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Bulletin Numismatique n°262 17 chapitre aborde les conditions d’enfouissement de ces dépôts (p. 55-70). Chaque point est traité d’une manière dense et ramassée, presque chirurgicale en insistant à chaque fois sur les conditions et les raisons de l’enfouissement, mais en examinant la validité et la « vérité » sur l’identité des trésors, considérés, à la manière d’une véritable enquête, comme l’entendait Hérodote afin de reconstituer un récit, une Histoire remplie de sens. Le quatrième chapitre est une introspection géographique (p. 71-136) avec une analyse, parfois fine du paysage et des particularités régionales de certains dépôts et de leurs conditions d’enfouissement où encore une fois les cartes s’entremêlent avec les diagrammes et camemberts en tous genres, figeant les résultats, parfois dans une froide réflexion. Des photos de lieux viennent parfois compléter ces données. Le cinquième chapitre aborde ensuite les contextes archéologiques de ces trésors (p. 137-207). C’est un approfondissement des éléments déjà abordés où aux cartes nationales ou régionales déjà présentées viennent se substituer les cartes des cités, voire de zones encore plus précises, in fine. Le sixième chapitre aborde les trésors en lien avec leur contenants et contenus, associés parfois aux « artefacts » (p. 209233). Nous sommes dans un ouvrage de numismatique, consacré aux trésors et aux monnaies qui les composent. Cependant, c’est seulement au cours de ce chapitre, en dehors de la couverture (Frome Hoard) que des photos des trésors font leur apparition (à partir de la p. 212). Le chapitre suivant est une synthèse chronologique des sujets abordés, déjà entrevus dans le deuxième (p. 235-280). Le lecteur, après avoir digéré les précédents, devra revenir souvent sur cette partie ou bien débuter par ce chapitre avant de commencer, tel un archéologue, à étudier les couches successives de l’ouvrage en débutant par le résultat final, ce qui ne se produit jamais en archéologie, le tout, encore une fois éclairé par des diagrammes de tous poils. Le huitième chapitre a une portée plus spécialisée, remettant en jeu la crise du IIIe siècle à laquelle on oppose la continuité, réflexion fort intéressante dans un contexte où le matériel peut faire parler les faits (p. 281-317). Nous invitons le lecteur, en guise de réflexion, à jeter un œil à l’inscription de Carlisle de la page 306, milliaire à double sens, au propre comme au figuré (fig. 8. 21). L’ultime et neuvième chapitre se referme sur la conceptualisation de l’ensemble de ces trésors et sert de conclusion à un ouvrage, vous l’aurez compris, qui n’est pas un roman et ne peut en aucun cas se lire d’un seul trait, mais dont la patiente lecture vous livre les résultats de la Bretagne, principalement à l’époque romaine, le « Roman », vivant témoignage, par le biais d’une province romaine bien particulière, de sa vie quotidienne, au travers du prisme des trésors. Une importante bibliographie vient compléter l’ouvrage (p. 331-348), suivie d’un index général (p. 355-366) auquel il manque peut-être un index des trésors. Laurent COMPAROT & Laurent SCHMITT LE COIN DU LIBRAIRE, IRON AGE & ROMAN COIN HOARDS IN BRITAIN Retrouvez plus de 700 références de livres sur Cgb.fr

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