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Gérard CRÉPIN 30 octobre 1422 – 22 juillet 1461 Charles VII, dit « le Victorieux » ou « le Bien Servi » Fils de Charles VI et d’Isabeau de Bavière Né le 22 février 1403 à l’hôtel Saint-Pol à Paris Roi de France le 30 octobre 1422 Mort le 22 juillet 1461 au château de Mehun-sur-Yèvre 2026 Éditions les Chevau-légers

Maquette et mise en page : G. Crépin, Ph. Ganne © cgb.fr 2026

Charles VII 3 Sommaire 3 Préface 5 Introduction 9 Remerciements 11 Ateliers monétaires de Charles VII 15 Le royaume de France en 1429 (carte) 16 Le royaume de France en 1436 (carte) 17 Le royaume de France en 1453 (carte) 18 Liste des ateliers monétaires de Charles VII 19 Identification des ateliers monétaires de Charles VII 21 Étude de la dispersion des monnaies retrouvées entre les ateliers de Charles VII 24 Monnaies frappées sous le règne de Charles VII 29 Conditions d’émission des espèces 30 Catalogue 37 Monnaies d’or 37 Monnaies d’argent 54 Monnaies noires 91 Corpus des monnaies retrouvées classées par ateliers 125 Amiens 129 Angers 139 Beaucaire 245 Beauvais 251 Bordeaux 259 Bourges 277 La Bourgogne 341 Auxerre 343 Dijon 351 Macon 381 La Champagne 383 Châlons-en-Champagne 385 Troyes 417 Atelier indéterminé « couronne » 455 Atelier indéterminé « soleil » 463 Château-Thierry 467 Chinon 473 Le Dauphiné 535 Crémieu 549 Mirabel 583 Montélimar 591 Romans 633

Charles VII 4 Figeac 677 Fontenay-le-Comte 689 Guise 695 La Rochelle 703 Laon 787 Le Puy 797 Limoges 807 Loches 867 Lyon 885 Mont-Saint-Michel 941 Montpellier 975 Mouzon 1073 Nevers 1079 Niort 1081 Orléans 1091 Paris 1143 Parthenay 1189 Poitiers 1197 Pont-Saint-Esprit 1269 Riom 1281 Rouen 1287 Saint-Lô 1303 Saint-Pourçain 1315 Saint-Quentin 1373 Saumur 1381 Toulouse 1387 Tournai 1489 Tours 1537 Villefranche-de-Rouergue 1625 Villeneuve-Saint-André-lès-Avignon 1645 Ateliers indéterminés 1671 Atelier indéterminé « clef en fin de légende » 1673 Atelier indéterminé « oiseau initial » 1677 Atelier indéterminé « étoile 13e » 1681 Atelier indéterminé « point 14e et croix initiale » 1683 Bibliographie 1685

Charles VII 5 C’est un plaisir que de donner ici un mot d’introduction, même si, par sa brièveté il ne pourra être à la mesure de cet ouvrage monumental de Gérard Crépin. C’est aussi un honneur redoutable dans la mesure où il s’agit de prendre la suite de Michel Dhénin qui excellait dans un exercice où s’illustraient ses qualités de science et d’humour comme lorsqu’il rappelait dans son avant-propos au livre sur Les Hardis de la maison de France en 2015 et non sans un peu d’autodérision: « L'important n'est pas de ne pas se tromper, l'important c'est que nos erreurs servent aux autres ! Toute science progresse de cette manière, et même la nature ne procède pas autrement ». Après les monnaies de Louis XI publiées en 2022, c’est à Charles VII que s’est consacré depuis plusieurs années Gérard Crépin. La méthode suivie est la même et elle ne surprendra pas ceux qui ont manié ce livre sur Louis XI ou les ouvrages consacrés par Gérard Crépin à des espèces spécifiques: doubles tournois ou liards de cuivre, hardis… La démarche n’a d’ailleurs rien pour dérouter les chercheurs en numismatique et commence par la réunion d’un corpus aussi étoffé et aussi illustré que possible, afin que toutes les lectures et descriptions puissent être vérifiées à tout moment, d’autant que les références aux exemplaires connus associant chaque variété et chaque légende de droit et de revers sont systématiquement données. Cela permet de répondre avec précision aux questions le plus fréquemment posées par les numismates telles que les rappelle G. Crépin:«Cette monnaie est-elle rare ? » et « Cette monnaie est-elle déjà retrouvée ? ». Toutes les pièces ne sont pas illustrées, mais il est possible de demander les photos des exemplaires correspondants à G. Crépin qui ne m’en voudra pas trop, je l’espère, de compromettre ainsi sa tranquillité à venir. La présentation par atelier monétaire a été retenue parce qu’elle rend le mieux compte des dynamiques propres à chaque atelier, au fil des changements de graveurs ou de maîtres. L’étude de ces dynamiques peut de plus s’appuyer sur la reprise systématique des données disponibles dans la documentation écrite sur les fabrications et les officiers monétaires. L’attribution des exemplaires indéterminés en est le plus souvent facilitée dans la mesure où chaque atelier présente des cohérences de style, de gravure ou de poinçons. G.Crépin s’est parfois engagé dans cette voie, mais en signalant toujours la part de ses hypothèses, si probables soient-elles. C’est ainsi et surtout une invitation à chacun des lecteurs à apporter sa contribution à un travail encore perfectible en dépit de son épaisseur. Réunir le corpus d’un monnayage aussi ample que celui de Charles VII (14221461), soit un des règnes les plus longs de la période médiévale après saint Louis et Charles VI, tenait un peu de la gageure. C’était une entreprise dans laquelle il aurait semblé irréaliste d’engager un étudiant, un pari quelque peu insensé qu’a relevé Gérard Crépin. Le travail a été à la mesure de ce projet, long, patient,

Charles VII 6 minutieux, et presque monstrueux à l’image des près de 1700 pages qu’il atteint dans sa forme actuelle. De quoi rebuter les éditeurs ! À la différence des enquêtes numismatiques menées par des passionnés à l’échelle d’un atelier ou d’une province – qui ont également nourri ce travail, grâce à la collaboration active de nombreux numismates –, seule une enquête embrassant l’ensemble du royaume permet de dessiner le paysage monétaire du royaume. Les contributions ci-dessous de Jean-Claude Déaux ou de Philippe Ganne présentent les éclairages ainsi apportés et les pistes ouvertes sur l’activité relative des ateliers. Certes l’enquête n’est pas exhaustive et ne prétend pas l’être, et le degré d’avancement variable des enquêtes antérieures ou en cours selon les régions et les ateliers fournit un biais dans l’information, au-delà des biais introduits par les hasards des découvertes, comme le rappelle J.-Cl. Déaux à propos de la surreprésentation de l’atelier de Troyes grâce à l’apport du trésor du Mesnillot (Montiéramey). Il ne fait aucun doute, et c’est bien l’espoir de G.Crépin, que ce travail va susciter des réactions et faire sortir des collections des exemplaires supplémentaires, correspondant à des variétés ou des émissions encore « non retrouvées ». Le monnayage de Charles VII se révèle aussi comme l’un des plus passionnants pour les numismates, en particulier durant sa première période, jusqu’en 1436, puisque, du fait de la disparition des archives de la Chambre des monnaies de Bourges, la politique monétaire n’est guère connue par les textes qu’au prisme des archives du Dauphiné. Or l’enquête numismatique vient rejoindre les éléments fournis par les textes: la politique monétaire s’adaptait aux situations locales et se négociait avec les autorités urbaines et régionales. Des émissions spécifiques sont ainsi attestées pour le Languedoc ou la Champagne et les exemplaires viennent prouver l’existence de ces particularités locales qui ne sont pas toutes documentées par les textes. L’inventaire précis des pièces connues et de pièces nouvelles apporte ainsi une contribution décisive à la reconstitution de l’histoire monétaire avec notamment le tableau des périodes d’activité de chaque atelier, ancien ou provisoire, ce qui permet d’interpréter la fonction de ces monnayages temporaires. Les points ou les lettres d’ateliers temporaires contribuent aussi à cette restitution de la réalité monétaire de la période et, vu l’état des exemplaires, toute pièce nouvelle qui sera signalée peut renforcer ou infirmer les attributions proposées. Il y a tout lieu de penser que chacun en consultant ce volume comprendra mieux la portée de la pièce qu’il aura entre les mains et que le monnayage de Charles VII pourra ainsi revêtir un attrait renouvelé, au-delà des seuls spécialistes. Parcourir le travail de G. Crépin, c’est mesurer les périodes d’activité des ateliers au rythme des émissions représentées mais aussi avoir une première idée de l’intensité des fabrications. Le jeu auquel j’ai personnellement pu me livrer a été de tester la représentativité du corpus réuni par rapport aux données des comptes de fabrication et de rechercher les émissions non retrouvées qui constituent autant de défis à relever pour les numismates. L’ampleur de ce qui reste à retrouver apparaît à l’examen du tableau ci-dessous qui présente en l’état de la documentation, le taux de survie encore infime

