261 Bulletin Numismatique Mars 2026 Fort d’une licence et d’un Master d’Histoire obtenus tous deux à Sorbonne-Université, c’est avec un grand enthousiasme que j’ai récemment intégré CGB Numismatique en tant que numismate au sein du département des billets. Passionné par l’Histoire depuis tout petit, je me suis spécialisé au cours de mon parcours universitaire dans l’Histoire militaire, en particulier celle de la France et de son Empire colonial en Asie. Cette spécialisation fut couronnée par deux mémoires de recherche qui m’ont permis d’acquérir et de développer des capacités d’étude historique ainsi que de rigueur scientifique et de recherche. Très curieux par nature, je me suis rapidement passionné pour le domaine de la collection de billets. En effet, le domaine de la collection de billets est fortement imprégné d’histoire car chaque émission et type de billet porte la trace graphique, artistique et visuelle de l’époque ainsi que du contexte dans lequel ils ont été produits. Cela nous ouvrant ainsi une porte permettant d’entrevoir les situations politiques, économiques et culturelles dans lesquelles les billets furent émis et ont circulé. En intégrant définitivement l’équipe de CGB Numismatique, je souhaite et ambitionne de participer pleinement au développement du département des billets en mettant mes capacités, compétences et acquis au service d’un domaine captivant et riche en histoire. Ainsi, c’est avec joie et un grand enthousiasme que je souhaite participer en appliquant ma rigueur scientifique et méthodique héritée de mon parcours universitaire au sein du département de billets de CGB Numismatique afin de contribuer à son développement et rayonnement dans le domaine de la collection de billets ainsi qu’auprès des collectionneurs. Pablo MEDINA CARVAJAL Christian FOUET - Damien BOURBON - L.G. - Fabienne RAMOS - Jean François FEBRER-SANMARTI - ADF - Laurent COMPAROT - Laurent SCHMITT - Yves BLOT - FFAN - ADAN - ADR - Laurent BONNEAU - PCGS Europe - Frédéric BONTÉ - Philippe THÉRET - Antoine CLERC - Arnaud CLAIRAND - Marie BRILLANT - Olivier GUYONNET - Viviane BÉCLIN - Joël CORNU - HERITAGE - la Séna - The PORTABLE ANTIQUITIES SCHEME - Stack’s Bowers - YVERT &TELLIER - Pablo MEDINA CARVAJAL - Pauline BRILLANT 3 PANNEAU D’AFFICHAGE 4-6 DÉPOSER / VENDRE AVEC CGB NUMISMATIQUE PARIS 7 ACTUALITÉS DE LA SÉNA 8 LES BOURSES 9 LES ÉVÈNEMENTS NUMISMATIQUES AUXQUELS CGB NUMISMATIQUE PARTICIPE 10-11 LE COIN DU LIBRAIRE, RIVALLING ROME 12 TOUT EST DANS L’OEIL DES SUESSIONS ! 13 CHERCHEZ LES CILS CHEZ LES BELLOVAQUES 14 ENTRE LES LIGNES CHEZ LES CALÈTES 15 BÉRÉNICE CHEZ ELLE ? 16 OUVERTURE DE L’ATELIER DE MILET : DU VIVANT D’ALEXANDRE ! 17 HÉROS D’ASPENDOS EN PAMPHYLIE : CHERCHEZ LE TRISKÈLE 18 DENIERS DE MAURÉTANIE : D’ADVERSAIRE À ROYAUME CLIENT DE ROME, UNE HISTOIRE AFRICAINE 19 COLLECTION RONDE : PHÉNICIE AUSSI ! 20 EUTHYDEMOS EN BACTRIANE 21 MÉNANDRE EN BUSTE HÉROÏQUE CHEZ LES INDIENS ! 22-23 RARES SATRAPES DE LYCIE AU VE SIÈCLE AVANT J.-C. 24 HERAIOS OU KUJULA KADPHISES : « UN ROI À KUSHAN DEHORS ! » 25 APHRODITE À CNIDE : DANS LA GUEULE DU LION ! 26-27 TÉTRADRACHMES STÉPHANOPHORES D’ASIE MINEURE : FRAPPÉS POUR LA GUERRE OU PAS SEULEMENT ? 28 APOLLON SIDETES EN PAMPHYLIE : UNE GRENADE DEGOUPILLÉE ! 29 CLÉOPÂTRE : PAS SI BELLE, MAIS SI RARE ! 30 RHODES, C’EST LA ROSE ! 31 ANTHÈME ET LÉON IER : QUAND OCCIDENT ET ORIENT SE RENCONTRENT ! 32-33 CONSTANCE II ET L’ARGENT : DU MILIARENSE À LA SILIQUE, TOUT UN PROGRAMME ! 34-35 LA TÉTRARCHIE : PORTE DE CAMP À NICOMÉDIE 36 AUREUS D’HADRIEN : À GAUCHE TOUTE ! 37 PERTINAX ET AEQUITAS : CHERCHEZ L’EMPEREUR ! 38 AUREUS DE VITELLIUS : QUAND LA RELIGION S’EN MÊLE 39 LA COLONNE TRAJANE : UN MONUMENT EMBLÉMATIQUE DE ROME 40-41 LA DACIE CAPTIVE ET SON TROPHÉE 42 MÉDAILLON DE COMMODE : FIN DE RÈGNE 43 EUDOCIA, AUGUSTA : MAIS C’EST QUI ? 44-45 VALENTINIEN IER ET VALENS : TOUS CONSULS ! 45 LES AMIS DES ROMAINES (ADR) AU MOIS DE MARS 46-49 SEPTIME SÉVÈRE : ÉMISSIONS ET EMPLACEMENT DE L’ATELIER DIT DE « LAODICÉE » 50 LA PORTE À MARCIANOPOLIS 51 URNE AGONISTIQUE À ODESSOS 52-53 CARACALLA À ÉDESSE 54-55 MONNAIES ROYALES INÉDITES 56 LES EPREUVES DE REVERS DE 1 FRANC ET 2 FRANCS UNION ET FORCE 57 ENTRÉE DANS LA COLLECTION IDÉALE POUR LA 20 FRANCS 1809 H 58 20 FRANCS OR, 1809 U : TURIN A ENCORE FRAPPÉ ! 60-63 ROBERT COUTRE GRAVEUR DE MÉDAILLES, SCULPTEUR ET POÈTE 64 NEWS DE PCGS EUROPE 66 DOUBLE GUINÉE POUR GEORGES II DE HANOVRE ! 67 LA NAISSANCE DE MARIE-THÉRÈSE DE BOURBON (1772-1807) 68 L’ÉGLISE SAINT-THÉODORE-AU-PALATIN 70 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES AMIS DU FRANC (ADF) 71 COMPTE-RENDU DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE LA FFAN DU 14 JANVIER 2026 71 ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’ADAN (ASSOCIATION DES AMIS DES AUTEURS NUMISMATES) 72-73 LA CHUTE DE L’OR ET DES MÉTAUX PRÉCIEUX, QUE S’EST-IL PASSÉ LES 29 ET 30 JANVIER ? 74 PHILIP SKINGLEY (12 JANVIER 1972 – 3 FÉVRIER 2026) 74 MAURICE KOLSKY (1927-2026) 75 PAUL HOLLIS, UN NUMISMATE À LA TÊTE DE L'US MINT 76-78 À PROPOS DES BILLETS BRETONS 79 UNE NOUVELLE PÉPITE POUR UN 500 FRANCS CHATEAUBRIAND ! 80 NOS ÉDITIONS Pour recevoir par courriel le nouveau Bulletin Numismatique, inscrivez votre adresse électronique à : http://www.cgb.fr/bn/inscription_bn.html. Vous pouvez aussi demander à un ami de vous l’imprimer à partir d’internet. Tous les numéros précédents sont en ligne sur le site cgb.fr et peuvent être téléchargés à http://www.cgb.fr/bn/ancienbn.html. L’intégralité des informations et des images antérieures contenues dans les BN est strictement réservée et interdite de reproduction mais la duplication d’un BN dans sa totalité est possible et recommandée. SOMMAIRE ÉDITO CE BULLETIN A ÉTÉ RÉDIGÉ AVEC L’AIDE DE : Éditeur : cgb.fr ▪ 36 rue Vivienne 75002 Paris ▪ Directeur de la Publication : Joël CORNU Infographie : Emilie TEULIERE - Eric PRIGNAC • Hébergement : OVH ▪ 2 rue Kellermann 59100 Roubaix Ne peut être vendu ▪ ISSN : 1769-7034 ▪ Version pdf ▪ contact : presse@cgb.fr
