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FRAPPE DES MONNAIES AU MOUTON
UNE AFFAIRE DE MOUTONNIER !
G
râce à Alexis-Marie Rochon, astro-
nome, qui fut membre éminent de
la Commission des Monnaies, nous
ne description précise de la frappe au
mouton, de ses avantages et inconvénients
notamment par rapport au balancier.
Ce texte est issu d’un essai sur les monnaies
es et modernes publié en 1792.
« Je dois observer que le balancier n’est pas
le seul instrument propre au monnoyage. Il
est des cas où cet instrument peut être rem-
vec économie & avantage par une
e fort connue sous le nom de mouton.
Les fabricants de boutons font le plus grand
usage de cet instrument dont M. Boulton
retire de grands avantages
belle manufacture
ingham. C’est en
visitant ces intéressantes
fabriques, qu’il me vint
dans l’idée de proposer
loyer le mouton à la
tion de la monnaie
ne. Le succès le plus
complet a suivi l’adoption
de ce procédé.
e un mouton, c’est
r la chute d’une
masse de fer d’un poids
considérable, maintenue
dans une position bien
verticale & avec le moins
de frottement possible
par trois barres de fer
triangulaires. Ces barres
sont surmontées d’un cha-
peau de fer fondu des-
tiné, ainsi que le billot qui
porte une grosse enclume
de fer fondu, à assurer
leur parallélisme, & à les
tenir dans une position
invariable. La masse de
fer dont il est ici question
est, pour les opérations du
monnayage, du poids de
cent trente livres : elle est
tournée. On lui donne la
forme d’un cylindre, garni
par ses extrémités d’un fort
bourlet.
Ces bourlets ont trois en-
tailles triangulaires qui
servent à assujétir entre les
trois barres triangulaires,
le cylindre de fer auquel on
donne le nom de mouton,
parce que c’est dans son
poids & dans sa chute que
réside tout l’effet de la
machine.
La partie supérieure du
mouton est terminée par
une boucle qui sert à at-
tacher la grosse corde
destinée à lui donner le
degré d’élévation qu’on
a jugé convenable. Cette
corde passe dans la gorge
d’une poulie d’un grand
diamètre. La poulie sur-
monte la charpente qui
enveloppe & soutient l’enclume, les barres
& le chapeau. À l’extrémité de la grosse
corde sont attachées plusieurs cordes moins
fortes dont le nombre est déterminé par celui
des hommes destinés au tirage. Une de ces
cordes est plus longue que les autres.
Elle est garnie d’un étrier. Un homme,
qu’on nomme moutonnier, parce qu’il gou-
verne spécialement la machine, a le pied
dans l’étrier. Il n’aide au tirage que par
une partie du poids de son corps ; mais,
à l’instant de la chute, il empêche l’effet
du contre-coup. Cette petite manœuvre
exige quelque habitude de la part de celui
écute. Un moutonnier inattentif ou
mal-adroit occasionnerait, par l’effet du
contre-coup, un rebut considérable dans
les pièces monnoyées ; car celles qui sont
ulées ne peuvent entrer dans la circu-
Je dis plus : il pourrait blesser celui
e les flaons sur le carré ; quoique cet
accident soit moins à craindre dans l’usage
du mouton que dans celui du balancier.
vons expliqué, dans l’article qui
ne le balancier, la manière donc on
posait la pile & le trousseau. La méthode
est à peu-près la même pour le mouton ;
la pile pose sur l’enclume : elle est arrêtée
tenue par des fortes vis entre trois
s solidement fixées à l’enclume.
Le trousseau a une forme un peu différente ;
il porte une queue qui s’emboîte dans la
partie inférieure de la masse de fer que
mme mouton. Ce font trois fortes vis
assurent la position. Si cette queue
se casse, (accident qui n’est pas fréquent,
mais qui arrive cependant quelquefois), il
est un moyen facile de désobstruer l’espèce
dans laquelle la queue du trousseau
ve. On employe quelques grains de
poudre à canon que l’on introduit par un
trou percé obliquement, de manière qu’il
établit une petite communication entre le
la boîte & la queue du trousseau. À
l’instant où le feu est mis à cette poudre, la
boîte est désobstruée.
Entrer dans plus de détails sur la construc-
tion d’un instrument aussi simple que le
mouton, ce serait abuser inutilement de
la patience du lecteur ; mais montrer les
avantages & les inconvénients de cet ins-
trument dans l’opération du monnoyage, &
comparer les effets avec ceux du balancier,
c’est, sans contredit, un sujet important, un
objet qu’il importe de traiter avec un peu
d’étendue.
Le mouton ne doit pas être employé à frap-
per des médailles, parce qu’il serait trop
long & difficile de rengréner ces pièces
que le choc du mouton déplace & lance
souvent à une distance considérable par
la réaction du carré de pile. Le mouton
ne doit pas être employé à estamper les
carrés d’acier qui servent au monnoyage,
par une raison semblable ; mais le mouton
est un instrument excellent pour monnoyer
des pièces communes, parce qu’il joint à la
célérité l’économie.
Je dis plus : je crois qu’il faut substituer,
dans la fabrication de la monnaie commune,
l’usage du mouton à celui du balancier. En
effet, le prix d’un mouton, d’une force déter-
minée, n’est pas la dixième partie de celui
d’un balancier de même force. Le nombre
d’hommes employés au mouton n’est pas,
à cause de la diminution des frottements,
la moitié de celui des hommes employés au
balancier ; le coup du mouton est plus égal
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