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a Société d’Études Numismatiques
et Archéologiques (Séna) se réunira
e vendredi 5 octobre 2012 à 18 h 30
séance mensuelle. Celle-ci se tiendra
dans la salle de lecture de la Bibliothèque
Historique de la Ville de Paris, 24, rue Pa-
vée, Paris IV (Métro : Saint Paul, Autobus :
96).
La séance est ouverte à tous et
est libre.
Cette conférence, présentée par Philippe
Schiesser, aura pour thème : «
Analyses et
typologie des deniers mérovingiens présents
trésor de Savonnières
 »
résentation est tirée d’une étude
menée conjointement par G. Sarah et P.
Schiesser sur le trésor de Savonnières à
paraître dans les actes du colloque « Mine,
monnaie. Autour du cas de Melle,
les voies de la quantification de l’histoire
monétaire du haut Moyen Âge ».
Le trésor fut mis au jour à Savonnières en
1865,
à une dizaine de kilomètres à l’ouest
de Tours. Jean Lafaurie ne le publia qu’en
1963
en parvenant à identifier trente-neuf
dessins des quarante cinq pièces qui consti-
tuaient le dépôt initial mais il n’avait retrou-
vé que vingt-quatre deniers. Nous avons pu
retrouver sept nouvelles monnaies unique-
ment connues par les dessins du XIX
e
siècle.
Le trésor de Savonnières est certes l’un
des plus modestes des dépôts de monnaies
d’argent mérovingiennes connus. Il s’agit
toutefois d’un témoignage fondamental à
plusieurs titres : la masse relativement faible
des monnaies de Savonnières ainsi que le
nombre d’exemplaires
le définissent comme
un trésor de circulation
plutôt que d’accumu-
lation et il est donc
un précieux témoin de
la circulation moné-
taire en Touraine dans
la première moitié du
VIII
e
siècle. Sa variété
typologique permet de
connaître les nombreux
types de deniers mérovingiens de Touraine
qui circulaient conjointement.
Le groupe le plus représenté, avec trente
exemplaires, est constitué des deniers por-
tant au droit un buste entouré du nom de la
basilique Saint- Martin ou de la Cathédrale
Saint-Maurice. L’existence de pièces hy-
brides au nom de Saint-Martin sur une face
et de Saint-Maurice sur l’autre suggère un
lieu unique de frappe pour les deux.
Le deuxième groupe de monnaies est consti-
tué de quatre pièces dites « aux deux têtes
affrontées ». Le motif de leur droit est formé
de deux personnages de profil se faisant
face et dont les cabochons des diadèmes
sont confondus. L’attribution de ces deniers
à Savonnières nous semble devoir être
revue. Nous préférons laisser cette série à
l’abbaye Saint Martin de Tours car elle s’en
rapproche par la typologie des revers. Si les
têtes affrontées sont peu communes dans la
numismatique mérovingienne, ce n’est pas
le cas dans d’autres monnayages de la même
époque. En effet des triens visigoths portent
les bustes affrontés de Egica et de son fils
Wittiza entre 695 et 702 et les sceattas aux
bustes affrontés sont nombreuses. Elles for-
ment la série J et sont datées par Abramson
de 710-725 et dans le MEC du début de la
710-750. Nous proposons donc de
dater les monnaies aux têtes affrontées de
Touraine du premier quart du VIII
e
siècle.
Le troisième type de monnaies est dit « au
dans un cercle perlé et au pental-
Ces pièces sont généralement consi-
dérées comme les plus récentes car elles
sont continuées par les deniers de Pépin le
Bref et Charlemagne au type « nom du roi
ros globule dans un cercle perlé ».
es deniers de Northumbrie sont à ce
type dès le premier roi Aldfrith (685-705).
Ces deniers ont donc pu être frappés sur une
très longue période durant toute la première
é du VIII
e
siècle…
te-quatorze monnaies des mêmes
types que ceux du trésor de Savonnières
ont été rassemblées, étudiées et analysées ;
vingt-deux proviennent du trésor de Savon-
les autres de collections
es ou privées.
La composition élémentaire
des pièces de notre corpus a été
déterminée au Centre Ernest Ba-
’Orléans par la méthode
P-MS, qui permet de
connaître avec précision le titre
d’argent des pièces ainsi que les
teneurs de nombreux éléments
s et traces.
Les monnaies mérovingiennes d’argent
attribuées à la Touraine sont globalement
composées d’un alliage de bon argent,
avec des titres moyens de l’ordre de 93 %.
Seuls les faux contiennent moins de 80 %
d’argent. Il est remarquable que l’un des
deniers du trésor de Savonnières soit l’un
de ces faux.
Les analyses des teneurs en or et en zinc
ont révélé des tendances intéressantes. Les
différents types de monnaies de Touraine,
à l’exception de celui au cercle perlé et
au pentalpha, présentent d’une manière
générale des teneurs élevées en or et des
concentrations en zinc intermédiaires.
Les monnaies au cercle perlé et au pen-
talpha ont des teneurs en or et en zinc
particulièrement faibles ce qui suggère
l’utilisation d’argent directement extrait du
gisement de Melle. Les teneurs en or et en
zinc des monnaies de Charlemagne au nom
de Melle entre 768 et 793/4, sont en effet
comparables.
Les conférences suivantes organisées par la
Séna auront pour thème :
-
Identification et datation par la numisma­
tique gauloise de sites archéologiques laté­
niens et gallo-romains précoces
,
le vendredi
2
novembre, par Louis-Pol Delestrée,
-
La monnaie en contexte archéologique
comme source
,
le vendredi 7 décembre, par
Thibault Cardon,
-
Fouille d’une motte gallo-romaine dans
l’Allier
,
le vendredi 4 janvier 2013, par
Laurence Calmels.
La Bibliothèque Historique de la
Ville de Paris nous a annoncé qu’elle
ne serait plus en mesure d’héberger
nos réunions au delà du mois de
Décembre. Nous sommes donc à la
recherche d’une salle de conférence
pour tenir nos réunions mensuelles.
Nous ne pouvons donc pas, à ce jour,
indiquer le lieu où seront présentées
nos conférences à partir du mois de
Janvier 2013.