Louis XI - atelier de Rouen __________________________________________________________ 345 345 23 octobre 1483 Jehan le Forestier s’oppose à ce qu’on le remplace comme tailleur. Rouen Informations fournies par Arnaud Clairand. Nicolas POILLEVILLAIN, maître particulier (1460-1474) En 1460 des lettres patentes accordèrent à Nicolas Poillevillain la maîtrise de la Monnaie pour deux ans ; il s’engagea à frapper 60 marcs d’or (14,68 kg) et 500 marcs d’œuvre (122,38 kg). En 1463, il est renouvelé pour un an20. Il assura certainement la maîtrise de la Monnaie de Rouen jusqu’en 1474, année de la nomination du maître commis Pierre Le Roy. Dans le courant du mois d’octobre 1477, Nicolas Poillevillain est mentionné plusieurs fois comme « naguère » maître particulier de la Monnaie de Rouen dans une procédure l’opposant à Guillaume le May, graveur de la Monnaie de Rouen, au sujet de gages impayés21. Le différent de Robert Poillevillain pourrait consister en un point placé après la dernière lettre de la légende du droit ou en un point placé à gauche et un autre à droite du signe initial des légendes. Ces points se retrouvent aussi bien sur certains écus d’or22 que sur des grands blancs du dépôt monétaire de Pont-Remy23 24. Ce dépôt monétaire contient également quatre exemplaires sans point en accotement de la croix initiale mais avec un point à la base de l’écu25. Il peut s’agir de marques destinées à différencier plusieurs exercices au sein de la maîtrise de Nicolas Poillevillain. Une telle pratique était fréquente suite à des problèmes de « faiblage » de poids ou de titre, malheureusement peu d’informations figurent dans les archives de cette période. Il convient également de prendre en compte le fait que le successeur de Nicolas Poillevillain a très bien pu faire apposer un point sous l’écu de manière à permettre d’identifier les monnaies frappées sous sa maîtrise en 1474 et 1475. Les monnaies de Rouen de la première partie du règne de Louis XI ne semblent pas porter de différent de maître, comme les liards frappés à partir du 18 septembre 146726. Il n’était pas nécessaire d’apposer un différent de maître, ce type monétaire nouveau suffisant à identifier le maître responsable de cette émission. Notons qu’à partir d’environ 1460 et jusqu’à l’année 1507, toutes les monnaies rouennaises porteront un R très particulier dans les légendes, avec une patte formant une boucle. Pierre LE ROY, maître particulier (1474-1483) En 1474, Pierre Le Roy fut commis pour dix ans et s’engagea à frapper 1000 marcs d’or (244,7529 kg) et 10000 marcs d’œuvre (2447,529 kg)27. Le 16 février 1475, Pierre Le Roy « à présent maistre particulier de ladite Monnoye » doit fournir une caution de 2000 livres tournois ainsi que le nom de ses pleiges28. Le 12 août 1475 il désigna son frère, Gilles Le Roy, comme son procureur pour être présent lors du jugement des boîtes de la Monnaie de Rouen devant la Chambre des monnaies29. Les écus d’or de cette boîte furent jugés échars de loi et le 2 octobre 1475 il est condamné à 60 livres d'amende30. Gilles Le Roy était le frère de Pierre Le Roy, receveur des amendes et confiscations auprès de la Chambre des monnaies de Paris31. 20 Sorbonne, Ms 320. 21 AN Z1b 5, f° 72 r°-73 v°. 22 Cabinet des médailles, Paris, n° 1966-203, exemplaire provenant du trésor de Thérouanne (Pas-de-Calais) et publié par J. DUPLESSY, « Le trésor de Thérouanne… », loc. cit., n° 30, p. 174 , pl. XV. 23 P. LE GENTILHOMME, « La trouvaille de Pont-Remy », RN 1946, p. 259-265. 24 Cabinet des médailles, Paris, dépôt monétaire de Pont-Remy, sans numéro. 25 Nous n’avons trouvé aucun exemplaire dans le trésor de Pont-Remy sans point à la base de l’écu et sans point en cantonnement de la croix initiale du droit. 26 Cabinet des médailles, Paris, n° R 965 (Dieudonné n° 1682 1c). 27 Sorbonne, Ms 320. 28 AN Z1b 5, f° 39 v°. 29 AN Z1b 5, f° 47 v°. 30 AN Z1b 5, f° 48 r°. 31 AN Z1b 5, f° 47 v°.
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