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U
n jeton semble avoir une histoire
intéressante et suscite toujours
beaucoup d’interrogation. Très
nu, souvent méprisé par les numis-
mates, a-t-il sa place dans la numismatique
française ou n’est-il qu’un jeton sans
importance ayant circulé parallèlement
rds de l’Ancien Régime et aux
étrangères, encore acceptées comme
moyen de paiement à Lille et dans sa région
sous Charles X ? J’ai fait de nombreuses
recherches à propos de cette pièce ou jeton,
livre ici les informations recueillies
es ans, et leur lot d’interrogations.
Ce pseudo-liard serait une sorte de monnaie
de nécessité officieuse qui avait une valeur
intrinsèque d’un liard et valait le quart d’un
sou, un sou étant égal à 5 centimes. Présu-
mée frappée en 1827, elle est mentionnée
par Édouard Van Hende en 1858 dans
son ouvrage
Numismatique lilloise,
page
100/101 Extrait :
« En 1827, il apparut à Lille une monnaie
de cuivre étrange et toute neuve; avec
cette monnaie se répandit le bruit qu’elle
avait été frappée par un de nos marchands
de métaux. Des perquisitions faites à son
domicile n’amenèrent aucun résultat com-
promettant ; mais le peuple prétendit que
l’effigie représentait le duc de Reichstadt, et
qu’il y avait de la propagande politique dans
cette affaire. La vérité était qu’un marchand
de Liège avait vendu au sieur M *** pour
4,000 francs de ces liards (320.000 pièces)
qui se glissèrent parmi toutes les pièces
étrangères alors en circulation. C’est donc
à Lille que cette prétendue monnaie a pris
cours, et malgré son origine belge, nous
avons cru pouvoir la joindre à nos dessins
(que l’on peut voir page 345). »
Van Hende la qualifie de monnaie. Certes il
n’y a pas eu de pièce de cuivre frappée par la
monarchie restaurée… les pièces de cuivre
n’ont pas été délivrées entre 1801 et 1848.
Le désordre monétaire sous la Restauration
était considérable, les pièces duodécimales
circulaient en concurrence avec les pièces
décimales, ce qui provoquait de multiples
abus. Il a été suggéré une pénurie de mon-
naies en cuivre pour justifier l’apparition
de cette pièce.
Van Hende note toutes les petites pièces de
monnaies étrangères alors en circulation,
il ne suggère pas une pénurie de pièces de
monnaie en cuivre, mais probablement un
manque de monnaie de cuivre française.
Pourtant, s’il y avait eu une pénurie de
JETON OU PIÈCE DE MONNAIE ?
JETON OU PIÈCE DE MONNAIE ?
ie en cuivre dans le pays, ce type de
ie de « nécessité » ne serait-il pas
apparu dans d’autres régions ? Van Hende
écrit son ouvrage seulement trente ans après
rition de cette pièce, c’est donc un
porain. Notez qu’il donne une date
1827, pour son apparition à Lille, le
nombre de pièces frappées, le coût, mais
pas le nom du vendeur ni de l’acheteur,
tre pour ne pas risquer de poursuites
mation.
Cette pièce aurait été réalisée en sous-
traitance à Liège pour le compte d’un
lillois qui les aurait mises en circulation
isant un bon bénéfice. À ce jour
ne n’a contesté l’apparition et
l’utilisation de ce pseudo-liard. Dans
l’effigie certains reconnaissent le portrait
du duc de Reichstadt, fils de Napoléon
rte : serait-ce alors un jeton de
ande au bénéfice de Napoléon
II, concurrent du souverain en place
(maximus non plus ultra = le plus grand,
aucun n’est plus parfait) ? Le sieur M
ait il un fervent bonapartiste, un
soldat de la GrandeArmée ou tout
simplement un spéculateur ?Avons-nous
affaire à une monnaie de nécessité, de
confiance comme les monnerons ou à un
e propagande ?
Il y a bien eu une affaire à cette époque à
propos de ces pseudo-liards puisque l’on
parle de perquisitions. Il devrait être pos-
sible de retrouver des traces de cette affaire
dans des archives à Lille, ami(e) du Nord, de
Belgique la résolution de l’énigme se trouve
peut être dans la réponse à cette question :
qui était le sieur M *** ?
A) MAXIMUS, tête inlaurée (Van Hende,
sic), à gauche.
R) NON.PLUS.ULTRA. Écu vide
Frappe médaille poids 3,4g et 22mm
Christian GOR
ADF 552
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