Bulletin Numismatique n°261 3 PANNEAU D’AFFICHAGE LES VENTES À VENIR DE CGB.FR Cgb.fr propose désormais sur son site un agenda des toutes prochaines ventes. Grâce à cette nouvelle page, collectionneurs et professionnels pourront s'organiser à l'avance afin d'ajuster les dépôts aux différentes ventes prévues. Vous trouverez dans l'onglet LIVE AUCTION, deux agendas. Le premier destiné aux ventes MONNAIES, le second aux ventes BILLETS. http://www.cgb.fr/live_auctions.html Accès direct aux prochaines ventes MONNAIES: Accès direct aux prochaines ventes BILLETS : ESSENTIEL ! ! ! Sur chaque fiche des archives et de la boutique, vous trouvez la mention : Malgré le soin que nous y apportons, nous savons que sur 1 012 913 fiches, quelques erreurs et fautes de frappe se sont inévitablement glissées ici et là. Votre aide nous est précieuse pour les débusquer et les corriger. Alors n’hésitez pas à nous les signaler lorsque vous en apercevez une au fil de vos lectures. Votre contribution améliore la qualité du site, qui est aussi votre site. Tous les utilisateurs vous remercient par avance de votre participation ! LE FRANC LES ESSAIS, LES ARCHIVES NAPOLÉON IER (1803-1815) 59€
Bulletin Numismatique n°261 4 DÉPOSER / VENDRE AVEC CGB NUMISMATIQUE PARIS LES DIFFÉRENTS DÉPARTEMENTS NUMISMATIQUES Joël CORNU P.D.G de CGB Numismatique Paris j.cornu@cgb.fr Marie BRILLANT Département antiques marie@cgb.fr Viviane BÉCLIN Département antiques viviane@cgb.fr Alice JUILLARD Département médailles alice@cgb.fr Arnaud CLAIRAND Département royales françaises clairand@cgb.fr Ophélie LE DEZ Département royales françaises ophelie@cgb.fr Benoît BROCHET Département modernes françaises benoit@cgb.fr Laurent VOITEL Département modernes françaises laurent.voitel@cgb.fr Maureen CHLOUS Responsable de l’organisation des ventes. Département modernes françaises maureen@cgb.fr Pauline BRILLANT Département monnaies du monde et euros pauline@cgb.fr Laurent COMPAROT Département monnaies du monde et des anciennes colonies françaises laurent.comparot@cgb.fr Jean-Marc DESSAL Responsable du département billets jm.dessal@cgb.fr Fabienne RAMOS Département billets - Organisation des ventes et des catalogues à prix marqués fabienne@cgb.fr Eduard KOCHAROV Département billets eduard@cgb.fr C'est décidé, vous vendez ou vous vous séparez de votre collection ou de celle de votre grand-oncle ou arrièregrand-père ! L'équipe de spécialistes de CGB Numismatique Paris est à votre service pour vous accompagner et faciliter vos démarches. Installée rue Vivienne à Paris depuis 1988, l'équipe de CGB Numismatique Paris est spécialisée dans la vente des monnaies, médailles, jetons et billets de collection de toutes périodes historiques et zones géographiques. Deux solutions vous seront alors proposées par notre équipe : l'achat direct ou le dépôt-vente. Les cas des ensembles complets, trésors et découvertes fortuites sont, eux, traités à part. Concernant les trésors, consultez la section du site www.Cgb.fr qui y est consacrée : http://www.cgb.fr/tresors.html. PRISE DE RENDEZ-VOUS Vous souhaitez déposer/vendre des monnaies, médailles, jetons et billets ? Rien de plus simple. Il vous suffit de prendre contact avec l'un de nos numismates : • par courriel (contact@cgb.fr) en joignant si possible à votre envoi une liste non exhaustive de vos monnaies, médailles, jetons, billets ainsi que quelques photos/scans représentatifs de votre collection. • en prenant rendez-vous par téléphone au 01 40 26 42 97. Nous vous conseillons vivement de prendre rendez-vous avant de vous déplacer en notre comptoir Parisien (situé au 36 rue Vivienne dans le 2e arrondissement de Paris) avec le ou les numismates en charge de la période de votre collection. • en venant à notre rencontre lors des salons numismatiques auxquels les spécialistes de CGB Numismatique Paris participent. La liste complète de ces événements est disponible ici : http://www.cgb.fr/salons_numismatiques.html. Dans des cas très spécifiques, nous sommes susceptibles de nous déplacer directement auprès des particuliers ou professionnels afin d'effectuer l'inventaire de leur collection. DÉPÔT-VENTE CGB Numismatique Paris met à la disposition des personnes qui souhaiteraient déposer leurs monnaies, médailles, jetons et billets trois solutions de vente différentes : • à prix fixe sur les différentes boutiques en ligne du site www.cgb.fr avec possibilité d’intégration dans un catalogue papier de vente à prix marqués. Seuil minimum de valeur des monnaies, médailles, jetons et billets : 150 € par article. • en INTERNET AUCTION pour les monnaies, médailles, jetons et billets de valeur intermédiaire. Durée de la vente trois semaines, uniquement sur internet (www.cgb.fr), avec une clôture Live (ordres en direct le jour de la clôture de la vente à partir de 14h00). Valeur minimale des monnaies, médailles, jetons et billets mis en vente : 250 €. • en LIVE AUCTION. Vente sur internet (www.cgb.fr) avec support d’un catalogue papier, s’étalant sur quatre semaines et clôturant par une phase finale dynamique, la Live (ordres en direct le jour de la clôture de la vente à partir de 14h00). Vente réservée aux monnaies, médailles, jetons et billets estimés à 500 € minimum. Les monnaies, médailles, jetons font l'objet d'un catalogue spécifique, de même pour les billets de collection.
