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Bulletin Numismatique n°262 28 Suite à la parution en septembre 2023 de l’ouvrage Monnaies royales françaises et de la Révolution, 16101794, nous sommes arrivés au constat que plus de 4 000 monnaies attestées par les archives n’avaient pas encore été retrouvées. L’apport des collectionneurs est essentiel afin de parfaire nos connaissances des monnayages de l’Ancien Régime. Le Bulletin Numismatique apparaît comme le support idéal pour faire connaître vos monnaies inédites. Nous nous attacherons à les publier en les agrémentant d’informations inédites qui ne pouvaient pas tenir dans l’ouvrage, telles que les poids monnayés, les chiffres de mise en boîte ou bien le nombre et les dates extrêmes des délivrances. Votre aide est précieuse et essentielle pour aboutir, dans quelques années, à une seconde édition de ce livre. Arnaud CLAIRAND MONNAIES ROYALES INÉDITES LE SOL À L’ÉCU DE LOUIS XVI, FRAPPÉ DURANT LE SECOND SEMESTRE DE 1782 À PARIS (A) Monsieur Robin Planès nous a aimablement adressé la photographie d’un sol à l’écu de Louis XVI, frappé durant le second semestre de 1782 à Paris (A) (11,53 g). Cette monnaie est signalée à partir des archives dans l’ouvrage Monnaies royales françaises et de la Révolution (16101794), n° 35 200, p. 1090, mais n’était pas retrouvée. D’après nos recherches en archives, le poids de cuivre monnayé durant l’année 1782 à Paris a été de 4 144 marcs 7 onces en sols et demi-sols, soit une production globale estimée à 82 898 sols. Avec 100 sols mis en boîte contre 360 demi-sols, le sol est beaucoup plus rare. Les demi-sols de 1782 de Paris ont été frappés durant le second semestre bien que ne présentant pas de point sous le D de LUD. Il en est certainement de même pour les sols, mais cet exemplaire étant usé, nous ne pouvons pas le déterminer. LE DOUZIÈME D’ÉCU, PORTRAIT À LA MÈCHE LONGUE DE LOUIS XIV, FRAPPÉ EN 1654 À TOULOUSE (M) Monsieur Christian Fouet nous a adressé la photographie d’un douzième d’écu, portrait à la mèche longue de Louis XIV, frappé en 1654 à Toulouse (M) absent de l’ouvrage Monnaies royales françaises et de la Révolution (1610-1794), n° 33 118, p. 421. Les mises en boîte de la Monnaie de Toulouse pour l’année 1654 ne mentionnent pas de douzièmes d’écu, mais seulement des louis d’or, des demis et des quarts d’écu d’argent frappés entre le 26 septembre et le 31 décembre 1654 sous l’exercice d’Alexandre Belleguise, maître et fermier particulier. Ce dernier avait pour différent un oiseau à droite, or ce douzième d’écu porte une palme au-dessus du buste se rencontrant jusqu’en 1653. La palme est en effet le différent de Jean Baccarisse, ayant les droits de Louis Montilz, maître et fermier particulier. Faut-il y voir un douzième d’écu frappé au début de l’année 1654 et dont les productions auraient été comptabilisées avec celles de 1653 ? Il faut noter que sur ce douzième d’écu, le différent du graveur, une coquille, est doublé et se trouve à la fois sous le buste du roi et en début de légende du revers. LE DOUZIÈME D’ÉCU, PORTRAIT À LA MÈCHE LONGUE DE LOUIS XIV, FRAPPÉ EN 1654 À TOULOUSE (M) Monsieur Christian Fouet nous a adressé la photographie d’un douzième d’écu, portrait à la mèche longue de Louis XIV, frappé en 1654 à Toulouse (M) (2,24 g) absent de l’ouvrage Monnaies royales françaises et de la Révolution (16101794), n° 33 118, p. 421. Les mises en boîte de la Monnaie de Toulouse pour l’année 1654 ne mentionnent pas de douzièmes d’écu, mais seulement des louis d’or, des demis et des quarts d’écu d’argent frappés entre le 26 septembre et le 31 décembre 1654 sous l’exercice d’Alexandre Belleguise, maître et fermier particulier. Ce dernier avait pour différent un oiseau à droite, or ce douzième d’écu porte une palme au-dessus du buste se rencontrant jusqu’en 1653. La palme est en effet le différent de Jean Baccarisse, ayant les droits de Louis Montilz, maître et fermier particulier. Faut-il y voir un douzième d’écu frappé au début de l’année 1654 et dont les productions auraient été comptabilisées avec celles de 1653 ? Il faut noter que sur ce douzième d’écu, le différent du graveur, une coquille, est doublé et se trouve à la fois sous le buste du roi et en début de légende du revers.

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