Charles VII 7 (souvent 1 sur 100 000 pièces frappées) des exemplaires recensés, ou du moins des exemplaires assez bien conservés pour être attribués avec certitude à une atelier déterminé et à une émission précise. blancs 10 d t blancs 5 d t doubles t. deniers t. obole t. Tours 29/934 000 3/165 000 2/134 000 /? Angers 18/1 817 000 3/250 000 2/269 000 3/96 000 /72000 La Rochelle 21/738 000 2/469 000 /331 000 204 000 Toulouse 3/881 000 1/186 000 2/333 000 1/117 000 blancs 10 d t blancs 5 d t doubles t. deniers t. gros 15 d. t. Tours 9/793 000 /49 000 1/237 000 /81 000 4/69 000 La Rochelle 8/1 041 000 2/51 000 /72 000 /12 000 1/42 000 Toulouse /423 000 /21 000 1/14 000 blancs 10 d t blancs 5 d t doubles t. deniers t. Tours 9/1 070 000 17/876 000 4/53000 La Rochelle 16/606 000 /165 000 /132 000 /55 000 Toulouse 8/1 097 000 1/194 000 3/221 000 2/180 000 Tableau 1 - Émissions d’argent des années 1429-1435. Taux de survie des exemplaires C’est aussi une véritable base de données qui est ainsi mise à la disposition des chercheurs J’ai personnellement pu l’expérimenter en engageant une recherche sur les royaux d’or frappés de 1429 à 1435, qui a bénéficié de la participation des auditeurs du séminaire de numismatique médiévale et moderne de l’EPHE mais aussi du réseau constitué par G.Crépin. À partir de sa documentation il a été possible de mener des études de coins, telles que les pratiquent davantage les spécialistes de monnaies grecques, et d’évaluer le nombre de coins mis en service dans chaque atelier et par là les productions des ateliers dont les comptes ne sont pas conservés par comparaison avec ceux dont les chiffres de frappes sont connus. Autant d’informations précieuses pour évaluer les politiques monétaires du roi et les effets économiques de la masse monétaire émise. D’un point de vue plus technique d’organisation des ateliers monétaires, cela a également permis de calculer le nombre de pièces frappées par chaque coin en moyenne ou encore le taux de survie des pièces, en comparant le nombre des pièces frappées et celui des exemplaires connus aujourd’hui, et les résultats n’ont pas été ceux que l’on pouvait habituellement supposer. Avec guère plus de 2 000 exemplaires frappés en moyenne par chacun des coins de droit et un taux de survie d’un royal pour 1 000 pièces frappées, on est loin des taux de survie que l’on peut calculer pour les monnaies d’argent figurant dans le tableau 1. C’est un signe que bien des exemplaires, bien des émissions restent à retrouver pour bien des ateliers et une incitation à toutes les bonnes volontés de contribuer à enrichir

Charles VII 8 cette base de données qui représente un formidable outil de travail pour la recherche. C’est aussi, en saluant avec respect et admiration le travail mis en forme clairement accessible dans cet ouvrage, une requête à Gérard Crépin de ne pas se reposer sur les lauriers et les couronnes que je suis à prêt à tresser sur cet ouvrage et d’en prévoir à moyen terme une version augmentée ! Marc Bompaire

Charles VII 9 Ce corpus de Charles VII va vous permettre de classer vos monnaies, de savoir celles qui ont été retrouvées à ce jour. Il permettra aussi, à des historiens, d’effectuer plus facilement leurs recherches. Nous avons respecté les « périodes » classiquement utilisées par nos prédécesseurs, même si nous ne sommes pas convaincus de leur valeur ajoutée pour ce type de classement. Nous avons classé les pièces selon les métaux utilisés : les monnaies d’or, d’argent et les monnaies noires pour finir. Nous avons aussi respecté le positionnement par valeur, alors que la chronologie nous semble préférable. Le classement proposé est basé sur le type monétaire au sein de chaque atelier. Ce travail, atelier par atelier, permet de ne pas créer des sous-types. En effet les sous-types ne sont que des variantes au sein d’un même atelier. Nous utiliserons le classement type « bataille navale », pour identifier les légendes. Nous nous sommes efforcés de les étudier minutieusement. Par le passé la lecture de ces légendes a été souvent négligée. Toutes les informations lisibles permettant d’identifier les monnaies, seront dans ce corpus. Ce classement nous donne, en parallèle, un indicateur de rareté : le N.E.R. (Nombre d’Exemplaires Retrouvés). Cette rareté se définit à plusieurs niveaux : d’abord selon le nombre de monnaies retrouvées par type, puis selon le nombre de pièces retrouvées par association de légendes. Nous vous présentons ce corpus de Charles VII, avec sans doute des imperfections, des oublis, et des erreurs. L’avantage du PDF, est que nous pourrons les corriger à l’avenir. Ne pas oublier que ce travail, c’est le défrichement de cette période. Il se doit d’être continué. Des débats ont déjà commencé à naître simplement entre participants, parfois avec des lectures difficiles sur des monnaies en mauvais état. Des questions restent en suspens, comme sur les monnaies noires de Bordeaux, certaines monnaies noires du Dauphiné, les points de part et d’autre du lis de la couronne sur les écus neufs de la 6e ou 7e émission, les monnaies de Troyes, de Tournai… Discussions aussi sur une possible erreur de classement dans les monnaies noires. Nous allons continuer à débattre sur les sujets qui demandent à être approfondis et nous vous ferons part du résultat de ces réflexions. Nous aurons besoin de vous pour faire progresser ce corpus. Tous les numismates, tous les collectionneurs sont concernés. Il serait donc souhaitable que ces personnes participent à l’évolution de cet ouvrage. Il leur suffit, pour cela, de nous faire parvenir des clichés numériques de bonne qualité des monnaies de leurs collections, sur fond blanc de préférence (évite la perte de temps au détourage et à l’assemblage).

