Bulletin Numismatique n°260 68 En décembre dernier (Bulletin Numismatique n°258) ont été présentées 7 monnaies d’exception vendues les 1er et 2 octobre 2025 à Monaco. Comme indiqué, voici quelques-unes des monnaies d’exception vendues par la Maison Gadoury les 3 et 4 octobre1. Avant de les examiner, annonçons une bonne nouvelle : en mars prochain sera organisée au musée des Timbres et des Monnaies une exposition à l’occasion des 30 ans de la création de ce musée. On peut préciser que cette exposition sera inaugurée par S. A. S. le prince Albert II comme il l’a fait pour les précédentes expositions numismatiques organisées dans ce musée depuis 2008. La vente de la Maison Gadoury comprenait 2 parties : d’abord, le 3 octobre la dispersion des collections de quatre amateurs dont une exceptionnelle collection de monnaies du monde arabe (566 nos) principalement orientales (notamment Irak) mais également d’Andalousie et de Maroc, puis une collection de 80 écus pontificaux, pour leur grande majorité frappés à Rome, quelques-uns à Bologne, puis une collection de monnaies antiques et modernes, enfin une collection de monnaies françaises. Fig.1 Pour les amateurs de monnaies arabes, le nombre et la variété des monnaies d’or étaient impressionnants. Toutes ces monnaies furent vendues à des prix abordables, dépassant rarement 1 000€ l’unité, deux monnaies d’or de Grenade (Espagne) dépassant les 4 000€ et une de Castille atteignant les 3 200€. Un dirham d’argent frappé en 1787 à Madrid pour le compte de l’atelier de Marrakech au Maroc s’est vendu 7 000€ (n°473) et une pièce de 10 rials en or (n°481) 14 000€ (fig.1). Une série du Maroc en coffret (5 pièces d’argent) frappée en 1902, avant le protectorat français (1912) a atteint l’enchère de 7 000€. S’agissant des monnaies pontificales en argent, piastres et pièces de 5 lire, la plus belle et la plus rare des piastres a atteint le prix de 4 800€ (n°601, fig.2). Fig.2- 90% 1 Les lecteurs voudront bien excuser mon retard dû à des difficultés de santé ces 6 dernières semaines. Me voilà maintenant suffisamment rétabli pour pouvoir écrire à nouveau. Fig.3 En ce qui concerne la troisième collection, composée de monnaies antiques et modernes, remarquons un magnifique trihémistatère de Carthage au cheval et au soleil (n°649) vendu 10 000€ (fig.3) et un aureus (n°675) de Lucius Verus (fig.4) 13 000€. Dans la quatrième collection, il faut souligner un double louis d’or de Louis XIV au soleil frappé à Reims en 1710 vendu 10 000€. L’ensemble des quatre collections comportait 1 000 numéros. Le lendemain 4 octobre avait lieu la seconde vente, importante, comprenant 996 numéros parmi lesquels de nombreuses monnaies d’exception. En voici quelques-unes : Fig.4 Fig.5 - Décadrachme de Syracuse, n°1023, Ag 43,2g. Superbe. Estimé 20.000€, vendu 26.000€ (fig.5). Fig.6 - Aureus de Marc Aurèle, n°1171, Au 7,26g, FDC. Estimé 20 000€, vendu 26.000€ (fig.6). Fig.7 - Louis XIII, Double louis d’or frappé au marteau par le maître Louis Delacroix (différent croix), n°1517. Gravure de Claude Balin, orfèvre du roi. Superbe, 13,49g. Estimé 30 000€, vendu 46 000€. (fig.7) - Napoléon Ier, pièce de 5 francs frappée en or, 1807, n°1571, 42,3g. Superbe. Estimé 130 000€, vendu 140 000€ (fig.8) AUTRES RARES MONNAIES VENDUES À MONACO À L’AUTOMNE 2025
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