropriées : cela a toujours été le cas dans le passé, nous devons seulement être patients et attendre un peu avant de connaître les décisions qui seront prises. Un dernier mot. Ayant pu parler un moment directement avec S.A.S. le prince Albert II, auquel il m’a été possible de présenter J. Y. Kind et d’évoquer le Cabinet des médailles de la BnF, j’ai eu l’insigne honneur de demander au prince héréditaire Jacques s’il avait apprécié l’exposition. Il m’a répondu spontanément de manière positive. Christian CHARLET Membre du comité de gestion du MTM depuis 1999 N.B. L’inauguration de l’exposition des 30 ans du MTM le 24 mars fut la première manifestation importante de la semaine à Monaco, très riche en grandes manifestations. En effet, le jeudi 26 et le vendredi 27 s’est tenu un premier Festival de la poésie, conçu et présidé par S. A. R. la princesse Caroline de Hanovre, sœur aînée du prince Albert II. Enfin, le samedi 28, ce fut l’apothéose : la visite officielle du pape Léon XIV à Monaco, alors que les papes n’étaient pas venus en France depuis Benoît XVI malgré les invitations macronniennes1. Cette visite officielle de Léon XIV en Principauté est la première du genre ; il faut en effet remonter à 1538 pour retrouver la trace du passage furtif d’un pape à Monaco, port utilisé comme refuge au cours d’une tempête en Méditerranée lors du retour du pape à Rome par voie maritime. Léon XIV n’est pas passé par la France pour arriver à Monaco (aéroport de Nice) car il est venu directement de Rome en hélicoptère qui s’est posé sur l’héliport de Monaco. Samedi 28, toute la Principauté était pavoisée d’innombrables drapeaux aux couleurs du Vatican. 1 Lorsque le pape Jorge Bergoglio, qui se faisait appeler « François », est venu à Strasbourg il a bien précisé que c’était en Europe et pour l’Europe, à Marseille pour rencontrer son féal le cardinal Adeline c’était au titre de la Méditerranée et non de la France, enfin en Corse en décembre 2025 après un refus de venir pour Notre Dame, c’était pour la Corse pas pour la France et pour le cardinal Bustillo, évêque d’Ajaccio. QUAND LE PRINCE HÉRÉDITAIRE JACQUES DE MONACO VISITE LE MUSÉE DES TIMBRES ET DES MONNAIES DE LA PRINCIPAUTÉ
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