Bulletin Numismatique n°261 5 DÉPOSER / VENDRE AVEC CGB NUMISMATIQUE PARIS UNE GESTION PERSONNALISÉE ET SÉCURISÉE TRANSPARENCE ACCESSIBILITÉ SÉCURITÉ GARANTIE 100% FIABILITÉ 0FRAIS DEMANDÉS LORS DE LA MISE EN VENTE RÈGLEMENT PAR VIREMENT BANCAIRE UNE EXPOSITION OPTIMALE DES OBJETS MIS EN VENTE • Ventes (e-auctions hebdomadaires, Internet Auction et Live Auction) en ligne sur les plates-formes de vente internationales : Numisbids, Sixbid. • Valorisation de vos monnaies, médailles, jetons et billets sur notre site internet www.cgb.fr auprès de la communauté des collectionneurs via les mailing listes (newsletters) envoyées quotidiennement. • Accès à une clientèle de collectionneurs au niveau mondial : site Cgb.fr accessible en sept langues (français, anglais, allemand, espagnol, italien, russe et chinois), catalogues à prix marqués et ventes Live Auction traduits en anglais, présence de CGB Numismatique Paris lors des plus grands salons internationaux (Berlin, Kuala Lumpur, Hong Kong, Maastricht, Moscou, Munich, New York, Paris, Tokyo…). • Consultation des monnaies, billets, jetons et médailles disponibles sans limite de temps dans les archives de CGB Numismatique Paris et sur les sites de référencement de vente comme AcSearch. CGB ÉTAIT PRÉSENT À
Bulletin Numismatique n°261 6 DÉPOSER / VENDRE AVEC CGB NUMISMATIQUE PARIS CALENDRIER DES VENTES 2025-2026 VENTES INTERNET AUCTION ET LIVE AUCTION MONNAIES (Antiques, Féodales, Royales, Modernes françaises, Monde, Jetons, Médailles) Internet Auction avril 2026 Date limite des dépôts : mardi 17 mars 2026 Date de clôture : mardi 14 avril 2026 à partir de 14:00 (Paris) Internet Auction mai 2026 Date limite des dépôts : mardi 14 avril 2026 Date de clôture : mardi 12 mai 2026 à partir de 14:00 (Paris) Live Auction juin 2026 (avec support de catalogue papier) Date limite des dépôts : vendredi 27 mars 2026 Date de clôture : mardi 09 juin 2026 à partir de 14:00 (Paris) Internet Auction juillet 2026 Date limite des dépôts : mardi 23 juin 2026 Date de clôture : mardi 21 juillet 2026 à partir de 14:00 (Paris) VENTES INTERNET AUCTION ET LIVE AUCTION PAPIER-MONNAIE (Billets France, Monde, Anciennes Colonies françaises et Dom-Tom) Internet Auction mars 2026 Date limite des dépôts : mardi 24 février 2026 Date de clôture : mardi 24 mars 2026 à partir de 14:00 (Paris) Live Auction avril 2026 (avec support de catalogue papier) Date limite des dépôts : vendredi 30 janvier 2026 Date de clôture : mardi 21 avril 2026 à partir de 14:00 (Paris) Internet Auction mai 2026 Date limite des dépôts : mardi 28 avril 2026 Date de clôture : mercredi 27 mai 2026 à partir de 14:00 (Paris) Live Auction juillet 2026 (avec support de catalogue papier) Date limite des dépôts : vendredi 10 avril 2026 Date de clôture : mardi 07 juillet 2026 à partir de 14:00 (Paris)
Bulletin Numismatique n°261 7 ACTUALITÉS DE LA SÉNA 1. La SÉNA tiendra son Assemblée générale ordinaire le mercredi 4 mars à 18h30 à la Monnaie de Paris, salle pédagogique, 11 quai de Conti, 75006 Paris (pas de conférence, pas de visioconférence) : L’ordre du jour sera le suivant : - Approbation des rapports moral et financier - Bilan de l’année écoulée et projets à venir - Renouvellement du bureau Vous êtes cordialement invités à y participer si vous êtes à jour de cotisation. La cotisation pour l’année est de 35€. 2. Prochaine conférence le mercredi 1er avril à la Monnaie de Paris : De gloire en dérision, la « médaille en chocolat » (sous réserve). 3. Le RTSÉNA n° 12 est paru : Du Trésor royal au salaire de la mine. Monnaies, monétaires et pouvoirs mérovingiens. Prix public port compris : 40 € France / 50 € hors France ; adhérents : 35 € / 45 €. RETROUVEZ UNE SÉLÉCTION D’OR D’INVESTISSEMENT SUR Cgb.fr
Bulletin Numismatique n°261 8 LES BOURSES CALENDRIER DES ÉVÉNEMENTS MARS 1 Brienne-le-Château (10) (tc), Bourse multi-collections, salle polyvalente (8h-17h) (info : amismuseenapoleon@gmail.com) 1 Charleville-Mézières (08) (tc), Bourse multi-collections, salle de Nevers (entrée : 1€ ; 9h30-17h) (info : amicalephilatéliqueardenaise@orange.fr) 1 Châteauroux (36) (tc), Bourse nationale multi-collections, salle Barbillat-Touraine -Belle-Isle (9h-17h) (info : www.club-philatelique-indre.fr) 1 Cornebarrieu (31) (tc), Bourse toutes collections, Aria, 1, rue du 11 novembre 1918 (9h-17h) (info : thierry-benazeh@orange.fr) 1 Elne (66) (tc), Bourse multi-collections, Salle des Fêtes de la Mairie,14 bld Voltaire (9h-17h) (info : andre.julia66@sfr.fr) 1 Jarnac (16) (tc), Bourse multi-collections, Salle des Fêtes, 42, route de Lachac (8h30-16h) (info : 06 51 13 22 66) 1 Lacapelle-Marival (46) (tc), Salon des collectionneurs, salle des Fêtes, place de Laroque (9h-17h30) (info : chevalier-maurice46@yahoo.fr) 1 Montpon-Monestérol (24) (tc), 42e Bourse multi-collections, Gymnase des Massias, rue Foix Candale (9h-17h30) (info : j-c.souares@orange.fr) 1 Pont-Saint-Pierre (27) (tc), Salon toutes collections, Salle Calvo, place de la Mairie, (9h-17h) (info : jean-claude.monique27@orange.fr) 1 Privas (07) (tc), Salon du collectionneur, Espace Ouvèze, boulevard de Paste (9h-17h) (info : 06 47 00 26 20) 1 Rosières-en-Santerre (80) (tc), 4e Bourse multi-collections, Salle polyvalente, rue Jules Digeon (8h-17h) (info : 06 76 98 29 13) 1 Torcy (77) (tc), 34e Salon des collectionneurs, Espace Lino Ventura, place de l’Appel du 18 juin 1940 (8h-17h) (info : 06 79 15 34 78) 1 Triel-sur-Seine (78) (tc), Salon multi-collections, Salle Rémy Barrat, boulevard de la Petite Vitesse (9h-17h) 1 Vézénobres (30) (tc) Bourse multi-collections, Salle Charles Pagès (9h-17h) (info : 06 68 36 84 14) 4 Paris (75) Assemblée Générale de la SENA, Monnaie de Paris,(18h30-20h00) https://www.sena.fr/ (voir programme) 7 Orsay (91) (tc), 30e Salon toutes collections, Salle Jacques Tati, allée de la Bouvèche (9h-17-30h) (info : 06 01 78 83 61) 7 Paris (75) Assemblée générale de la SFN (14h à 17h) https://www.sfnumismatique.org/(voir programme) 7/8 Valence (26), Bourse multi-collections, Espace MVA, salle Didier Guillaume, 74 route de Montélier (9h-17h) (info : p.stein@orange.fr) 7/8 Münich (D) (N), Numismata, MOC, Verenstaltungscenter München Halle 3 (info : info@muenzen-modes.de ; www.numismata.de) 8 Aureilhan (65) (tc), 9e Bourse multi-collections, Centre Jean-Jaurès, 7 rue Jules Ferry (9h-18h) (info : claude.tarbes@ wanadoo.fr) 8 Genay (69) (tc), Bourse toutes collections, Salle Saint-Exupéry, 155, rue des Écoles (9h-18h) (info : 06 10 78 44 23) 8 Nailloux (31) (tc), 25e Bourse toutes collections, Gymnase du collège, route de Montgeard (8h-16h) (info : 06 84 06 31 94) 8 Birmingham (GB) (N), Midland Coin Fair, National Motorcycle Museum, Bickenhill (10h-15h30, entrée : 3£) (info : https://www.coinfai31rs.co.uk/midland-coin-fair/) 8 Ettelbruck/ Daichhal, (L) (N+Ph), Bourse d’échanges, (entrée : 8h-17h) (info : 352 621 476 598) 14 Coubron (93) (tc), 22e Salon multi-collections, Gymnase Jean Corlin, 17-19 rue de Courty (9h-17h30) (info : culture@coubron.fr) 14/15 Saint-Jean-de-La-Ruelle (45) (tc), 27e Salon national toutes collections, À l’Unisson, 27 rue Bernard Million (9h18h) (info : chantalremy.pele@gmail.com) 15 Erstein (67) (Ph+tc), 36e Bourse aux timbres et multi-collections, Salle de gymnastique, rue Jean-Georges