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Bulletin Numismatique n°259 11 LE COIN DU LIBRAIRE, THE BRONZE COINAGE IN THE ROMAN EMPIRE Alain Gennari, The Bronze Coinage in the Roman Empire from 395 AD to Anastasius (BCRE), La moneta in bronzo nell’Impero Romano dal 395 D.C. ad Anastasio (MBIR) Introduction by Michele Asolati, Edizioni D’Andrea, Bari, 2025, 305 p,, 22 pl., 21,5 cm x 30 cm, relié cartonné, illustrations n&b et couleur, 1049 pièces illustrées, ouvrage bilingue, anglais/italien. Code : lb89. Prix : 80€. Nous ne présentons plus les éditions D’Andrea dont nous avons eu déjà eu l’occasion de rendre compte depuis longtemps. Cependant, c’est un nouvel ouvrage très important que nous livre l’éditeur de Bari, sous la plume d’Alain Gennari, avec un sujet qui intéressera de nombreux collectionneurs de l’Antiquité Tardive, en particulier pour le monnayage de bronze après la mort de Théodose Ier en 395 jusqu’au règne d’Anastase. Nous sommes encore une fois en présence d’un ouvrage complètement bilingue, anglais et italien. Il manque le français. Cet ouvrage a l’avantage d’illustrer par types, ateliers et officines le plus grand nombre de ces bronzes, Æ 1, (GB), Æ 2 (MB), Æ 3 (PB) et Æ 4 (PBQ) qui sont si souvent difficiles à trouver, lire et interpréter. La classification qui peut surprendre au premier abord s’appuie sur celle établie par J. P. C. Kent (1928-2000) pour le Roman Imperial Coinage, volume X, the Divided Empire and the Fall of the Western Parts (395-491), Spink, London, 1994, réimpression 2018. C’est donc la numérotation de cet ouvrage qui est suivie scrupuleusement dans ce nouvel ouvrage avec des notes et des modifications en fonction des découvertes effectuées depuis la parution de la première édition, il y a un peu plus de trente ans. L’ouvrage s’ouvre sur la table des matières (p. 4-5). Elle est suivie d’une copieuse introduction de Michel Asolati en anglais (p. 6-8), suivie de sa traduction originale en italien (p. 9-12). La préface d’Alain Gennari (p. 13-15 pour l’anglais est suivie par la version italienne, p. 16-18) et outre le principe déjà évoqué de l’utilisation de la numérotation du RIC X pour l’ouvrage, c’est aussi une longue série de remerciements pour les collections consultées et les collègues et savants interrogés. Un copieuse bibliographie (p. 19-27) est complétée par la liste des abréviations utilisées (p. 28-29). Un introduction générale dans les langues de Shakespeare (p. 30-56) et de Dante (p. 57-83) aborde tour à tour les dénominations (p. 30-31 et 57-58), déjà évoquées plus haut, ainsi que les indices de rareté de C2 (plus de 41 exemplaires recensés) à R5 (unique) (p. 32 et 59) avant de s’attarder sur les ateliers de Trèves à Cheronesus en passant par Lyon, Arles, Barcelone, Milan, Rome, Ravenne, Aquilée, Thessalonique, Héraclée, Constantinople, Nicomédie, Cyzique, Antioche et Alexandrie (p. 32-38 et 59-65). L’auteur aborde ensuite les différents types de bustes (p. 39 et 66) avant de passer aux type de revers (p. 39-41 et 66-68) et de se pencher sur les différents monogrammes et les symboles chrétiens (staurogram et chi rho) (p. 41 et 68-69). Une partie importante de cette introduction est consacrée aux différents règnes des empereurs en débutant par l’Empire d’Orient : Arcadius, Théodose II, Marcien, Léon Ier, Léon II, Basiliscus, Zénon et Anastase (p. 42-48 et 69-75), puis avec les empereurs de la pars occidentalis : Honorius, Attale, Constantin III, Maxime, Jean, Valentinien III, Avitus, Majorien, Sévère III, Anthème et leurs successeurs romains ou barbares entre 474 et 491 (p. 48-55 et 75-83). Le catalogue débute à la page 84 et, comme nous l’avons déjà annoncé, suit le classement et la numérotation du RIC X (p. 85-270) en débutant au n° 55 et continuant ainsi jusqu’au n° 2865. Pour chaque type, chaque atelier, chaque officine le cas échéant, les monnaies sont intégralement décrites et illustrées avec à chaque fois leur indice de rareté, et sont accompagnées parfois des principales variantes orthographiques de légende ou d’atelier, voire de monogrammes. Les photographies sont en n&b et agrandies afin d’en faciliter la lecture et l’interprétation. Les monogrammes sont dessinés au-dessus de chaque type afin d’en rendre la lecture et l’interprétation plus aisées. Parfois, l’auteur indique que certaines variétés ou numéros ne sont pas recensés ou censés exister. Ce magnifique catalogue est complété par les 22 planches à la fin de l’ouvrage en couleur et à l’échelle 1 qui reprennent l’ensemble des données du catalogue. La fin de l’ouvrage comprend d’abord un tableau chronologique de la pars orientalis et occidentalis de l’Empire de la mort de Théodose Ier en 395 à la réforme monétaire d’Anastase en 498 (p. 271-272). Un très utile index reprend l’ensemble des monogrammes entre Théodose II et Anastase (p. 273-275). Un tableau des indictions (créées par Constantin le Grand pour des raisons fiscales), cycle de quinze ans, couvre l’ensemble de la période de 394 à 518 (p. 276-278). L’ouvrage se referme sur l’ensemble des données de chaque monnaie illustrée dans l’ouvrage avec leur provenance (musées, collections publiques ou privées, ventes et marché numismatique, ce qui en fait un outil redoutable p. 279-305). Nous ne pouvons que conseiller d’acquérir cet ouvrage fondamental pour qui s’intéresse au monnayage de l’Antiquité Tardive. Il constitue à lui seul un thème de collection. Laurent COMPAROT & Laurent SCHMITT

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