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Bulletin Numismatique n°260 55 Faut-il rappeler que les poids sont extrêmement rigoureux, ne s’écartant que de quelques centièmes de gramme du poids théorique de 1,60 g avec une tolérance pondérale de 50 ‰, de 8 centigrammes, soit un intervalle compris entre (1,52 g et 1,68 g). La masse de notre exemplaire avec un poids de 1,83 g est anormalement lourde et ne pourrait trouver une explication que dans le cadre d’une fabrication particulière. Cette première anomalie pondérale est renforcée par l’absence de signature dans le champ à droite de la Francisque. La frappe, particulièrement soignée, de notre exemplaire diffère de la fabrication normale des pièces qui affecte plus particulièrement les étoiles du bâton de maréchal qui ne « sortent » pas bien, donnant souvent l’impression d’une usure alors que la monnaie n’a jamais circulé. De la même manière, les zones tricolores sur les lames de la francisque ne sont pas toujours bien en relief, donnant là encore une impression d’usure injustifiée. Notre exemplaire, un essai réalisé dans des conditions optimum, ne présente bien entendu pas ces stigmates. Sa qualité (FDC) et son grade SP65 pour une monnaie en aluminium en sont la preuve si nécessaire. Plus de quatre-vingts ans après sa fabrication, ce type nous réserve encore des surprises et cet exemplaire en est la preuve irréfutable. Rappelons enfin que si les actes de l’État français furent abrogés à la Libération, ce n’est que le 17 février 2005, suite au décret du 14 février 2002, que cette dénomination monétaire fut définitivement démonétisée ! Laurent SCHMITT *Nous remercions les ADF (Amis du Franc) pour les informations fournies ayant permis la rédaction de cet article. ESSAI 1 FRANC FRANCISQUE 1942 : C’EST DU TROP LOURD ! RETROUVEZ UNE SÉLÉCTION D’OR D’INVESTISSEMENT SUR Cgb.fr

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