Charles VII 10 L’adresse mail, en bas de la page, permet l’envoi de ces nouveautés. Que transmettre ? les monnaies rares, c’est-à-dire celles dont le N.E.R. est inférieur à 10, les monnaies dont la légende est inédite, les monnaies non retrouvées. Et surtout les monnaies noires qui sont difficiles à trouver. Il vaut mieux en envoyer trop, que de négliger une information. Je ferai le tri. Nous comptons sur vous pour votre soutien pour l’évolution de cet ouvrage. Merci pour votre bienveillance devant toutes les imperfections qu’il peut contenir. Vous pouvez me joindre sur cette adresse Email. creping706.81@gmail.com ou sur 06 17 91 98 76

Charles VII 11 Un remerciement particulier pour : Bompaire Marc ; Clairand Arnaud ; Déaux Jean Claude ; Frugier Claude ; Ganne Philippe ; Le Gac Hervé ; Liégeois Laurent, Wack René pour leur participation active dans la création de ce corpus. Creuzy Michael pour la communication des monnaies de la Maison Creusy. Decroly André pour son aide pour l’atelier de Tournai. Kind Jean Yves pour son aide sur les documents du CdM et Gallica. Lemaire Dominique pour ses monnaies, son aide, ses conseils. Schiesser Philippe pour ses monnaies, ses informations, ses conseils Sombart Stéphan pour ses monnaies, ses informations, ses conseils. Nous avons exploité les informations de certains Musées. Qu’ils soient tous ici remerciés. Nous avons photographié les monnaies de trois Musées : En totalité les monnaies Françaises du Musée de l'Ardenne (Charleville) Remerciements à Mr Tourneux A. (conservateur du Musée de l’Ardenne à l’époque) et à Mr Collin Charles-Antoine chargé du récolement des collections. Les monnaies de Charles VII, Louis XI, et Charles VIII au Musée Dobrée (Nantes) Remerciements à Mr Salaün G. chargé des collections numismatiques De façon identique au Musée Puig (Perpignan) Remerciements à Mme Got, chargée des collections et Mr Darras G. technicien récolement Nous avons pu collecter des informations dans d’autres Musées : Musée d’Auxerre Musée de L’Avallonnais pmi Musée d’art et d’histoire d’Avanches Musée de Berlin Smb Muséum Cabinet des Médailles de Bruxelles Cabinet des Médailles de Paris Musée de Cambridge (Angleterre) Musée Carnavalet (Paris) Musée du vieux Chinon Musée de la Monnaie, catalogue Belaubre Musée Montpellier fonds Cavalier Musée de Parthenay. Musée de Troyes

Charles VII 12 Collection Beau F. Collection Beauchef A. Collection Bedel JC Collection Bourg D. Collection Bourgogne N. Collection Claitte Collection Castellane Collection Cerni A. Collection Chabbert J. Collection Chaillot S. Collection Cianflone Collection Cormier J.Ph. Collection Cotté J.P. Collection Dameron A. Collection Déaux JC. Collection Dehaut Collection Deboucq J. Collection Decroly A. Collection Delaygues Collection Desponts J. Collection Devaux D. Collection Diel J. Collection Douvillé B. Collection Fazzuti R. Collection Fletcher W. Collection Fouet C. Collection Franchini B. Collection Frugier C. Collection Gagnant D. Collection Galtat Collection Gagnant D. Collection Gilblas Th. Collection Grangien J. Collection Grasteau L. Collection Gouïn Collection Goujon Collection Goult R. Collection Herbay M. Collection Hemonic R. Collection Lagasse J.J. Collection Le Gac H. Collection Le Gac G. Collection Legey O. Collection Liégeois L. Collection Lemaire D. Collection Levaufre C. Collection Lievin O. Collection Joly Ph. Collection Mary J.C. Collection Messelet G. Collection Morel Collection Parenteau F. Collection Peltier C. Collection Prot R. Collection Raux JC. Collection Ratier Collection Regnard E. Collection Riou Y. Collection Rogeon L. Collection Sublet R. Collection Schiesser P. Collection Singer A. Collection Siwarski G. Collection Soullard P. Collection De la Société Archéologique de Touraine Collection Thabarret L. Collection Tourlet E. H. Collection Vandenborre M. Collection Vernat J. Collection Vescovi J. Collection Vigouroux J. Collection Wack R.

Charles VII 13 Albuquerque Alde Almanumis Anjou-Numismatique Argenor Artemide ASL numismatique Astorg Auktionen Meister Aureo&calico Bailly Bolaffi Spa Boule Bourg Numismatique Bourgey Brun Rasmussen Burgan Chaponnière & Firm CGB Cheilan Numimatique Christie’s Colmar collection Comptoir des monnaies Crédit de la Bourse Crinon Pierre Creusy CTPM NUMIS Dagot S. De Baecque Delorme inumis De Mey Depoplausky Doiron M. Elsen Gadoury Galerie des monnaies Gimbert Guillard Goldberg Heritage World coin auction Holoubek J. Hugon Numismatique Interenchères Inasta Inumis Künker La Parpaîolle Loriel Maison Creusy Maison Platt MDA Monnaies d’Antan Merson Montay Numismatique Noble Numismatique Numisaisne Numisbid Numiscorner Numisméo O.G.N Palombo Parpaiolle Parsy PCGS Pesenti Phidias Platt Poindessault Poinsignon Richelieu numismatique Romero Rossini Rtnumis Schulman Suffren numismatique Thomas Numismatique Fonds R. Thieux Trois numis Varesi Vedrine Vinchon Weil

Charles VII 15 Nous présentons trois cartes établies par notre ami Philippe Ganne qui reflètent l’état des territoires dominés par le roi de France, le roi d’Angleterre et le duc de Bourgogne, et de leurs ateliers monétaires respectifs, à trois époques clés du règne de Charles VII : en 1429, avant la levée du siège d’Orléans par Jeanne d’Arc, qui ouvre la voie vers le sacre à Reims ; en 1436, après le traité d’Arras et la prise de Paris ; en 1453, après le départ des Anglais de Bordeaux, qui marque la fin de la Guerre de Cent Ans. Ces cartes sont suivies de la liste des ateliers monétaires de Charles VII avec leurs différents, assez largement complétée par rapport à celles jusqu’alors fournies dans les ouvrages de référence. Afin de faciliter le travail du chercheur, il nous a paru utile de présenter aussi une liste «miroir» permettant, d’après les marques identifiées sur les monnaies, de déterminer leur atelier d’origine. Un même point secret ayant parfois été utilisé par plusieurs ateliers, la présence d’une autre marque, la période à laquelle a été frappée la pièce, voire la comparaison des poinçons, permet généralement de résoudre les problèmes d’identification. Notre ami Jean-Claude Déaux s’est livré, sur la base du corpus que nous avons constitué, à une analyse statistique de la dispersion de la production monétaire entre les différents ateliers de Charles VII, tant du point de vue du métal que des volumes de fabrication. Cette étude permet en particulier de distinguer les ateliers très productifs, généralement situés à des carrefours d’échanges commerciaux, de ceux dont l’activité plus réduite est surtout destinée à alimenter l’économie locale, ou des officines éphémères, ces «ateliers de guerre» ouverts et fermés au gré des conquêtes territoriales, et dont les monnaies sont parfois difficiles à reconnaître.

Charles VII 16 De 1422 à 1429, Charles VII ne règne que sur une partie de la France située au sud de la Loire, qu’on appelle le « royaume de Bourges », et sur le Dauphiné. Le nord et l’est du pays, ainsi que la Guyenne au sud-ouest, sont aux mains du roi d’Angleterre Henri VI et de son allié le duc de Bourgogne Philippe le Bon, qui frappe monnaie au nom de l’Anglais. Dans ces territoires, certaines places-fortes restent toutefois fidèles à Charles VII et battent monnaie à son nom.

Charles VII 17 Après la levée du siège d’Orléans par Jeanne d’Arc (8 mai 1429) s’amorce une phase de reconquête qui se conclut par le traité d’Arras (21 septembre 1435) et la prise de Paris par les troupes françaises (13 avril 1436). Le duc de Bourgogne, ayant fait la paix avec CharlesVII, bat à présent monnaie au nom du roi de France sur le domaine qui lui est reconnu. CharlesVII met la main sur la Champagne et Henri VI ne conserve plus que la Normandie, le Maine et la Guyenne.