Abry (8h16h) (info : dh.distribution@sfr.fr) 15 Nevers (58) (tc), Bourse multi-collections, Site des Éduens, quai des Mariniers (9h-18h) (info : 06 16 54 05 54) 15 Saint-Priest (69) (N), CNR, Bourse aux monnaies, salle Chrysostome, 8, rue Chrysostome (entrée : 2€, 9h-16h) (info : 06 69 72 91 57) 21/22 Ballancourt-sur-Essonne, Salon multi-collections, Espace Daniel Salvi, 2 rue des Colombes (9h-18h & 9h-17h) (info : mulitcollections.ballancourt@gmail.com) 20/22 Singapour (SG), Singapore International Coin Fair, Sands Expo & Convention Center, Marina Bay Sands, Hall 1, level 1 (info : http://sgcoinsfair.com) 29 Bergerac (24) (tc), 36e Salon toutes collections, Centre événementiel, espace l’Étincelle, rue Anatole France (9h-17h) (info : lescollectionneursbergeracois@orange.fr) 29 Morières-les-Avignon (84) (tc), Salon des collectionneurs, Espace Robert Dion (8h30-17h) (info : 06 19 70 26 33) 29 Piennes (54) (N), 24e Rencontres numismatiques, Salle Jean Vilar (9h-16h) 29 Saint-Cannat (13) (tc), Salon toutes collection, Salle du 4 septembre, rue Robespierre (9h30-17h) (info : contact@philatelie-aix.fr) 29 Saint-Cyr-sur-Loire (37) (N+tc), ANT, Bourse numismatique, Salle l’Escale, allée René Coulon (9h-16h) (info : www.ant37.fr) 29 Karlsruhe (D) (M), Bourse aux monnaies, Schwarzadhalle, Festplatz 9 (9h-15h) (info : info@muenzmesse-karlsruhe.de)
Bulletin Numismatique n°261 9 Nous vous invitons à retrouver CGB lors de ces événements numismatiques Prenez rendez-vous dès à présent avec nous pour convenir d'un dépôt éventuel à l’adresse contact@cgb.fr LES ÉVÈNEMENTS NUMISMATIQUES AUXQUELS CGB NUMISMATIQUE PARTICIPE 20 / 22 mars 2026 Singapore International Coin Fair Singapour Singapour 16 / 19 avril 2026 Dubaï Currency Fair 2026 Dubaï Émirats Arabes Unis 01 / 03 mai 2026 37e Tokyo International Coin Convention (TICC) Tokyo Japon 22 / 24 août 2026 Nagoya Coin Show - Japan Nagoya Japon
Bulletin Numismatique n°261 10 Vesta Sarkhosh, Curtis & Alexandra Magub, Rivalling Rome. Parthian Coins & Culture, Bristish Museum/ Spink, London 2020, 120 pages, nombreuses illustrations couleur dans le texte. Code : Lr 126. Prix : 25€. Ce petit ouvrage est publié conjointement par le British Museum et la maison Spink (créée en 1644) à l’occasion d’une exposition temporaire du grand musée britannique qui s’est tenue du 2 avril au 6 septembre 2020. Ce n’est donc pas un ouvrage récent et pourtant, il est d’actualité, au moment où cette région est à nouveau secouée par les remous de l’histoire. Il met en lumière l’ascension au pouvoir des Parthes (248 avant J.-C. – 224 après J.-C.), royaume qui grignota progressivement le Royaume Séleucide (312-63 avant J.-C.) avant de prendre sa place. Il est aussi marqué par le long conflit avec Rome à partir de Crassus et la défaite de Carrhes (9 juin 53 avant J.-C.) et qui dépasse même la durée du Royaume Parthe puisque ce conflit persista sous la dynastie Sassanide (224651) et se continua avec Byzance. Il fallut l’invasion arabe liée à la naissance de l’Islam pour que cette confrontation s’éteigne sous cette forme pour se rallumer sous d’autres qui durent encore aujourd’hui. C’est aussi le moyen d’appréhender la culture et la religion de l’Empire Parthe au travers des pièces de monnaie de cette période. En moins de 120 pages, les trois auteurs font le tour de la question et l’ouvrage qui accompagne l’exposition apporte des réponses que peut se poser le profane. « Cent ans après la conquête de l'Empire perse (Achéménides, 559-333 avant J.-C.) par Alexandre de Macédoine, une nouvelle dynastie iranienne voit le jour et, en 140 avant J.-C., étend son règne à l’ouest de l’Iran et à la Mésopotamie. Les Parthes arsacides, célèbres pour leurs talents d’équitation et de tir à l’arc, deviennent les ennemis les plus dangereux de Rome à l’est de l’Euphrate. Les rencontres entre les généraux romains et les envoyés parthes sont décrites de manière vivante dans les récits classiques, qui sont toutefois biaisés, et malheureusement, aucune source de ce type n’est disponible du côté parthe. La source primaire la plus importante est ici la monnaie de la période allant de 248 av. J.-C. à 224 après. J.-C. Ces pièces révèlent des informations importantes sur le développement de l’État parthe, son expansion et le rôle du roi qui, en 111 av. J.-C., avait adopté l’ancien titre perse de roi des rois. L’ingérence de Rome dans la région commence sous le règne de Mithridate II et culmine avec la défaite dévastatrice de l’armée romaine commandée par le général Crassus lors de la bataille de Carrhes en 53 av. J.-C. Au cours des 300 années suivantes, ces deux superpuissances se disputent le contrôle territorial de la région, en particulier de la Mésopotamie et de l’Arménie. » C’est dans ce contexte que débute notre pérégrination au cours d’une introduction, de sept chapitres de deux appendices et d’une bibliographie assez complète sur le sujet. L’ouvrage s’ouvre sur la table des matières et les remerciements non numérotés, le tout précédant l’introduction (p. 1-2). Ce petit opuscule contient un nombre important d’illustrations, tant en couleur qu’en noir et blanc, dont on retrouve les crédits à la fin du livre (p. 116-117). Ils sont d’autant plus nombreux que souvent ils servent de preuve aux propos des auteurs et en éclairent la démonstration. L’introduction permet de définir le cadre géographique et historique, mais il faudra aller chercher la carte de l’empire parthe à la page 96. Les chapitres sont courts et ramassés, en revanche largement illustrés par les monnaies qui représentent plus de 50 % de l’iconographie. Le premier chapitre (p.3-12) est un rappel afin d’évoquer l’émergence des Parthes qui font irruption sur le plateau iranien en plein cœur du IIIe siècle avant J.-C. avec le créateur du royaume, Arsaces Ier (238-211 avant J.-C. Vous trouverez l’ensemble des souverains Arsacides aux pages 97-99 dans le premier appendice. C’est aussi un moyen d’évoquer leur prise de pouvoir avec les précurseurs comme Andragoras Ier et la montée de la puissance Parthe qui culmine avec Mithradates II (122/1 -91 avant J.- C.). Le second chapitre balance entre les influences grecques hellénistiques et les traditions iraniennes multiséculaires (p. 13-24). Un troisième chapitre aborde la religion (p. 25-40). Le quatrième chapitre plonge dans le cœur du problème autour de la confrontation entre Rome et les Parthes à partir de la conquête de la Syrie par Pompée en 63 avant J.-C. et qui va se perpétuer jusqu’à la fin de la dynastie Arsacide (p. 41-59). Les différentes guerres qui vont opposer les Romains et les Parthes vont mener les premiers au cœur du Royaume plusieurs fois, s’emparant jusqu’aux capitales du royaume, Séleucie du Tigre ou Ctésiphon sous Trajan, Marc Aurèle et Lucius Vérus et Septime Sévère au cours de guerres parthiques aux destinées parfois contradictoires et controversées, Rome n’oubliant jamais la défaite de Carrhes et les aigles prises, seulement restituées à Auguste par traité, trois décennies plus tard. Si ces trois siècles de la fin de la République à la fin de la dyLE COIN DU LIBRAIRE, RIVALLING ROME
