Atelier de Bordeaux Charles VII Sources documentaires 260 P 199 20 juin 1451 Ratification par Charles VII du traité conclu pour la soumission de Bordeaux et de la Guyenne Art. 23 On battra monnaie à Bordeaux. Les monnaies anciennes auront encore cours pendant un an ou deux. Le roi abandonnera une partie de son droit de seigneuriage pour améliorer la monnaie nouvelle. Voici le texte même de cet article : « Items, et fera le Roy de France battre monnoye en ladicte ville de Bourdeaulx, par l’advis et délibéracion de ses officiers et gens desdicts trois estalz dudict pays de Guyenne en ce congnoissans, appelé avec eulx les généraulx maistres des monnoyes et permectra le Roy, par ses lectres patentes, que les monnyes qui à présent ont cours audict pais, y puissent encores avoir cours ung an ou deux, si bon leur semble et donnera le Roy, en faisant faire icelle monnoye, la plus part de son droict de seigneuriage, afin de amender icelle monnoye au proffict du peuple dudct pais. » P 199 10 juillet 1451 Lettres de Charles VII, par lesquelles il exerce à Bordeaux le droit de créer un Monnoyer en chaque monnaie du Royaume à son avènement au trône. (ord.XIV, 154) P 200 Septembre 1451 Lettres du roi par lesquelles il confirme le droit à l’église de Bordeaux de percevoir le tiers du droit de seigneuriage sur la monnaie fabriquée en ladite ville. Ce droit provenait des Ducs de Guyenne. Le roi d’Angleterre, lorsqu’il eut la Guyenne, avait voulu nier ce droit, et avait dû céder. (ord. XIV, 169) Lettres du Roi par lesquelles il confirme les privilèges des monnoyers du Duché de Guyenne et les prend sous sa sauvegarde. Ces privilèges avaient été donnés par les ducs de Guyenne (ord. XIV 182) P 202 11 avril 1453 Lettres patentes de Charles VII, rendant aux Bordelais une partie de leurs anciens privilèges. Art. 3. L'Église St-André jouira de nouveau du tiers des droits de seigneuriage levés sur les monnaies fabriquées à Bordeaux. Voici le texte de cet article : « Item, pour ce qu'ilz ont requis la jouissesance de la tierce partie du seigneuriage de la monnoye de Bourdeaulx, au proufit de ceulx de la dicte église de Saint-Andry nous inclinans à leur requeste, avons octroyé et octroyons qu'ils aient et preignent la dicte tierce partie dudit seigneuriage de ladicte monnoie de Bourdeaulx, touttefois que nous ferons batre et besoigner en icelle, et qu'ilz en joyssent ainsi qu'ilz ont acoustumé de faire d'ancienneté, en paiant la tierce partie des charges ordinaires. » (Arch.municip. de Bordeaux,t. Il. Livre des privilèges, appendice, p249)
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