Charles VII 15 Nous présentons trois cartes établies par notre ami Philippe Ganne qui reflètent l’état des territoires dominés par le roi de France, le roi d’Angleterre et le duc de Bourgogne, et de leurs ateliers monétaires respectifs, à trois époques clés du règne de Charles VII : en 1429, avant la levée du siège d’Orléans par Jeanne d’Arc, qui ouvre la voie vers le sacre à Reims ; en 1436, après le traité d’Arras et la prise de Paris ; en 1453, après le départ des Anglais de Bordeaux, qui marque la fin de la Guerre de Cent Ans. Ces cartes sont suivies de la liste des ateliers monétaires de Charles VII avec leurs différents, assez largement complétée par rapport à celles jusqu’alors fournies dans les ouvrages de référence. Afin de faciliter le travail du chercheur, il nous a paru utile de présenter aussi une liste «miroir» permettant, d’après les marques identifiées sur les monnaies, de déterminer leur atelier d’origine. Un même point secret ayant parfois été utilisé par plusieurs ateliers, la présence d’une autre marque, la période à laquelle a été frappée la pièce, voire la comparaison des poinçons, permet généralement de résoudre les problèmes d’identification. Notre ami Jean-Claude Déaux s’est livré, sur la base du corpus que nous avons constitué, à une analyse statistique de la dispersion de la production monétaire entre les différents ateliers de Charles VII, tant du point de vue du métal que des volumes de fabrication. Cette étude permet en particulier de distinguer les ateliers très productifs, généralement situés à des carrefours d’échanges commerciaux, de ceux dont l’activité plus réduite est surtout destinée à alimenter l’économie locale, ou des officines éphémères, ces «ateliers de guerre» ouverts et fermés au gré des conquêtes territoriales, et dont les monnaies sont parfois difficiles à reconnaître.
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