Bulletin Numismatique n°261 11 nastie des Sévères sont marquées par des conflits et des batailles, de longues périodes de paix armée viennent s’interposer. Mais finalement, ce n’est pas sous les coups de Rome que la dynastie Arsacide s’efface et disparaît, mais devant les conflits internes et la désagrégation du Royaume qui laisse Ardashir, fils de Sassan s’emparer du pouvoir déliquescent et qui va s’avérer pour Rome un ennemi bien plus coriace. Si le conflit entre Rome et les Parthes est d’abord militaire, ce sont aussi des buts commerciaux qui entretiennent la rivalité entre les deux puissances pour que les Parthes conservent le contrôle des routes caravanières au travers des déserts syriens jusqu’au plateau iranien et aux routes de la soie qui vont jusqu’en Chine en passant par les cols de la chaîne Himalayenne. C’est aussi l’objet du cinquième chapitre qui aborde cet aspect au travers du commerce de luxe qui aurait entraîné un déficit de la balance extérieure du commerce romain au travers des grandes cités caravanières que sont Pétra, Palmyre ou les postes de passage entre le Tigre et l’Euphrate que sont Doura Europos et Hatra (p. 60-71). Un sixième chapitre aborde les excroissances du Royaume parthe avec des principautés indépendantes au sein de l’Empire que sont la Perside, la Characène ou l’Elymaïde (p. 72-85). Le septième et dernier chapitre qui referme l’ouvrage, dans un épilogue sans surprise, évoque la disparition et la dislocation de l’empire parthe qui néanmoins survit dans ses structures dans l’Empire sassanide, voué à une grande destinée et qui reprend à son profit l’héritage Parthe en faisant trembler Rome au cours des IIIe et IVe siècles puis Byzance aux deux siècles suivants avant de disparaître à son tour soudainement et brutalement emporté par l’émergence d’une nouvelle puissance politique et religieuse, le califat omeyyade qui balaie en moins de vingt ans les restes de la civilisation iranienne vieille de plus de deux mille ans (p. 86-95). Un bel appareil de notes vient éclairer l’ouvrage, complété par les appendices que nous avons déjà évoqués pour le premier pour les souverains Arsacides et auquel répond, plus succinct le second, réservé aux empereurs romains de la période entre Auguste et Sévère Alexandre. Une copieuse bibliographie avec les sources vient compléter l’ouvrage et permettra au lecteur d’approfondir ses connaissances (p. 103-115). Vous avez avec ce petit livre sans prétention une porte d’entrée sur un monde riche et fascinant aux portes de l’Orient et qui hier comme aujourd’hui ne peut que susciter notre intérêt et notre regard à l’aune des événements récents et en cours. Laurent COMPAROT et Laurent SCHMITT LE COIN DU LIBRAIRE, RIVALLING ROME Retrouvez plus de référence de 700 livres sur Cgb.fr
Bulletin Numismatique n°261 12 Dans la Live Auction du 3 mars 2026, ce statère des Suessions a attiré notre attention et nous « a tapé dans l’œil » au sens littéral des termes. Si au premier abord, il ne semble pas spectaculaire, il est d’une grande rareté pour un monnayage classiquement courant. Cette rareté repose sur le fait que le cheval au lieu d’être traditionnellement tourné à droite l’est à gauche sur notre exemplaire qui en rehausse l’intérêt et la rareté. GAULE BELGIQUE – SUESSIONES – SUESSIONS (région de Soissons) (IIe – Ier siècle avant J.-C.) Les Suessions étaient un peuple important des Belges, cantonnés sur l’Aisne dans le territoire de la province du Soissonnais. Ils avaient pour voisins les Rèmes, les Lingons, les Sénons, les Parisii, les Bellovaques et les Ambiens. D’après César, les deux peuples Rèmes et Suessions, avant la Guerre des Gaules, avaient les mêmes lois et les mêmes chefs. Ils avaient pour clients les Meldes, les Silvanectes et les Viromanduens. Diviciacos, l’un de leurs rois, aurait régné jusque sur la Bretagne. Galba, son successeur, commanda la coalition des Belges révoltés en 57 avant J.-C. avec un contingent de cinquante mille hommes. Les Suessions et leurs alliés Bellovaques furent vaincus. Galba dut livrer ses deux fils en otages aux Romains. Ils fournirent un contingent de cinq mille hommes pour l’armée de secours en 52 avant J.-C. Ils furent placés sous l’autorité des Rèmes après cette date. En 51 avant J.-C., les membres de la coalition belge devaient s’attaquer d’abord aux Suessions. Dirigés par Corréos et Commios, les peuples belges furent finalement écrasés par les Romains. Leur principal oppidum était Noviodunum (Soissons). César (BG. II, 3, 4, 12, 13 ; VI, 35 ; VII, 75 ; VIII, 6). Kruta : 69. Statère d’or à l’œil stylisé, cheval à gauche, var. 5, Suessions, (région de Soissons), 60-50 avant J.-C. (Or, 5,94 g, 20 mm, 11 h) A/ Anépigraphe Buste désarticulé à droite avec l’œil ouvert, deux croissants évidés avec trois annelets centrés, une couronne de laurier. R/ Anépigraphe Cheval libre galopant à gauche ; audessus, restes de l’aurige ; une rouelle entre les jambes. BN 8018 – LT – Sch/GB 177 – DT 171, pl. IX – MAN 3443, pl. 55 Très jolie monnaie malgré un défaut de frappe, sur la partie gauche à l’avers et droite au revers. Patine de collection. Très rare. TTB+ 1 500€/ 2 500€ Notre exemplaire est sur un flan large pour ce type. Ce type de statère n’est pas très impressionnant, frappé sur un flan court. Il rappelle les traditionnels statères suessions ou encore les statères à l’œil des Rémes ; c’est pourtant une monnaie très rare. L’exemplaire BN. 8018 illustre le Traité de S. Scheers en 1977 et continue d’illustrer le Nouvel Atlas en 2002 ! Ce statère avec la particularité d’avoir le cheval à gauche constitue la variété 5 du monnayage d’or à « l’œil » des Suessions. Ces statères étaient donnés auparavant aux Rèmes. Il faut bien les attribuer aux Suessions. Ces pièces sont contemporaines de la Guerre des Gaules et précèdent la série tri-métallique à légende CRICIRV. Cette série anépigraphe peut être divisée en deux types, qui s’inscrivent probablement dans une même et considérable série monétaire ; le type « à l’œil » et le type « à l’ancre ». Dans le Traité de Gaule Belgique, S. Scheers, p. 367, lui assignait la classe 4 de la série 26 (les monnaies anépigraphes des Suessions). La particularité de cette classe est d’avoir le cheval tourné à gauche au lieu de la droite (pl. VII/ 177 à 179), d’être sur un petit flan souvent inférieur à 20 mm et d’avoir une masse dépassant rarement les 6 g. Quatre exemplaires appartiennent à la collection du Cabinet des médailles de la BnF/ DMMA, BN n° 8015 à 8018 et le musée des Antiquités nationales en possède quatre aussi. Très rares dans les catalogues, E. Bourgey en proposa quatre exemplaires dans des ventes au début du XXe siècle, en 1909 et 1910, qui pourraient provenir d’un même ensemble. Au droit, les exemplaires se caractérisent par la présence de globules dans l’epsilon dédoublé et d’un petit astre en arrière de l’œil. La caractéristique la plus visible au revers est que le cheval est tourné à gauche avec une tête triangulaire. Les quatre exemplaires du MAN (3441,3443, 3450 et 3451) proviennent tous du trésor d’Ambeny (02) découvert en 1884, composé de 151 statères dont 53 statères anépigraphes des Suessions toutes classes confondues. Dans son étude, sur ce monnayage. S. Scheers a relevé peu d’identités de coins pertinentes dont seulement deux pour la classe 4 pour le droit (A/5). Viviane BÉCLIN & Laurent SCHMITT TOUT EST DANS L’OEIL DES SUESSIONS !