Charles VII 18 De 1436 à 1453, Charles VII poursuit la guerre contre Henri VI et chasse ses armées du Maine en 1448, de Normandie entre 1449 et 1450, et enfin de Guyenne en 1453. La capitulation et le départ définitif des Anglais de Bordeaux le 19 octobre 1453 marque la fin de la Guerre de Cent Ans. Henri VI ne conserve plus que la ville de Calais, et plus aucun atelier monétaire sur le sol français. Les frontières du royaume ne bougeront plus jusqu’au règne de Louis XI.

Charles VII 19 AMIENS Point 17e ; Agneau Pascal ANGERS Point 7e BEAUCAIRE B en fin de légende et Point 4e BEAUVAIS B en fin des légendes et X de REX tordu BORDEAUX Nef initiale BOURGES B en fin des légendes BOURGOGNE AUXERRE Briquet au centre de la croix du revers DIJON Briquet en signe initial Point 13e sur certaines monnaies noires sans briquet MÂCON Point 12e uniquement au revers ? CHAMPAGNE CHALONS-EN-CHAMPAGNE Croissant initial (juillet 1429 – 1445) Point 21e (1445 –1461) TROYES Rose initiale (juillet 1429-1436) Point 14e (1436-1461) Ateliers indéterminés Couronne en fin de légende Soleil en signe initial CHATEAU-THIERRY T en fin de légende Étoile sous le T ou sous la croix initiale CHINON C en fin des légendes, avec parfois un annelet sous le C DAUPHINÉ CRÉMIEU Point 1er sauf franc à cheval ? (19e) et blanc à la couronnelle (16e) (voir la note d’introduction au Dauphiné) MIRABEL remplacé par Montélimar le 9 juillet 1426 Point 3e sauf franc à cheval ? (21e) et blanc à la couronnelle (18e A/ et 17e R/) (voir la note d’introduction au Dauphiné) MONTÉLIMAR remplace Mirabel le 9 juillet 1426 Point 3e et point 20e avers en plus sur certains écus d’or neufs 1re ém. (voir la note d’introduction au Dauphiné) ROMANS Point 2e sauf franc à cheval ? (20e), blanc à la couronnelle (17e), royal d’or 1re ém. (17e A/ et 20e R/) et écu d’or neuf 1re ém. (20e et R final) ; parfois R final en plus après 1436 (voir la note d’introduction au Dauphiné) FIGEAC f gothique en fin de légende FONTENAY-LE-COMTE F en fin de légende et Point 9e GUISE G en fin de légende LAON Ancolie (?) en fin de légende, à partir de 1457 LA ROCHELLE Point ou Annelet 9e LE PUY Étoile à six rais LIMOGES Point 10e LOCHES L sur annelet en fin de légende et point ou annelet 13e (1422 – 1423) L en fin de légende (1429 – 1442) LYON Trèfle en fin de légende

Charles VII 20 MONT-SAINT-MICHEL en fin de légende : M gothique (III) sur un annelet m oncial sur un annelet, une molette ou une étoile m couronné mo liés MONTPELLIER Point 4e MOUZON m fin de légende avers et point creux 16e avers et 4e revers NEVERS n en fin de légende NIORT N (II) en fin de légende ORLÉANS O ou O fendu en fin de légende, avec parfois annelet, molette ou étoile, croix percée ou croix pleine sous le O, et point creux 11e sur l’argent entre novembre 1422 et novembre 1424 (voire 1425) PARIS Point 18e à partir du 13 avril 1436 (date de reprise de Paris aux Anglais) PARTHENAY P en fin de légende POITIERS Point 8e PONT-SAINT-ESPRIT P sur annelet (1422-1423) P après 1436 (1435-1442) (point en cœur de la croix du revers : marque du graveur Jacques (James) Vincent) RIOM R initial ROUEN Point 15e, au nom de Charles VII depuis le 10 novembre 1449 SAINT-LÔ Point 19e, au nom de Charles VII depuis fin 1449 SAINT-POURÇAIN Point 11e SAINT-QUENTIN Molette initiale, et point 17e sur l’or SAUMUR S pointé en fin de légende TOULOUSE Point 5e TOURNAI Point 16e TOURS Point 6e, parfois tour en fin de légende TROYES Rose initiale (juillet 1429-1436) Point 14e (1436-1461) VILLEFRANCHE-DEROUERGUE v gothique en fin de légende VILLENEUVE-SAINT-ANDRELÈS-AVIGNON Point 20e sur l’or Point 19e ou 20e sur l’argent Ateliers indéterminés Clef en fin de légende Oiseau volant en signe initial Etoile 13e Point 14e et croix initiale Nota : dans de nombreux ateliers, le point secret peut être plain ou creux.

Charles VII 21 Point 1er CRÉMIEU Point 2e ROMANS Point 3e, avant le 9 juillet 1426 MIRABEL Point 3e, après le 9 juillet 1426, et point 20e avers en plus sur certains écus d’or neufs 1re émission MONTÉLIMAR Point 4e MONTPELLIER Point 4e et B en fin de légende BEAUCAIRE Point 5e TOULOUSE Point 6e TOURS Point 7e ANGERS Point 8e POITIERS Point 9e LA ROCHELLE Point 9e et F en fin de légende FONTENAY-LE-COMTE Point 10e LIMOGES Point 11e SAINT-POURÇAIN Point creux 11e sur l’argent entre novembre 1422 et novembre 1424 (voire 1425) et O ou O fendu en fin de légende, avec parfois annelet, molette ou étoile, croix percée ou croix pleine sous le O ORLÉANS Point 12e uniquement au revers ? MÂCON Point 13e sur certaines monnaies noires, après 1436 DIJON Point 13e et L sur annelet en fin de légende, en 14221423 LOCHES Point 14e, à partir de 1436 TROYES Point 15e, à partir de 1449 ROUEN Point 16e TOURNAI Point creux 16e avers et 4e revers, et m fin de légende avers MOUZON Point 16eavers (et 15e revers ?) sur blanc à la couronnelle CRÉMIEU Point 17e AMIENS Point 17e sur l’or et molette initiale SAINT-QUENTIN Point 17eavers (et 16e revers ?) sur blanc à la couronnelle ROMANS Point 18e, après le 13 avril 1436 PARIS Point 18e avers et 17e revers sur blanc à la couronnelle MIRABEL Point 19e, à partir de fin 1449 SAINT-LÔ Point 19e sur franc à cheval ? CRÉMIEU Point 20esur franc à cheval ? Point 20e revers et 17e avers sur royal d’or 1re émission Point 20e et R final sur écu d’or neuf 1re émission ROMANS Point 20e sur l’or ; Point 19e ou 20e sur l’argent VILLENEUVE-SAINT-ANDRE-LÈSAVIGNON Point 21e, de 1445 à 1461 CHALONS-EN-CHAMPAGNE Point 21e sur franc à cheval ? MIRABEL

