ww
w.cgb.fr www.cgb.fr www.cgb.fr www.cgb.fr www.cgb.fr www.cgb.fr www.cgb.fr www.cgb.fr www.cgb.fr www.cgb.fr www.cgb.fr www.cgb.fr www.cgb.fr
ww
w.cgb.fr
ww
w.cgb.fr
ww
w.cgb.fr
ww
w.cgb.fr
ww
w.cgb.fr
ww
w.cgb.fr
ww
w.cgb.fr
ww
w.cgb.fr
ww
w.cgb.fr
ww
w.cgb.fr
ww
w.cgb.fr
ww
w.cgb.fr
11
11
11
11
ET DE GROS SOUS… :
MOUTONS CONTRE BALANCIERS
que l’action de la vis de pression d’un balan-
cier mû par des hommes. Ce coup fatigue
es carrés d’acier que la pression de
ur ces carrés ; & la preuve est sans
réplique : des expériences faites sous nos
yeux, prouvent que des carrés semblables,
& faits par le même graveur, supportent un
yage d’un tiers plus grand sous le
que sous le balancier. Cette seule
ie s’élève à plus d’un écu par jour
sur chaque mouton.
Maintenant examinons celle, beaucoup
ande, qui résulte du moindre nombre
mes employés aux moutons pour
la fabrication de la monnaie commune,
telle, par exemple, que celle des pièces de
24 deniers, de métal de cloches allié à quan-
le de cuivre. Les règlements anciens
ent aux monnoyeurs de Paris douze
deniers par marc pour cette fabrication.
Un balancier, gouverné par douze hommes,
fabrique par jour seize cents marcs de ces
ces. Ainsi les monnoyeurs reçoivent pour
laire, par jour, 80 livres : sur cette
, ils n’ont d’autres frais à faire que
celui du payement des journées des bar-
riers. Quant aux moutons, l’entrepreneur
ne reçoit que le tiers de cette somme, c’est-
uatre deniers par marc. Les soins
urveillance de l’entrepreneur sont
certainement récompensés
par la somme qui lui reste
après avoir payé les trois
hommes attachés au tirage,
le moutonnier & celui qui
pose les flaons sur le carré de
pile. Si les anciens règlements
ont alloué des salaires aussi
considérables, c’est qu’on a
considéré la redoutable res-
ponsabilité des monnoyeurs
dans la fabrication des pièces
d’or & d’argent : c’est qu’on
a d’ailleurs pris des termes
moyens, pour réduire la fabri-
cation à un prix constant. Je
dois observer qu’à l’époque
de la confection de ces règle-
ments, il se fabriquait peu de
monnaie de cuivre, par consé-
quent, l’ancien tarif n’avait
pas alors les inconvénients
qu’il aurait aujourd’hui, &
cette différence tient à ce
qu’un numéraire commun
très abondant est maintenant
nécessaire pour soutenir le
crédit & faciliter l’échange
des assignats.
, dans les lois sur l’organisation des
monnaies : que l’Assemblée constituante se
proposait de réformer ce tarif.
Il est dit, à l’article IV du chapitre VIII de
i, « La fourniture & l’entretien des
iers, de leur vis & de leur écrou,
seront à la charge du trésor public : les mon-
nayeurs se fourniront de tous les ustensiles
servant à l’exercice de leurs fonctions ; ils
ayés à tant le marc, conformément
crets qui feront rendus par l’Assem-
blée National. »
Le décret sur ce tarif n’est pas encore rendu.
Assemblée actuelle qui doit le don-
e tardera pas sans doute à paraître.
Quoi qu’il en soit, l’usage du mouton est
incontestablement plus économique que
celui du balancier ; cependant les frais de
tion des matières d’or & d’argent
e nulle ou de presque nulle considé-
ration, relativement à la valeur intrinsèque
de ces précieuses matières ; ce serait porter à
l’excès les vues d’économie, que de s’inter-
sage des instruments les plus parfaits
monnoyage de l’or & de l’argent.
Ainsi le balancier, lorsqu’il est fait avec
soin & lorsqu’il est gouverné par une force
te, doit être uniquement destiné au
monnoyage des matières d’or & d’argent.
Mais je ne cesserai de le répéter, cet ins-
trument est encore à perfectionner. Les
balanciers qui se trouvent dans les hôtels
des monnaies ne produisent pas tout l’effet
qu’on devrait s’en promettre. Le tirage
inégal ne peut donner qu’un monnoyage
imparfait, & cet inconvénient disparaitra,
lorsque la machine à vapeur lui servira,
comme à Birminghen, de force motrice.
La machine à vapeur peut encore s’appli-
quer avec avantage à mettre en mouvement
les moutons ; mais il y a quelques soins à
prendre pour éviter l’effet du contre-coup.
Je crois que l’on ne peut désormais se dis-
penser d’employer le mouton, de préférence
au balancier, pour frapper la monnaie com-
mune ; il ne serait peut-être pas impossible
de se servir du contre-coup pour frapper
les flaons dans une virole fermée, sans
retarder sensiblement le monnoyage ; car
on observe que la réaction du carré de pile
repousse,après le choc du mouton, le fiaon
monnoyé, avec une vitesse telle, qu’elle
échappe un instant à la vue. Cette force jette
la pièce à une assez grande distance du lieu
où elle reçoit le coup. Quelques essais m’ont
prouvé que cette observation méritait d’être
suivie. J’ai tout lieu de croire que les pièces
de cuivre fabriquées à Birmenghen pour
MM. Monneron, ont été faites par un pro-
cédé peu différent de celui que j’indique ici.
Il est d’abord évident pour tous ceux qui
connaissent l’art du monnoyage, que les
flaons de MM. Monneron ont été marqués
sur tranche par la machine de Castaing.
J’ai d’ailleurs un de ces flaons marqués
sur tranche, sans être encore monnoyé. La
tranche de ces pièces étant en creux, la virole
unie & fermée n’efface pas la gravure au
moment où elle reçoit le choc du mouton.
Je crois qu’il peut être utile que la virole
soit garnie intérieurement de trois petits
boutons d’acier trempé servant de talon &
de guide, non seulement pour que le flaon
soit toujours bien centré dans la virole, mais
encore afin qu’il s’en dégage plus aisément
par l’effet du contre-coup. Ces boutons ou
talons doivent être un peu protubérants. Un
fort ressort les retient dans leur arrêt ; mais
Iorsque le flaon s’étend sous le coup du
mouton, & remplit la capacité de la virole,
alors la force du ressort doit être insuffi-
sante pour s’opposer à la répulsion que les
boutons doivent éprouver : ainsi l’effet de
la réaction du carré de pile, combiné avec
celui du ressort : qui presse les boutons, doit
nécessairement chasser la pièce monnoyée
de sa virole.
Philippe THÉRET
1...,2,3,4,5,6,7,8,9,10 12,13,14,15,16,17,18,19,20,21,...40