Bulletin Numismatique n°261 13 Encore une fois, c’est l’œil qui a retenu notre attention pour ce beau statère Bellovaques (anciennement Véliocasses) que nous découvrons dans la Live Auction du 3 mars 2026. Mais cette fois-ci, c’est une variété décelée au-dessus de ce dernier (l’œil) qui a retenu notre attention. BELLOVACI – BELLOVAQUES (Région de Beauvais) (IIe – Ier siècle avant J.-C.) Les Bellovaques, peuple de la Gaule Belgique, occupaient l’actuel département de l’Oise. Ils avaient pour voisins les Parisii, les Véliocasses, les Calètes, les Ambiens et les Suessions. César (BG. VII. 59) considère les Bellovaques comme la peuplade « la plus valeureuse de toute la Gaule ». Avant la Guerre des Gaules, les Bellovaques avaient été les alliés des Éduens. En 57 avant J.-C., ils furent les artisans du soulèvement des peuples belges, fournirent un contingent de soixante mille guerriers à la coalition, mais furent vaincus et trouvèrent refuge sur leur oppidum de Bratuspantium. En 52 avant J.- C., ils avaient promis un contingent de dix mille hommes pour l’armée de secours. Ils se rétractèrent, prétendant combattre seuls les Romains. Finalement, à la prière de Commius, ils donnèrent deux mille hommes à la coalition. L’année suivante, en 51 avant J.-C., ils prirent pour la dernière fois la tête d’une révolte des peuples belges. Corréos, chef bellovaque, mena la sédition afin de combattre les Romains avec les Atrébates, les Ambiens, les Aulerques Éburovices, les Calètes et les Véliocasses. Avec l’atrébate Commios, Corréos rencontra les armées romaines aux confins des pays bellovaques et suessions. Corréos fut tué ce qui mit fin définitivement aux hostilités. Le principal oppidum des Bellovaques était Bratuspantium qu’il est difficile d’identifier avec certitude à la cité romaine de Caesaromagus (Beauvais). César. (BG. II, 4, 5, 10, 13, 14 ; V, 46 ; VII, 59, 75, 90 ; VIII, 6, 7, 12, 14-17, 20-23, 38). Strabon (G. IV, 3-5). Pline (HN. IV, 106). Ptolémée (G. II, 9). Kruta : 68, 351. Statère d’or à l’astre, cheval à droite - variété aux cils, Bellovaci, Bellovaques, (région de Beauvais), c. 80-50 avant J.-C. (Or, 5,76 g, 16 mm, 9 h) A/ Anépigraphe Restes de tête humaine à droite, le gros œil orné d’un astre et une esse devant la bouche. R/ Anépigraphe Cheval libre galopant à droite ; au-dessus et au-dessous, un soleil. BN 7235 = LT 7235 – Sch/ D 305 - Sch/ GB 163 - DT 271 Très belle monnaie bien centrée et bien venue. Fine usure régulière. Patine de collection. Rare. TTB+ 1 500€/ 2 300€ L’œil est clairement orné de cils au droit ! C’est la première fois que nous proposons ce type à la vente qui semble beaucoup plus rare que ne le laissent supposer les ouvrages généraux et pourrait être inédit et non recensé. Notre exemplaire appartient à l’ensemble trimétallique « à l’astre ». Dans leur classement, les auteurs du DT ont retenu huit classes pour les statères et quarts de statères. Notre exemplaire appartient à la cinquième variété. Mais nous avons ici, un exemplaire particulier avec des « cils » au-dessus de l’œil (traits). Ce type n’est pas repris dans le classement de l’article de L.-P. Delesrée et C. Delplace sur la série trimétallique qui fut autrefois attribué aux Véliocasses. Cet article de L.-P. Delestrée et C. Delplace, La série trimétallique à l’astre témoin du monnayage bellovaque, Mélanges Colbert de Beaulieu, loc. cit., p.253-273 fait le point sur cette très importante série. Cependant, nous n’avons pas retrouvé notre variété qui pourrait bien être inédite et non recensée dans les ouvrages de référence. L’article précité qui repose sur dix-huit statères dont les lieux de trouvailles sont répartis entre les départements de la Somme, la Seine-Maritime et l’Oise avec des sites comme Digeon ou Abbeville (80), Bois-l’Abbé et Neuchâtel-enBray (60) ou Saint-Maur, Vendeuil-Caplu ou Rouvry-les-Merles ne sont pas assez nombreux pour avoir assez d’exemplaires permettant une étude charactéroscopique. En ce qui concerne les statères d’or de la classe II, S. Scheers, quant à elle, recensait dans son Traité, seulement vingt exemplaires. Nous espérons que la vision, au sens étymologique du terme de cet exemplaire, vous aura donné envie de regarder de plus près cette série si riche, intéressante et variée. Viviane BÉCLIN & Laurent SCHMITT Ln12 87€ 43,50 € CHERCHEZ LES CILS CHEZ LES BELLOVAQUES
Bulletin Numismatique n°261 14 Ce petit quart qui peut paraître insignifiant et mal conservé au premier abord est en fait un très bel exemplaire qui mérite qu’on l’examine plus attentivement afin de le découvrir en dépassant notre première approche et de le « lyre entre les lignes » pour cette variété de la classe II de ce monnayage caractérisé par l’un des épisèmes d’Apollon et de son parèdre celtique. CALETI – CALÈTES (Pays de Caux) (IIe – Ier siècle avant J.-C.) Les Calètes, peuple de la Belgique, étaient parfois considérés comme des Armoricains. Ils occupaient une partie de l’actuel département de la Seine-Maritime avec les pays de Caux et de Bray. Ils avaient pour voisins les Véliocasses, les Bellovaques dont ils étaient clients, et les Ambiens. Les Calètes auraient fourni un contingent de dix mille hommes à la coalition belge sous la conduite des Bellovaques en 57 avant J.-C. En 52 avant J.-C., ils participèrent avec les sept peuples armoricains à l’envoi de vingt mille hommes pour l’armée de secours, destinée à délivrer Alésia. En 51 avant J.-C., ils prenaient part à la révolte des peuples belges, menée par les Bellovaques. Deux de leurs principaux oppida se trouvaient à Bracquemont et à Fécamp. À l’époque romaine, leur capitale était Juliobona, Lillebonne. César (BG. II, 4 ; VII, 75 ; VIII, 8). Strabon (G. IV, 1) ; Pline (HN. IV, 107). Ptolémée (G. II, 8). Kruta : 70. Quart de statère aux lignes entremêlées, Calètes, 80-50 avant J.