Charles VII 22 B en fin de légende et Point 4e BEAUCAIRE B en fin des légendes et X de REX tordu BEAUVAIS B en fin des légendes BOURGES C en fin des légendes, avec parfois un annelet sous le C CHINON f gothique en fin de légende FIGEAC F en fin de légende et Point 9e FONTENAY-LE-COMTE G en fin de légende GUISE L sur annelet en fin de légende et point 13e, en 14221423 L en fin de légende, de 1429 à 1442 LOCHES en fin de légende : M gothique (III) sur un annelet m oncial sur un annelet, une molette ou une étoile m couronné mo liés MONT-SAINT-MICHEL m fin de légende avers et point creux 16e avers et 4e revers MOUZON n en fin de légende NEVERS N (II) en fin de légende NIORT O ou O fendu en fin de légende, avec parfois annelet, molette ou étoile, croix percée ou croix pleine sous le O Point creux 11e sur l’argent entre novembre 1422 et novembre 1424 (voire 1425) ORLÉANS P en fin de légende PARTHENAY P sur annelet (1422-1423) P après 1436 (1435-1442) PONT-SAINT-ESPRIT R en fin de légende avec point 2e (ou 20e sur écu d’or neuf 1re émission) ROMANS R initial RIOM S pointé en fin de légende SAUMUR T en fin de légende Étoile sous le T ou sous la croix initiale CHATEAU-THIERRY v gothique en fin de légende VILLEFRANCHE-DE-ROUERGUE Agneau pascal AMIENS Ancolie (?)en fin de légende, à partir de 1457 LAON Briquet au centre de la croix du revers AUXERRE Briquet en signe initial DIJON Croissant initial de juillet 1429 à 1445 CHALONS-EN-CHAMPAGNE Étoile à six rais LE PUY Molette initiale SAINT-QUENTIN Nef initiale BORDEAUX Rose initiale (juillet 1429-1436) TROYES Tour en fin de légende TOURS Trèfle en fin de légende LYON

Charles VII 23 Clef en fin de légende Soleil en signe initial Oiseau volant en signe initial Couronne en fin de légende Etoile 13e Point 14e et croix initiale

Charles VII 24 Les textes d’archives indiquent parfois le nombre de monnaies qui ont été émises pour un atelier donné. Mais pour certains d’entre eux les textes font défaut, ils sont souvent incomplets, ou pire ils ont été perdus, de sorte que l’on ne peut pas dresser un tableau fiable, complet, des productions monétaires réelles pour l’ensemble des ateliers monétaires d’un règne donné. Gérard Crépin a «manipulé» environ 9200 monnaies du règne de Charles VII. Parmi celles-ci 27 pièces sont rattachables à des « ateliers inconnus » donc peu exploitables. Environ 3000 autres peuvent être classées comme étant « indéterminées ». Elles ne présentent aucune marque d’atelier lisible, ou alors elles sont souvent très usées, leurs légendes sont difficiles à lire et donc inexploitables aussi. Il reste finalement 6189 monnaies (dénombrement en date de juin 2025) qui sont regroupées dans ce corpus sous l’appellation N.E.R. (pour nombre de monnaies retrouvées). L’auteur a pu le réaliser à partir des collections de 87 particuliers, de celles de 16 musées français et étrangers, qui ont bien voulu ouvrir leurs médailliers, mais grâce aussi à de nombreux professionnels numismates qui ont accepté de collaborer à ce projet. Gérard Crépin, pour chacun des 47 ateliers de Charles VII, a rassemblé, étudié en détail, déchiffré les légendes de toutes ces monnaies. Un travail de longue haleine. C’est tout à fait impressionnant. De plus, de nombreux exemplaires «non retrouvés» ou inconnus ont été découverts et ils sont maintenant portés à la connaissance des chercheurs, des numismates professionnels ou des amateurs. Ce panel inédit de 6189 monnaies, pour le règne de Charles VII, constitue une banque de données suffisamment importante et fiable pour qu’on puisse en faire l’étude et émettre quelques conclusions. Le tableau joint recense le nombre total d’exemplaires retrouvés (le N.E.R.) pour chacun des ateliers puis il répartit ce nombre selon le métal utilisé. Le calcul du pourcentage, c’est-à-dire du « poids » de chaque atelier n’a pas été effectué; le nombre d’occurrences de la série statistique rend en effet ce pourcentage peu pertinent. On a préféré attribuer un rang à chacun des ateliers pour indiquer son importance. Le corpus reprend le classement habituellement utilisé, à savoir: les monnaies d’or, d’argent et celles de billon dites « monnaies noires ». Les pièces en argent représentent la part la plus importante des monnaies retrouvées, presque 60 %. A l’inverse les monnaies noires sont peu nombreuses, à peine 14 %. Destinées aux petites transactions elles ont été souvent mal frappées. De faible valeur elles n’ont pas été conservées.

Charles VII 25 On peut penser également que l’apparition incessante de nouvelles émissions a contribué à la disparition des exemplaires antérieurs. Les monnaies d’or forment un groupe intermédiaire, 26 %. Leur forte valeur explique qu’elles soient bien représentées car elles ont été très probablement massivement thésaurisées. Sans surprise les six ateliers les plus actifs en production monétaires sont Angers, avec 601 monnaies retrouvées, puis Tours : 467, Troyes : 404, Poitiers : 386 monnaies, suivi de Montpellier: 379, Toulouse: 371. Pour Troyes on note un nombre surprenant de monnaies noires, au regard de celui des autres ateliers : 287 sur un total de 404 pièces produites. Cela est dû aux 187 monnaies noires découvertes dans le trésor de Mesnillot, attribuables à cette ville, et qui augmentent de manière peu cohérente le poids de cet atelier. À elles seules ces six villes réalisent 42 % de la production totale des 47 ateliers monétaires officiels. Il s’agit de centres économiques importants dans lesquels les nombreux échanges commerciaux nécessitent de disposer d’un numéraire abondant. Il s’agit également de villes qui n’ont souvent pas été sous occupation anglaise et qui ont donc frappé monnaie durant presque tout le règne de Charles VII, c’està-dire entre 1422, 1423 et 1456, 1461. Ce sont aussi des villes «riches» dans lesquelles la part en monnaies d’or avoisine souvent 30 à 40 % du total des émissions dans chacun de ces six ateliers. A l’inverse une autre série regroupe 18 ateliers pour lesquels la production monétaire est extrêmement faible, moins de 30 pièces pour chacun. Ils représentent 3 % tout au plus de la production totale et pas, ou peu, de monnaies d’or émises. La palme revient à Mâcon pour lequel aucune monnaie n’a été retrouvée. Viennent ensuite Nevers et Mouzon, ateliers contestés, avec 1 seul exemplaire recensé. Citons aussi Fontenay-le-Comte: 3 monnaies, Mirabel: 4, Riom: 5, Saumur: 9, Parthenay: 10, Pont-Saint-Espritet Le Puy: 11 monnaies retrouvées, Auxerre: 12, Figeac: 13, Château Thierryet Guise: 15, Beauvais: 16, Amiens: 19, Beaucaire: 25 monnaies, et quelques autres encore. On a affaire à des ateliers éphémères, situés dans de petites villes, ou de gros bourgs. Les besoins en numéraires sont moins importants. D’autre part, pour beaucoup d’entre eux, la période de production monétaire a été très courte. Fontenay-le-Comte, attaché à l’atelier de La Rochelle, est fermé dès 1436. Beaucaire cesse ses activités dès 1423, Mirabel arrête de frapper monnaie dès 1426 pour être remplacé par Montélimar. Les ateliers situés plus au nord sont ouverts dès les premières années du règne afin de pouvoir payer les soldats de l’armée royale, puis ils ferment rapidement, au gré des combats livrés contre les Anglais.

