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Bulletin Numismatique n°258 39 de conversion. En revanche, on n’a à ce jour retrouvé aucun demi-louis et les archives consultées n’ont fourni aucune information permettant de savoir si le demi-louis a été frappé ou non. 3- Ecu de Flandre aux insignes, 1er type 1703 W Lille : n°738. Très bon état de conservation pour cette pièce toujours mal frappée et fortement réformée. (fig.4) Cette monnaie, extrêmement rare, semble être unique pour ce millésime 1703, l’existence d’un autre exemplaire 1703 étant possible. Estimée 6 000€ (TTB), elle a été vendue 11 000€. Dans la vente MDC n°16 de juin 2025 figurait un autre exemplaire de ce rarissime écu, au millésime 1702 (n°1357). Estimé 10 000€ (TB à TTB), il a été vendu également 11 000€. Il était moins réformé que le précédent. fig.05 4- Louis d’or de Béarn au soleil 1709 Pau : n°747. Rare. Exemplaire superbe, première année de frappe. Estimé 2 500€, vendu 3 600€. (fig.5) Dans la vente MDC n°16 de juin 2025 figurait un autre exemplaire, au millésime 1713 (SUP à FDC). Estimé à 4 000€, il a été vendu à 5 000€. 5- Principauté de Dombes ; Marie de Bourbon-Montpensier. Teston frappé à Trévoux en 1613. TTB à SUP, n°884. (fig.6) C’est effectivement le second exemplaire connu, l’autre étant conservé au Cabinet des médailles de la BnF (ancienne collection royale). Donc unique sur le marché. Estimé 5 000€, vendu 6 000€. Ce teston est d’un grand intérêt historique et artistique. Bien qu’alors âgée seulement de huit ans, la princesse y est représentée en adolescente, voire en jeune femme qu’elle n’était pas. fig.06 6- Duché de Lorraine. Léopold Ier, écu d’argent ou léopold 1700. Exemplaire superbe, n°891 (fig.7). Cette extraordinaire monnaie, connue à 2 exemplaires, proviendrait peut-être de la collection Quintard (1910) car elle manque à toutes les autres collections, y compris la collection Monnier, et elle était inconnue de F. de Saulcy. Avant la collection Quintard, elle figurait dans la collection Dassy (de Meaux) dispersée en 1869, p.174 n°1728 où elle est parfaitement décrite à l’exception de la légende de l’avers (écrite D. G. au lieu de D. G. D.). Elle est ici présentée, dans le catalogue MDC, comme étant l’exemplaire vendu en 1981 à Aix-les-Bains et publié ensuite par Dominique Flon en 2002 (tome III, pp. 823 et 830 n°1) : les photos paraissent concordantes avec notamment des taches identiques aux mêmes endroits. Un autre exemplaire figurait dans la collection impériale de la Maison d’Autriche, dessiné en 1769 dans l’ouvrage de Valentin Jameray-Duval, conservateur de la collection (consultable au Cabinet des médailles de la BnF). Hormis ces deux exemplaires, je n’en connais pas d’autre, y compris au Cabinet des médailles. Déjà présentée par MDC dans sa vente n°16 de juin 2025 au prix de départ de 15 000€ cette monnaie n’avait pas alors trouvé preneur (n°1483). Cette fois, mise à prix à 10 000€, elle a trouvé un acquéreur pour ce montant. Selon les informations que j’ai recueillies, elle rejoindrait la collection d’un collectionneur allemand Outre-Rhin. Il est regrettable que le Cabinet des médailles de la BnF ne l’ait pas préemptée car elle avait naturellement sa place parmi les monnaies frappées dans notre pays (atelier de Nancy). Sur cette monnaie, le portrait est très intéressant car il est imité de celui de Louis XIV à la cravate créé en 1672-1673 : cuirasse, draperie et cravate sont présents avec beaucoup d’élégance avant que ce portrait ne soit modifié sur l’écu suivant de 1702 au portrait plus proche de l’âge de Louis XIV à l’époque. Ce portrait de l’écu ou léopold d’argent de 1700 est unique car il est modifié dès la même année sur les testons d’argent dont la frappe suit immédiatement celle de cet écu en abandonnant ce premier portrait unique. fig.07 Le mois prochain je présenterai quelques monnaies emblématiques de la vente Gadoury. Christian CHARLET QUELQUES MONNAIES D’EXCEPTION RÉCEMMENT VENDUES À MONACO

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