-C., Série, 13, classe II, var. 3 (à la lyre) (Or, 1,94 g, 13 mm, - h) A/ Anépigraphe Lignes entremêlées. R/ Anépigraphe Cheval aux extrémités bouletées bondissant à gauche ; derrière, les restes de l’aurige avec le timon posé verticalement ; sous le cheval, une lyre couchée à gauche. BN 8694-8701 - LT 8697 – Sch/ D 296 – Sch/ GB 100, pl. 10 série 10 – Sch/ SM 647 - Sch/L 951 – Z. 353 – DT 96 Superbe quart, sur flan un peu court et légèrement décentré au revers, mais bien venu à la frappe. Patine de collection. Très rare. SUP 900€/ 1 300€ Sur notre exemplaire, les cordes de la lyre couchée ne semblent pas discernables. Ce monnayage est classé normalement dans les « Incertaines » de la Gaule Belgique. La carte de répartition des trouvailles est vaste, mais semble se concentrer sur le littoral de la Manche et de la Mer du Nord entre Seine et Escaut. De nombreux exemplaires se rencontrent dans le département de Seine Maritime. S. Scheers, dès 1970, assignait ce monnayage à la région côtière de l’actuelle Belgique où se rencontrent aussi de nombreux exemplaires. Dans le Traité, le même auteur (Sch/ GB, p. 283 pour la variété c des quarts de statère), donnait une liste de plus d’une cinquantaine d’exemplaires. Dans son « Nouvel atlas », L.-P. Delestrée indique que cette série « peut remonter pour des raisons liées au poids et au style du revers, au milieu du IIe siècle avant J.-C. ; elle s’est sûrement prolongée dans la première moitié du Ier siècle ». Il précise que le statère de cette série se trouve plutôt sur les îles et les divisions sur le continent. Les auteurs du DT ont affiné le classement de ces monnaies divisionnaires en les répartissant en quatre variétés pour les quarts de statères, dans le cadre de la classe II « à la lyre » de la très importante série du monnayage aux « lignes entremêlées » constituée outre de quarts, de très rares hémistatères et de statères. Ce type anodin nous montre encore une fois qu’il est nécessaire d’examiner attentivement des séries qui peuvent sembler au premier abord stéréotypées, dans le cadre d’un monnayage particulier, pas forcément très attachant au premier abord, mais qui recèle de nombreuses variantes qui doivent susciter notre intérêt. Viviane BÉCLIN & Laurent SCHMITT ENTRE LES LIGNES CHEZ LES CALÈTES NOUVEL ATLAS DES MONNAIES GAULOISES Ln12 87€ 43,50 €
Bulletin Numismatique n°261 15 Une pièce particulière nous a interpellés dans la Live Auction du 3 mars 2026. C’est un didrachme (2 drachmes) au nom d’une Bérénice, indiquée comme reine. Si la plus connue d’entre elles a été immortalisée par Racine, car aimée de Titus, elle n’a rien à voir avec notre pièce. De quelle Bérénice peut-il s’agir ? Bérénice Ire (340-279 avant J.-C.) est la fille d’Antigone, nièce d’Antipater. Elle est la seconde épouse de Ptolémée Ier Soter (305/283) en 316 avant J.-C., après Eurydice. Elle est la mère de Ptolémée II Philadelphe et d’Arsinoé II. Mais d’un premier mariage, elle avait eu Magas qui devint roi de Cyrène (276-250). Ce dernier se brouilla avec son demi-frère en se proclamant roi. Mais peu avant sa mort, il se réconcilia avec Ptolémée II Philadelphe (285-246 avant J.-C.) Magas avait épousé Apamée II, fille d’Antiochus Ier Soter (281-261 avant J.-C.), sœur d’Antiochus II (261-246 avant J.-C.). Il avaient eu une fille, Bérénice II (267/266–221 avant J.-.C.) qui fut d’abord mariée à Démétrios Kéleunos qui succéda à Magas, origine d’une seconde brouille avec l’Égypte. Mais Démétrius fut assassiné en 249 avant J.-C. Avant la mort de Ptolémée II, Bérénice II épousa Ptolémée III Évergète (246-222 avant J.-C.) et la Cyrénaïque rentra dans le giron égyptien. Bérénice fut assassinée en 222 ou 221 avant J.-C., après la mort de son mari par son fils. Pourquoi évoquons-nous ces données ? Depuis plus d’un siècle, il s’agit de savoir de qui et pour qui ce type de monnayage frappé en Cyrénaïque (partie de l’actuelle Libye) fut-il fabriqué, Bérénice Ire ou Bérénice II ? D’autre part Bérénice II et Ptolémée IV ont eu aussi une fille, prénommée Bérénice. Dans son ouvrage récent, Catharine Lorber, Coins of the Ptolemaic Empire, Part I : Ptotlemy I through Ptolemy IV, ANS, New York, 2018, p. 392 dans une très longue introduction consacrée à ce monnayage (CPE I/ 392, n° 728 à 731, pl. 5556) fait état de la question et attribue ce monnayage à Ptolémée II Philadelphe qui aurait instauré un culte pour sa mère, Bérénice Ire après sa mort comme il le fit pour sa sœur épouse Arsinoé II après son décès. Ce monnayage est placé à la fin du règne de Ptolémée II et juste avant celui de son fils. Cependant, le même auteur rappelle l’autre possibilité, un monnayage frappé à l’instigation de Ptolémée III afin de rappeler le lien qui l’unissait à Bérénice II, sa cousine, après le rattachement de la Cyrénaïque à l’Égypte et qui devait le rester jusqu’en 116 avant J.-C. Ce monnayage rare, dont moins d’une trentaine d’exemplaires sont aujourd’hui attestés, a été frappé, non en Égypte, mais en Cyrénaïque. Attribué précédemment à Cyrène, C. Lorber préfère y voir une émission inaugurale pour l’atelier d’Euesperides devenue Berenike (aujourd’hui Benghazi). La cité pourrait néanmoins avoir été fondée par la fille de Magas avant son mariage avec Ptolémée III soit entre 250 et 246 avant J.-C. Notre didrachme, si c’est bien de Bérénice II dont il s’agit, serait frappé pendant cette courte période, ce qui pourrait expliquer et justifier aujourd’hui la rareté de ce monnayage. CYRÉNAÏQUE – ROYAUME LAGIDE – BÉRÉNICE II (267-221 avant J.-C.) femme de Ptolémée III Évergète (246-222/ avant J.-C.) Ptolémée III Évergète (le Généreux) est le fils de Ptolémée II Philadelphe et d’Arsinoé dont il restitua le monnayage sur de magnifiques octodrachmes et divisionnaires associant ses parents et ses grands-parents, Ptolémée Ier Soter et Bérénice. Le royaume lagide connut son apogée sous son règne. En conflit permanent avec les Séleucides, il envahit l’Asie Mineure et poussa l’armée égyptienne jusqu’en Médie après l’assassinat de sa sœur Bérénice, veuve d’Antiochus II. Des troubles en Égypte où Bérénice II était régente l’obligèrent à mettre fin à sa brillante campagne et à regagner le royaume. À sa mort en 222 avant J.-C., il laisse un empire important qui domine la Syrie et le sud de l’Asie Mineure en plus de l’Égypte. Didrachme, Cyrénaïque, Cyrène ou Euesperides, c. 250-249 ou 246-221 avant J.