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MONNAIES ALTERNATIVES…
BITCOINS…
L
’histoire de cet article commence par
une émission de France-Inter que
v
ous pouvez écouter à
. Elle a suscité l’intérêt de l’un de nos
lecteurs qui nous en fait un compte rendu et
nte les différents sujets monétaires
aborde et surtout l’actualité du
bitcoin, la monnaie alternative décentralisée
et anonyme. Laissons la parole à PhilippeA.
France inter consacrait récemment une
émission à « La fin de la monnaie unique :
les nouvelles devises ».
de voir l’Euro remplacé, que dis-
sé, par ces monnaies alternatives
vous tente peut-être, peut-être pas, mais ne
manquera pas de rappeler à votre souvenir
l’adage qui dit que « La mauvaise monnaie
chasse la bonne ». Qui n’a jamais entendu
cette expression ? On l’appelle, dans une
double confusion, la loi de Gresham.
Double confusion car ce n’est pas une loi
mais une observation empirique et car c’est
Nicolas Oresme (
De origine, natura, jure et
mutationibus monetarum (1366) «les muta-
tions monétaires détruisent la raison d’être
de l’outil d’échange: une valeur constante
en laquelle on peut se fier
» ) qui la formula
en premier, deux siècles avant Gresham.
Encore faut-il se mettre d’accord sur ce
qu’est une bonne ou une mauvaise monnaie,
et même sur ce qu’est une monnaie. Donc,
avant d’en venir à cette émission, quelques
considérations de base :
La monnaie est un instrument, une conven-
tion si on veut, qui remplit trois rôles : elle
sert de support aux échanges, d’unité de
compte et de réserve de valeur.
Évident, certes. Mais pour servir de sup-
port aux échanges, cet instrument doit être
standardisé (sinon, comment en évaluer la
valeur ?), il doit être fongible et divisible,
doit être transportable (l
es roues de pierre
polynésiennes n’ont eu qu’un succès mitigé
),
durable et surtout reconnu et accepté.
Mais quelle est donc la qualité qui sépare la
bonne de la mauvaise monnaie ?
Quel que soit le système retenu, c’est la
confiance qu’on peut lui accorder qui fait
la différence. Ou plus exactement que
l’on peut accorder au support de la chose
monétaire. Les plumes colorées utilisées
jadis par les méso-américains se basaient
sur l’observation de la rareté relative des
oiseaux fournissant la matière dont était
faite cette monnaie.
Le sel, dans les économies de subsistance,
fondait sa valeur sur son utilité universelle.
niprésent dans l’histoire humaine,
sur l’observation faite de la rareté relative
du métal, de ses propriétés physiques remar-
quables et de l’attrait qu’il semble exercer
lement.
onnaie scripturale ou fiduciaire
sur la force de la promesse de celui qui
l’émet. Tout est finalement une question de
préférence pour une classe d’actif ou une
u pour un niveau de liquidité plus
ns élevé.
Ces préférences sont aussi influencées par
l’acteur le plus intéressé à la chose : la puis-
san
ce publique. Cette puissance publique
ne part est garante du bon ordre
ses, d’autre part ne manque pas de
prélever un seigneuriage. Le seigneuriage,
c’est la plus-value qu’apporte la sanction
p
ublique à la valeur de la monnaie. Ou
la différence entre ce que vaut le
t et l’instrument monétaire.
Ce qui de tout temps conduisit les états à
diminuer (que ce soit par réduction du poids,
e, réduction du titre métallique, cir-
n forcée des espèces papiers et qui
sait, bientôt, obligation de paiement exclu-
sivement électronique) la qualité intrinsèque
de la monnaie afin de maximiser leur
riage tout en augmentant le degré
de régulation de la chose monétaire. Juste
retour des choses, les acteurs économiques
tendent à moduler leur comportement de
consommateurs de monnaie sur base de
l’évolution de la valeur intrinsèque de celle-
ci (généralement en privilégiant le rôle de
support des échanges par rapport à celui de
réserve de valeur) et de la probité et fiabilité
de l’autorité émettrice.
L’instabilité politique ou économique nuit
profondément à la perception que l’on peut
avoir d’un instrument monétaire fiduciaire.
Ce qui en amène certains à se poser des
questions sur celles que nous utilisons
aujourd’hui, Euro, Dollar ou Yen.
Revenons à l’émission. Elle parle un peu
des monnaies qu’elle qualifie d’alternatives
et surtout des Bitcoins, système qui semble
mettre l’eau à la bouche du présentateur.
Passons en vitesse sur les monnaies alter-
natives, vocables sous lequel ils reprennent
les monnaies fondantes, les monnaies com-
plémentaires et des supports d’échange non
monétaire comme les
miles
aériens.
Leur fonction est finalement de palier aux
insuffisances du système monétaire officiel,
en particulier par amélioration de sa fluidité.
Reste donc le plat de résistance, le Bitcoin.
Bitcoin est avant tout une démonstration
technologique. La monnaie est créée par du
temps machine, par un protocole d’échange
« 
peer to peer
 ». Le système est conçu
pour augmenter graduellement mais de
manière décroissante le nombre d’unités en
circulation. Le nombre total est prévu pour
plafonner à 21 millions d’unités vers 2140.
Les unités peuvent être échangées contre de
la monnaie, utilisées pour payer, transférées.
Unité de compte et moyen de paiement, mais
également réserve de valeur puisque l’on
peut les acheter et les conserver.
Pourquoi parle-t-on tellement de ces
Bitcoins récemment ?
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