Charles VII 26 Pour ce qui est de la Bourgogne, Auxerre et aussi Dijon, il faut attendre la signature du traité d’Arras, le 21 septembre 1435, pour que ces villes puissent émettre des monnaies au nom de Charles VII. Et puis il y a tous les autres ateliers, une vingtaine. Ils sont parfois situés au nord de la Loire, comme, Rouen, Saint-Lô et Paris, mais aussi Bordeaux en Aquitaine, pour lesquels la présence anglaise prolongée a retardé la frappe des monnaies au nom du Roi Charles. Viennent aussi des villes emblématiques: Orléans, Chinon et Bourges. Et d’autres cités encore. Ces villes, souvent importantes, ont des besoins en numéraires conséquents. Elles réalisent environ 55% de la production totale des 47 ateliers monétaires officiels. Le lecteur est invité à examiner le tableau joint pour découvrir les émissions en or, argent, monnaies noires, pour les ateliers qui l’intéressent. Cet échantillon conséquent de 6189 monnaies rassemblées dans le corpus a, en définitive, permis de lever, en partie, le voile sur ce qu’a été la création monétaire durant le règne de Charles VII et aussi de mieux comprendre l’apport de chacun de ses 47 ateliers. Jean-Claude Déaux, 25 juin 2025

Charles VII 27 1 19 31 16 84,21% 1 5,26% 2 10,53% 2 601 1 192 31,95% 337 56,07% 72 11,98% 3 12 37 2 16,67% 10 83,33% 0 0,00% 4 25 29 0 0,00% 8 32,00% 17 68,00% 5 16 33 2 12,50% 14 87,50% 0 0,00% 6 38 28 11 28,95% 19 50,00% 8 21,05% 7 229 12 53 23,14% 159 69,43% 17 7,42% 8 128 17 13 10,16% 99 77,34% 16 12,50% 9 15 34 0 0,00% 15 100,00% 0 0,00% 10 299 8 50 16,72% 218 72,91% 31 10,37% 11 66 22 18 27,27% 38 57,58% 10 15,15% 12 154 16 9 5,84% 134 87,01% 11 7,14% 13 13 36 0 0,00% 10 76,92% 3 23,08% 14 3 44 1 33,33% 1 33,33% 1 33,33% 15 15 34 0 0,00% 11 73,33% 4 26,67% 16 323 7 118 36,53% 180 55,73% 25 7,74% 17 45 27 2 4,44% 36 80,00% 7 15,56% 18 11 38 2 18,18% 3 27,27% 6 54,55% 19 288 9 68 23,61% 194 67,36% 26 9,03% 20 51 26 5 9,80% 36 70,59% 10 19,61% 21 276 10 27 9,78% 225 81,52% 24 8,70% 22 0 47 0 0,00% 0 0,00% 0 0,00% 23 4 43 1 25,00% 3 75,00% 0 0,00% 24 96 20 60 62,50% 25 26,04% 11 11,46% 25 379 5 155 40,90% 180 47,49% 44 11,61% 26 75 21 3 4,00% 72 96,00% 0 0,00% 27 1 45 0 0,00% 1 100,00% 0 0,00% 28 1 45 0 0,00% 1 100,00% 0 0,00% 29 24 30 0 0,00% 22 91,67% 2 8,33% 30 206 13 60 29,13% 140 67,96% 6 2,91% 31 273 11 119 43,59% 150 54,95% 4 1,47% 32 10 40 0 0,00% 10 100,00% 0 0,00% 33 386 4 44 11,40% 304 78,76% 38 9,84% 34 11 38 0 0,00% 8 72,73% 3 27,27% 35 5 42 2 40,00% 3 60,00% 0 0,00% 36 66 22 38 57,58% 17 25,76% 11 16,67% 37 112 19 56 50,00% 46 41,07% 10 8,93% 38 9 41 0 0,00% 9 100,00% 0 0,00% 39 127 18 17 13,39% 110 86,61% 0 0,00% 40 199 15 39 19,60% 140 70,35% 20 10,05% 41 18 32 14 77,78% 2 11,11% 2 11,11% 42 371 6 150 40,43% 137 36,93% 84 22,64% 43 201 14 89 44,28% 108 53,73% 4 1,99% 44 467 2 166 35,55% 246 52,68% 55 11,78% 45 404 3 3 0,74% 113 27,97% 288 71,29% 46 56 25 0 0,00% 50 89,29% 6 10,71% 47 61 24 38 62,30% 21 34,43% 2 3,28% Tableau 2 - Synthèse des monnaies retrouvées, par atelier (au 25/06/2025)

Charles VII 29 Nous avons récapitulé tout d’abord sous forme de tableau les différentes espèces frappées par CharlesVII, avec leurs conditions d’émission, selon les dates de leurs ordonnances de création (ou, si celles-ci ne sont pas connues, de début de fabrication). Nous n’avons pas mentionné dans ce tableau certaines espèces typologiquement conformes aux ordonnances, mais frappées à des conditions particulières dans certains ateliers (notamment languedociens), et qu’il est souvent très difficile d’identifier. Nous avons en revanche séparé des espèces royales «courantes» frappées dans les ateliers réguliers du royaume celles qui sont spécifiques à certaines régions (Bourgogne, Tournaisis, Champagne), que cette spécificité soit liée au système monétaire utilisé, à la typologie ou aux ordonnances d’émission. À noter que les écus d’or et blancs « au briquet » frappés en Bourgogne ont sans doute été émis aux mêmes conditions que dans le reste du royaume, mais on ne sait pas relier avec certitude les différents types aux différentes émissions. Nous présentons ensuite chaque type de monnaie, en suivant le classement habituel de nos prédécesseurs. Les légendes indiquées sont celles les plus fréquemment rencontrées, les variantes très courantes sont indiquées entre parenthèses (à noter que l’absence d’une ou plusieurs lettres est assez fréquente dans une légende lorsque cette dernière est suivie d’une lettre ou symbole comme marque d’atelier). Il n’a pas été tenu compte des abréviations et graphies particulières (lettres onciales ou romaines) qui sont décrites dans le corpus par ateliers. Nous n’avons pas indiqué non plus les ponctuations, souvent variables selon les ateliers, hormis si elles constituent une marque d’émission (par exemple la molette séparative sur les espèces de billon de la 4e émission de 1455). Chaque espèce est illustrée, en couleur dans la mesure du possible, avec le meilleur cliché (ou dessin) que nous ayons pu trouver (uniquement pour la 1re émission dans le cas où il y en a eu plusieurs, sauf dans le cas où la marque d’émission est une différence de type). Les variantes majeures de types ou de légendes sont aussi décrites et illustrées. Nous avons repris de nombreux clichés des monnaies d’or du Catalogue Des Monnaies Royales Francaises, Monnaies d’or Louis IX à Louis XII, 1226 – 1514 de J.-Y. Kind, avec son aimable autorisation. Pour les monnaies d’argent et les monnaies noires, de nombreux clichés ont dû être « retouchés » afin de rendre lisibles des pièces souvent en très mauvais état de conservation… et parfois aussi très mal frappées ! Nous avons également effectué une recherche latérale, pour indiquer le nom des ateliers où nous avons retrouvé l’espèce décrite. Par exemple, le « franc à cheval », retrouvé pour Montpellier et Toulouse. Les ateliers dont sont issus les monnaies représentées sont repérés par un astérisque.