-C. ? (Ar ; 6,86 g, 19,50 mm, 7 h) étalon lagide, poids théorique : 14,00 g, 2 drachmes ou 12 oboles A/ Anépigraphe Buste diadémé et drapé de Bérénice à droite, les cheveux coiffés en petit chignon ramené derrière la tête. R/ BEPENIKHΣ/ BAΣIΛIΣΣHΣ/ (TAM) (Bérénice reine), légende placée verticalement. Légende entourant une massue, placée verticalement ; un monogramme au-dessous et une corne d’abondance dans le champ à droite ; le tout dans une couronne de pommes d’après C. Lorber. BMC XXIX/ 75, 9 - Svoronos 316, pl. III/ 45 (1 ex. (Bérénice Ire) = SNG Copenhague 430 – GC II/ 6331 (Bérénice Ire) - CPE I/, p. 392, 728 (Bérénice Ire) Bel exemplaire, centré des deux côtés. Joli buste ainsi qu’un revers agréable. Frappe un peu faible. Patine grise. Très rare. TTB+ 750€/ 1 500€ C’est la première fois que nous présentons ce type à la vente ! Notre exemplaire, bien que proche de celui du CPE I/ 728 = SNG Copenhague 430, ne semble pas des mêmes coins. Notre exemplaire s’insère dans une série (CPE I/ p. 392, n° 728, 729 et A à C, 730 et 731, pl. 55-56) composée exclusivement de didrachmes pour une Bérénice (I ou II) sans épithète (Thea). Plusieurs symboles, corne d’abondance (notre exemplaire), trident, plant de silphium ou roue sont complétés par des monogrammes. Le plan de silphium (plante à vertus médicinales) est la preuve que ce monnayage fut bien frappé en Cyrénaïque. Cette plante qui fit la renommée et la richesse de Cyrène et de sa région était en voie d’extinction au début du Principat. Elle est citée par Pline l’Ancien (HN XIX, 15). La couronne du revers qui est décrite comme une couronne formée de deux branches de pommier nous rappelle que cette région est identifiée comme le jardin des Hespérides. Le portrait figuré au droit de notre didrachme semble juvénile. Si il s’agit de Bérénice Ire née vers 240 avant J.-C., son portrait est idéalisée ce qui ne semble pas le cas pour le monnayage de Ptolémée II sur l’or frappé en Égypte. En revanche, Bérénice née vers 266/5 avant J.-C. serait âgée d’entre quinze et vingt ans au moment de la frappe de cette monnaie ce qui correspondrait à l’effigie de notre didrachme si il est bien frappé avant son mariage avec Ptolémée IV Philopator (celui qui aime son père). Exemplaire provenant de la collection P-R. B Marie BRILLANT & Laurent SCHMITT BÉRÉNICE CHEZ ELLE ?
Bulletin Numismatique n°261 16 Rien de plus courant qu’un statère attribué à Alexandre III. En revanche ceux frappés pour les ateliers de la côte d’Asie Mineure sont beaucoup moins courants et sont souvent posthumes, frappés après la mort du conquérant. Ce n’est pas le cas de l’atelier de Milet dont la fabrication semble avoir débuté du vivant du monarque macédonien. C’est un de ces rares exemplaires que nous proposons dans la Live Auction du 3 mars 2026. Milet, l’une des villes les plus anciennes d’Asie Mineure, fut fondée au XIIe siècle avant J.-C. Elle était la capitale de la Confédération Ionienne (13 cités) et son symbole était le lion. Le monnayage y débuta dans la seconde moitié du VIIe siècle avant J.-C. et est l’un des plus anciens du monde grec. Milet avait fondé de nombreuses colonies dans l’ensemble du monde méditerranéen. Ses colons essaimèrent, entre autres, à Abydos, Cyzique, Sinope et Panticapée. Pendant la guerre de Libération, elle fut écrasée en 494 avant J.- C. La cité fut un atelier important pour les émissions au type d’Alexandre le Grand et connut une grande prospérité après la Paix d’Apamée en 188 avant J.-C. Au IVe siècle avant J.-C., des tétradrachmes présentent au droit la tête d’Apollon et au revers le lion passant à gauche, détournant la tête. Milet était renommée pour son temple d’Apollon Didymène. ROYAUME DE MACÉDOINE ALEXANDRE III LE GRAND (336-323 avant J.-C.) Statère d’or, Ionie, Milet, c. 325-323 avant J.-C. (Or, 8,24 g, 16,50 mm, 12 h) étalon attique, poids théorique 8,60 g, 98 % d’or, 20 drachmes d’argent, ratio or/argent : 1/10. A/ Anépigraphe Tête casquée d’Athéna à droite, coiffée du casque corinthien à aigrette, orné d’un serpent ; les cheveux tombant sur la nuque en mèches mêlées ; sous le cou, un foudre ? R/ AΛΕΞΑΝΔΡΟΥ (HΔ) (d’Alexandre). Niké debout à gauche, les ailes déployées, tenant de la main droite une couronne et de la gauche la stylis. Müller – MP 2079 – NS 16/ 15, pl. 21- RQEMH 223 – HGCS 3. 1/ 893f Flan court, centré des deux côtés. Très beau portrait d’Athéna, bien venu à la frappe. Joli revers. Patine de collection. Rare. SUP/ TTB+ 3 800€/ 5 800€ Poids léger. Monnaie montée anciennement. Sur cet exemplaire, le foudre, placé sous la tête n’est pas visible. Sur notre exemplaire, le monogramme du revers est placé dans la partie inférieure du champ gauche de ce statère. Nous n’avons pas relevé d’identité de coin pertinente. Outre l’atelier de Milet, ce monogramme ne se rencontre pour l’or que pour l’atelier de Sardes à partir de 319 avant J.-C. (Price n° 2675). Quant au monnayage d’or, en dehors des statères, de rares distatères, hémistatères et quarts de statère, lui sont associés, un important monnayage d’argent en particulier pour les drachmes (M. Thompson, NS 16, n° 32-123, pl. 22-24). Pour Milet, le monnayage débuterait avant la mort d’Alexandre et cesserait lors de la prise de contrôle de la cité par Antigone le Borgne en 319 avant J.-C. avant de reprendre une vingtaine d’années plus tard. Pour la première émission de l’atelier de Milet, d’après M. Thompson, pour l’or nous avons au total 70 pièces incluant deux distatères et quinze fractions pour 23 coins de droit et 31 coins de revers (p. 65), mais dans son catalogue pour le début du monnayage pour le statère d’or, elle relève, 28 statères pour 18 combinaisons. Pour le n° 15 appartenant au Staatliche museen de Berlin (8,58 g), la présence du foudre n’est pas non plus attestée. Pour l’ensemble du monnayage d’or, F. de Callataÿ (RQEMH) a recensé au total pour l’ensemble du monnayage 160 statères avec 44 coins de droit et 62 de revers avec un indice charactéroscopique de 3,64, ce qui est correct et valide l’échantillon sélectionné. Faut-il encore une fois rappeler qu’il est important, en face d’un tel monnayage, comme celui d’Alexandre III de Macédoine (336-323 avant J.-C.) de vérifier, premièrement si le monnayage est frappé du vivant du basileos ou posthume et d’examiner attentivement le lieu de fabrication de l’exemplaire. Enfin, quand cela est possible de se reporter aux ouvrages de référence, en particulier aux études de coins quand elles sont disponibles ! Marie BRILLANT & Laurent SCHMITT Lh 49 65 € OUVERTURE DE L’ATELIER DE MILET : DU VIVANT D’ALEXANDRE !
www.cgb.frRkJQdWJsaXNoZXIy MzEzOTE=