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LONDRES, VIENNE
LONDRES, VIENNE
P
our les besoins de ma thèse, je suis
souvent amené à visiter des musées
p
our aller y photographier des exem-
qui n’ont pas encore été numérisés.
J’ai récemment travaillé à Londres, au
British Museum
et à Vienne, au
Kunsthis-
torisches Museum
. Tous deux ont des fonds
atiques importants et de qualité.
est vraisemblablement le fonds le
plus fourni du monde pour la période du III
e
et du IV
e
siècle, en grande partie grâce aux
collections du début du XX
e
siècle tandis
que Londres est partagé entre les collections
anciennes et les trouvailles récentes dues,
pour la plupart, au
Dans les deux cas, les cabinets numisma-
tiques sont intégrés à de grands musées :
une salle consacrée uniquement à la numis-
matique au
British Museum
, au premier
étage, à côté des collections romaines et
trois salles au
Kunsthistorisches Museum
au
deuxième étage. Pour rappel, le seul musée
numismatique à Paris est celui du Cabinet
des Monnaies et Médailles et il dépend de
la Bibliothèque Nationale de France et non
du Louvre.
À Londres, la salle retrace l’histoire de la
monnaie en partant des pré-monnaies en
coquillage jusqu’au téléphone portable.
Les explications pertinentes sont données
sur chaque vitrine et permettent aux visi-
teurs d’avoir une première approche de la
numismatique. Un trésor de
solidi
est exposé
avec son contenant et des outils de frappe
sont présentés. La grande attraction reste la
communication de monnaies. À certaines
heures, et comme dans un certain nombre
de salles, un employé du musée donne
l’occasion au public d’avoir des monnaies
dans les mains. J’ai ainsi manipulé un tétra-
drachme d’Athènes et des
pounds
du début
du XX
e
siècle. Cette approche originale fait
mouche. De nombreux visiteurs, curieux, se
mettent à manipuler les monnaies et de ce
fait commencent à s’approprier une partie de
leur histoire. Les questions sont nombreuses
et pertinentes. Élément très rassurant pour
l’avenir, les enfants sont subjugués par
l’atelier. Ce modèle d’appropriation tem-
poraire des objets du musée est tout à fait
u en ces temps où l’on cherche à
retirer l’objet du public en le sacralisant
derrière des vitrines.
binet des médailles se trouve un peu
n au fond d’une petite salle consacrée
aux banqueroutes et aux crises financières
dans l’histoire britannique. Les Anglais
ont beaucoup d’humour et ont déjà intégré
de 2008 à l’histoire de leur pays.
oto d’une file d’attente devant la
Northern Bank
(banque en faillite depuis
nationalisée) est exposée à côté de billets de
ue de Law et d’un château de cartes
artes sont des billets de 20£. L’accès
au Cabinet des médailles se trouve derrière
une porte blindée où l’accès ne se fait que
sur rendez-vous.
Au
Kunsthistorisches Museum
de Vienne, il
faut monter deux étages de ce magnifique
bâtiment pour rejoindre le musée des mon-
naies. L’espace n’est pas intégré au reste du
musée comme c’est le cas à Londres mais
il est conséquent. La muséographie retrace
l’histoire de la monnaie des Habsbourg
dans la première salle, puis l’histoire de
la monnaie ancienne et médiévale dans la
deuxième salle et les monnaies plus récentes
dans la troisième salle. Avant d’entrer dans
cette galerie, plusieurs trésors avec leurs
contenants sont présentés, sorte d’invitation
au voyage numismatique. Je passe assez
rapidement la salle des monnaies autri-
chiennes pour m’attarder sur les monnaies
antiques. Les monnaies sont présentées
chronologiquement permettant de voir les
variations de diamètre dues aux différentes
réformes monétaires. Des cartes accom-
pagnent ce voyage et permettent
de localiser les ateliers de l’empire
romain. Les monnaies provinciales,
grecques et celtiques ne sont pas en
reste et c’est la première fois que
je vois une organisation sensée
des différents monnayages. L’ins-
tant clé reste les explications sur
le vocabulaire contemporain des
monnaies. D’où viennent le sou,
le franc, le shilling, le mark ou
la drachme ? Les réponses sont données à
partir des monnaies qui retracent l’évolution
qui amène le
solidus
à devenir un sou.
Il est intéressant de voir comment les
conservateurs dans les musées étrangers
tentent d’intégrer la monnaie dans l’His-
toire. Souvent traitée comme un objet de
curiosité et sans contexte historique, la
monnaie perd son sens. Ces excursions à
Londres et à Vienne m’ont prouvé qu’il
était possible d’intéresser le grand public à
la monnaie et encore plus de lui permettre
de s’approprier son histoire.
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