Charles VII 30 Références dans les ouvrages antérieurs : Dy. = Duplessy ; L. = Lafaurie Les espèces non retrouvées sont indiquées en rouge. Franc à cheval 1,000 3,059 g 20 s.t. Dy. 451 L. 455 Blanc à l’écu 0,359 2,719 g 10 d.t. Dy. 460 L. 463 Petit blanc à l’écu 0,319 1,529 g 5 d.t. Dy. 461 L. 471 Double tournois 0,159 1,224 g 2 d.t. Dy. 484 L. 484 Denier tournois 0,119 0,816 g 1 d.t. Dy. 485 L. 494 Obole tournois 0,079 0,765 g ½ d.t. Dy. 486 L. 502 Ecu d’or 1er type 1re ém. 1,000 3,824 g 25 s.t. Dy. 453 L. 457 Blanc à la couronnelle 0,399 2,719 g 10 d.t. Dy. 462 L. 464 Petit blanc à la couronnelle 0,399 1,359 g 5 d.t. Dy. 463 L. 472 Double tournois 0,159 1,019 g 2 d.t. Dy. 487 L. 485 Denier tournois 0,099 0,816 g 1 d.t. Dy. 488 L. 495 Obole tournois 0,079 0,765 g ½ d.t. Dy. 489 L. 503 Agnel d’or 0,958 2,549 g 17 s. 6 d.t. Dy. 452 L. cf. 456 Ecu d’or 1er type 2e ém. 1,000 3,599 g 25 s.t. Dy. 453A L. 457a Double tournois 0,139 1,165 g 2 d.t. Dy. 490 L. 486 Denier tournois 0,089 0,906 g 1 d.t. Dy. 491 L. 496 Obole tournois 0,053 0,765 g ½ d.t. Dy. 492 L. 504 Demi écu d’or spécial à Tournai 0,958 1,826 g 11 s. 3 d.t. Dy. 454 L. 458 Blanc aux trois lis 1re ém. 0,399 3,059 g 10 d.t. Dy. 464 L. 465 Petit blanc aux trois lis 1re ém. 0,319 1,912 g 5 d.t. Dy. 465 L. 473 Double tournois 0,179 1,359 g 2 d.t. Dy. 493 L. 487 Denier tournois 0,119 1,019 g 1 d.t. Dy. 494 L. 497 Obole tournois 0,079 0,765 g ½ d.t. Dy. 495 L. 505 Ecu d’or 1er type 3e ém. 0,958 3,496 g 25 s.t. Dy. 453B L. 457b Agnel d’or 2e ém. 0,916 2,549 g 20 s.t. Dy. 452A L. 456 Blanc aux trois lis 2e ém. 0,319 3,059 g 10 d.t. Dy. 464A L. 465a Petit blanc aux trois lis 2e ém. 0,319 1,529 g 5 d.t. Dy. 465a L. 473

Charles VII 31 Ecu d’or 1er type 4e ém. 0,916 3,496 g 25 s.t. Dy. 453C L. 457c Blanc aux trois lis 3e ém. 0,265 3,059 g 10 d.t. Dy. 464B L. 465b Petit blanc aux trois lis 3e ém. 0,239 1,699 g 5 d.t. Dy. 465C L. 473 Blanc aux trois lis 4e ém. 0,239 3,022 g 10 d.t. Dy. 464C L. 465c Blanc dit florette 1re ém. 0,358 3,399 g 10 d.t. Dy. 466 L. 466 Petit blanc ou demi-florette 1re ém. 0,358 1,699 g 5 d.t. Dy. 467 L. 474 Petit blanc ou demi-florette 2e ém. 0,239 2,549 g 5 d.t. Dy. 467A L. 474a Blanc dit florette 2e ém. 0,319 3,059 g 10 d.t. Dy. 466A L. 466a Agnel d’or 3e ém. 0,750 2,549 g 15 s.t. Dy. 452B L. 456 Ecu d’or 1er type 5e ém. 0,875 3,496 g 25 s.t. Dy. 453D L. 457d Blanc dit florette 3e ém. 0,265 3,059 g 10 d.t. Dy. 466B L. 466b Petit blanc ou demi-florette 3e ém. 0,239 1,699 g 5 d.t. Dy. 467B L. 474b Double tournois ? ? 2 d.t. Dy. 496 L.488 Denier tournois 0,079 1,019 g 1 d.t. Dy. 497 L. 498 Obole tournois 0,079 0,509 g ½ d.t. Dy. 498 L. 506 Ecu d’or 1er type, ém. spéciale 0,750 3,496 g 25 s. t. Dy. 453G L. 457f au Dauphiné Double tournois ? ? 2 d.t. Dy. 499 L. 489 (K sous une couronne) Ecu d’or 1er type 6e ém. 0,833 3,496 g 25 s.t. Dy. 453E L. 457e Blanc dit florette 4e ém. 0,239 3,022 g 10 d.t. Dy. 466C L. 466c Petit blanc ou demi-florette 4e ém. 0,212 1,699 g 5 d.t. Dy. 467C L. 474c Ecu d’or 1er type 7e ém. 0,750 3,496 g 25 s.t. Dy. 453F L. 457f Blanc dit florette 5e ém. 0,185 2,914 g 10 d.t. Dy. 466D L 466d Petit blanc ou demi-florette 5e ém. 0,159 1,699 g 5 d.t. Dy. 467D L. 474d

Charles VII 32 Blanc dit florette 6e ém. 0,159 2,914 g 10 d.t. Dy. 466E L. 466e Petit blanc ou demi-florette 6e ém. 0,132 1,748 g 5 d.t. Dy. 467E L. 474e Blanc dit florette 7e ém. 0,139 2,914 g 10 d.t. Dy. 466F L 466f Blanc dit florette 8e ém. 0, 119 2,914 g 10 d.t. Dy. 466G L. 466g Royal d’or 1re ém. 1,000 3,824 g 25 s.t. Dy. 455 L. 459 Blanc aux lis accotés 0,399 3,059 g 10 d.t. Dy. 470 L. 467 Petit blanc aux lis accotés 0,359 1,699 g 5 d.t. Dy. 471 L. 476 Variété à Chinon Dy. 471A L. 476a Double tournois 0,179 1,359 g 2 d.t. Dy. 501 L. 491 Variante du revers Dy. 501A L. 491a Denier tournois 0,119 1,019 g 1 d.t. Dy. 502 L. 499 Obole tournois 0,089 0,680 g ½ d.t. Dy. 503 L. 507 Royal d’or 2e ém. 1,000 3,824 g 25 s.t. Dy. 455A L. 459a Blanc dentillé 1re ém. 0,399 3,059 g 10 d.t. Dy. 472 L.468 Petit blanc dentillé 1re ém. 0,399 1,529 g 5 d.t. Dy. 473 L. 477 Denier parisis dentillé 0,119 ? 1,275 g ? 1 d.t. ¼ Dy. — L. — Double tournois dentillé 1re ém. 0,179 1,359 g 2 d.t. Dy. 504 L. 492 Denier tournois dentillé 1re ém. 0,119 1,019 g 1 d.t. Dy. 505 L. 500 Obole dentillée 1re ém. 0,079 0,765 g ½ d.t. Dy 506 L. 508 Royal d’or 3e ém. 1,000 3,496 g 30 s.t. Dy. 455B L. 459b Gros aux rondeaux 0,479 3,059 g 15 d.t. Dy. 459 cf. L. 462 Blanc dentillé 2e ém. 0,319 3,059 g 10 d.t. Dy. 472A L. 468a Petit blanc dentillé 2e ém. 0,319 1,529 g 5 d.t. Dy. 473A L. 477a Denier parisis dentillé 2e ém. ? 0,099 ? 1,224 g ? 1 d.t. ¼ Dy. — L. — Double tournois dentillé 2e ém. 0,159 1,224 g 2 d.t. Dy. 504A L.492a Denier tournois dentillé 2e ém. 0,099 0,979 g 1 d.t. Dy. 505A L. 500a Obole dentillée 2e ém. 0,069 0,699 g ½ d.t. Dy. — L. — Royal d’or 4e ém. 1,000 3,824 g 25 s.t. Dy. 455C L. 459c Blanc au K 1re ém. 0,399 3,059 g 10 d.t. Dy. 474 L. 469 Petit blanc au K 1re ém. 0,319 1,912 g 5 d.t. Dy. 475 L.478 Blanc au K 1re ém. Beauvais 0,399 3,059 g 10 d.t. Dy. 476 L.469b Petit blanc au K 1re ém. Beauvais 0,319 1,912 g 5 d.t. Dy. 477 L.- Double tournois au K 1re ém. 0,179 1,359 g 2 d.t. Dy. 507 L. 493 Double tournois (2 lis sur un K) ? ? 2 d.t. Dy. 508 L. 493a Variante SIT NOME… (mentionnée par Duplessy mais non retrouvée) Dy. 508A L. 493b Denier tournois au K 1re ém. 0,119 1,019 g 1 d.t. Dy. 509 L. 501 Variante du denier Dy. 509A L. 501 Obole tournois au K 0,079 0,765 g ½ d.t. Dy. 510 L. 509

Charles VII 33 Blanc au K 2e ém. 0,319 3,059 g 10 d.t. Dy. 474A L. 469a Petit blanc au K 2e ém. 0,279 1,748 g 5 d.t. Dy. 475A L. 478a Blanc au K 2e ém. Beauvais 0,319 3,059 g 10 d.t. Dy. 476A L. 569c Petit blanc au K 2e ém. Beauvais 0,279 1,748 g 5 d.t. Dy. 477A L. – Ecu d’or 2e type 1,000 3,496 g 30 s.t. Dy. 458 cf. L. 457 Blanc à l’écu dit guénar 0,319 3,059 g 10 d.t. Dy. 478 L. 470 Petit blanc à l’écu ou demi-guénar 0,279 1,748 g 5 d.t. Dy. 479 L. 479 Double tournois au K 2e ém. 0,159 1,224 g 2 d.t. Dy. 507A L.493c Denier tournois au K 2e ém. 0,099 0,979 g 1 d.t. Dy. 509B L. 501a Ecu d’or 3e type 1re ém. 1,000 3,496 g 25 s.t. Dy. 511 L. 510 Blanc à la couronne 1re ém. 0,399 3,059 g 10 d.t. Dy. 519 L. 514 Petit blanc à la couronne 1re ém. 0,399 1,529 g 5 d.t. Dy. 520 L. 515 Double tournois 1re ém. 0,179 1,359 g 2 d.t. Dy. 528 L. 520a/b Denier tournois 1re ém. 0,119 1,019 g 1 d.t. Dy. 531 L.521 Obole tournois 1re ém. 0,079 0,816 g ½ d.t. Dy. 533 L.523 Demi-écu d’or à la couronne 1re ém. 1,000 1,748 g 12 s. 6 d.t. Dy. 513 L. 511 Denier parisis 1er type 1re ém. 0,119 1,275 g 1 d.t. ¼ Dy. 527 L. 519 Ecu d’or 3e type 2e ém. 0,989 3,471 g 25 s.t. Dy. 511A L. 510a Demi-écu d’or 2e ém. 0,989 1,748 g 12 s. 6 d.t. Dy. 513A L. 511a Ecu d’or 3e type 3e ém. 0,979 3,471 g 27 s. 6 d.t. Dy. 511B L. 510b Ecu d’or 3e ém. type spécial 0,979 3,471 g 27 s. 6 d.t. Dy. 512 L. 510e à Saint-Pourçain Demi-écu d’or 3e ém. 0,979 1,736 g 13 s. 9 d.t. Dy. 513B L. 511b Blanc à la couronne 2e ém. 0,388 2,953 g 10 d.t. Dy. 519A L. 514a Petit blanc à la couronne 2e ém. 0,388 1,476 g 5 d.t. Dy. 520A L. 515a Denier parisis 1er type 2e ém. 0,105 1,275 g 1 d.t. ¼ Dy. 527A L. 519a Double tournois 2e ém. 0,159 1,359 g 2 d.t. Dy. 528A L. 520b Denier tournois 2e ém. 0,106 1,019 g 1 d.t. Dy. 531B L. 521b Obole tournois 2e ém. 0,059 0,816 g ½ d.t. Dy. 533A L. 523a Ecu d’or 3e type 4e ém. 0,989 3,471 g 27 s. 6 d.t. Dy. 511C L. 510c Demi-écu d’or 4e ém. 0,989 1,736 g 13 s. 9 d.t. Dy. 513C L. 511c Gros de roi 1re ém. 0,927 3,599 g 2 s. 6 d.t. Dy. 518 L. 513

Charles VII 34 Blanc à la couronne 3e ém. 0,399 3,059 g 10 d.t. Dy. 519B L. 514b Petit blanc à la couronne 3e ém. 0,399 1,529 g 5 d.t. Dy. 520B L. 515b Double tournois 3e ém. 0,159 1,359 g 2 d.t. Dy. 528B L. 520c Variété de la 3e ém. Dy. 528C-529 Variété de la 3e ém. Dy. 528D L. 520e Variété de la 3e ém. Dy. 530 L. 520h (on retrouvera ces variétés dans les ateliers concernés) Denier tournois 3e ém. 0,106 1,019 g 1 d.t. Dy. 531C L. 521c Obole tournois 3e ém. 0,059 0,816 g ½ d.t. Dy. 533B L. 523b Ecu d’or 3e type 5e ém. 0,979 3,471 g 27 s. 6 d.t. Dy. 511D L. 510d Demi-écu d’or 5e ém. 0,979 1,736 g 13 s. 9 d.t. Dy. 513D L. 511d Ecu d’or 3e type 6e ém. 0,963 3,471 g 27 s. 6 d.t. Dy. 511E L. 510f Demi-écu d’or 6e ém. 0,963 1,736 g 13 s. 9 d.t. Dy. 513E L. 511e Ecu d’or 3e type 7e ém. 0,963 3,447 g 27 s. 6 d.t. Dy. 511F L. 510f Demi-écu d’or 7e ém. 0,963 1,723 g 13 s. 9 d.t. Dy. 513F L. 511e Gros du roi 2e ém. 0,918 3,547 g 2 s. 6 d.t. Dy. 518A L. 513a Blanc à la couronne 4e ém. 0,359 3,022 g 10 d.t. Dy. 519C L. 514c Petit blanc à la couronne 4e ém. 0,358 1,511 g 5 d.t. Dy. 520C L. 515c Variété de petit blanc pour Tournai (réattribué à Charles VIII) Dy. 520D L. — Denier parisis 3e ém.(ponct. ) 0,105 1,275 g 1 d.t. ¼ Dy. 527B L. 519b Double tournois 4e ém.(ponct. ) 0,159 1,359 g 2 d.t. Dy. 528E L. 520f Denier tournois 4e ém.(ponct. ) 0,106 1,019 g 1 d.t. Dy. 531D L. 521d Obole tournois 4e ém.(ponct. ) 0,059 0,816 g ½ d.t. Dy. 533C L. 523c Variété de la 4e ém. pour Bordeaux Dy. 533 D L. 523d Variété de la 4e ém. pour Bordeaux Dy. 533 E L. 523e Ecu d’or au briquet 1er type (1437) 1,000 3,496 g 25 s.t. Dy. 514 L. 512 Ecu d’or au briquet 2e type (?) - - - Dy. 515 L. 512a Ecu d’or au briquet 3e type (1459) 0,963 3,447 g 27 s. 6 d.t. Dy. 516 L. 512b Ecu d’or au briquet 4e type (1437 ?) 1,000 ? 3,496 g ? 25 s.t. ? Dy. 517 L. 512c Demi-écu d’or au briquet (1437) 1,000 1,748 g 12 s. 6 d.t. Dy. — L. — Demi-écu d’or au briquet (1459) 0,963 1,724 g 13 s. 9 d.t. Dy. — L. — Blanc au briquet 1er type (1459) 0,359 - 3,022 g 10 d.t. Dy. 522 L. 516 Blanc au briquet 2e type (1437 ?) 0,399 ? 3,059 g ? 10 d.t. Dy. 523 L. 516a Blanc au briquet 3e type (1437) 0,399 3,059 g 10 d.t. Dy. 524 L. 516b Petit blanc au briquet 1er type (1459) 0,359 1,511 g 5 d.t. Dy. 525 L. 517 Double tournois au briquet (1460 ?) 0,159 ? 1,359 g ? 2 d.t. Dy. —L— Denier tournois au briquet (1460 ?) 0,106 ? 1,019 g ? 1 d.t. Dy. 532 L. 522

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